Comment elle avait raison… !!

Oui enfin en traduction de langue vigneronne, ça donne « comment est la véraison », j’avais juste envie de m’amuser un peu avec les mots..
Quoi de mieux qu’un petit tour en photos pour voir où en sont nos vignes, histoire de ne pas perdre de vue le principal ? 
En ce moment, la véraison est en route, très avancée sur certaines parcelles comme nos Syrah et très variable sur d’autre comme notre Grenache et nos cépages blancs..

Dans les travaux, nous avons fait des vendanges en vert, pour la 1ère fois.. J’ai toujours pensé que les vendanges en vert avaient lieu quand l’ébourgeonnage faisait défaut. C’est notre cas. Ma santé n’ayant pas été florissante au printemps, l’ébourgeonnage s’en est ressenti et certaines parcelles se sont retrouvées avec des grappes agglutinées, difficile pour elles de mûrir dans de bonnes conditions.
Du coup, j’ai passé les 2 derniers jours à enlever celles en trop afin que l’air circule bien et que le soleil fasse son effet.

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Véraison du Grenache

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Véraison de la Syrah

Dans notre plantier de blanc, pour tenter d’éviter que ne se reproduise le désastre de l’année dernière, quand les sangliers avaient mangé 60 % de notre Vermentino, nous avons mis des fils électrifiés. Espérons que ce soit efficace !

En parlant des sangliers, ils ont commencé à grignoter notre petite Syrah, qui pourtant est bien loin d’être mûre..

Gare à la fée électricité

Gare à la fée électricité

Derniers ajustements et premier test..

Derniers ajustements et premier test..

Sans doute la soif.. ?

Sans doute la soif.. ?

Nous arrivons à notre dernier traitement de l’année, sans souci et sans maladie.
Apparemment, il y avait une grosse pression en mildiou à Cabrières dès le printemps, mais pas chez nous.. Ce qui fait que quelques viticulteurs commencent à se poser des questions sur les produits qu’ils utilisent et tentent les seuls bouillie bordelaise et cuivre, avec succès semble-t-il.
Et, comme vous le pensez bien, cela nous ravit ! Quel meilleur moyen d’apprendre à évoluer, à ne pas rester figé, que de garder une ouverture d’esprit et regarder se qui se fait ailleurs ?
Parce qu’il est tellement beau ce coin de notre Languedoc !!

vue-grenacheD’ailleurs, j’en profite pour vous rappeler que si vous êtes en balade vers ce joli coin, n’hésitez pas à nous contacter, ici pourquoi pas ou sur notre site, et nous nous ferons un plaisir de vous faire visiter, de vous expliquer notre travail et notre passion ! Et peut-être même vous faire déguster nos vins :)

Il y a cavistes et… vendeurs de vin, jeune padawan

Et c’est une grande différence qu’il faut que tu saches jeune padawan, pour parfaire un peu ta connaissance du vin et de son monde.. Si l’on faisait la guerre des étoiles, en en distribuant ?
Pour avoir fait, dans la semaine, une dégustation chez un « caviste » (entendez vendeur de vin) et une soirée chez un caviste/table à boire et à manger, je peux te dire qu’il y a une sacrée différence ! La première soirée était avec toi, et j’aurais aimé que tu sois à la seconde, même si je ne suis pas sure que cette différence t’aurait sauté aux papilles !

Maison-Star-Wars-Papier-peintNous ne savions pas, à notre décharge, quels étaient les vins en dégustation. Tu m’avais juste dit « il y aura deux blanc et un rouge », que le « caviste » était sympa et mettait en avant les vins de petits domaines, de préférence en bio.
Le point positif : il était sympa. Quand tu ne travailles pas avec.

Je n’ai pas voulu te le dire tout de suite, mais dès le 1er vin dégusté, je savais que c’était foutu.. Quand un « pro » te présente un vin d’un domaine de 800 hectares (oui oui, tu as bien lu) comme un petit domaine, alors nous sommes la tête d’épingle qui sert de barrette sur la tête d’une puce !! Qu’ils soient en bio, je veux bien le croire, mais qu’ils mettent peu de sulfites, vu le mal de crâne qui s’est réveillé dès la 3ème gorgée, j’ai de gros gros doutes.. Certes, je suis une hyper-sensible, y compris aux sulfites, mais quand même.
Quand ensuite vient le moment de parler dégustation de nos vins, donc de passer du côté pro et qu’il me dit « Je ne fais rentrer que des vins qui peuvent se vendre aux restaurants », passe encore. Mais quand il me dit « J’ai des vignerons qui me laissent des cartons et si je n’ai pas tout vendu, ils les reprennent ». Là, j’espère que tu n’as pas vu mon expression intérieure qui me disait : toi tu n’es pas près de bosser avec nous !.. Je lui ai d’ailleurs répondu qu’on ne faisait pas de dépôt-vente.
Parce que tu vois jeune padawan, c’est ça aussi un des côtés de la force obscure : ne pas prendre de risque..

parapluie-chaussureNe pas te mouiller pour « tes » vignerons, ne pas être convaincu de leur façon de travailler pour vendre leurs produits.. J’ai toujours pensé, peut-être à tort, que l’on ne vendait bien que ce que l’on aime et qu’on a payé.. On va pas se voiler la face, pour faire du vin, voire pour vivre, le vigneron a, lui aussi, besoin de vendre ses produits..

Le lendemain soir, hasard du calendrier et des rencontres, nous sommes allés chez un autre caviste, qui fait table-à-manger-bar à vin où l’on peut grignoter une assiette composée et déguster des vins au verre ou bouteille, selon.
Je le connais bien puisqu’il est un de nos relais. Je connais la plupart des vignerons dont les flacons se retrouvent sur ses étagères. Je sais comment ils travaillent, leur volonté de faire bien et bon. Ce qui passe aussi par la dose de sulfite..
serviettes_droles_vin_et_humour_dalcool_de_serviette_en_papier-r182076e6bbe84eba8c55615a0d7780e0_zfkx3_324Ce caviste est aussi Maître-sommelier, il propose des formations pour les restaurateurs notamment. Et il est passionné. Il se fera un plaisir de te faire découvrir un petit vin d’une appellation peu connue ou d’un vigneron qui l’est encore moins. Magique ! Il te proposera aussi des accords mets et vins harmonieux et voluptueux. Et ça je suis sure que tu approuveras, en bon gourmet que tu es, quand un vin s’accorde au plat, c’est le bonheur total.. Tu m’as dit que tu n’avais pas accroché avec lui, c’est possible, mais si tu passes ta 1ère impression, tu te rendras compte par toi-même de tout ce que tu peux apprendre à son contact.. Regarde ses rayonnages et tu verras vite une grande différence avec l’autre : le choix bien plus grand des régions, vins et vignerons..

Je t’y emmènerai faire un tour tout bientôt, que tu vois par toi-même jeune padawan..

                                        Et surtout, que la fork soit avec toi !!

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PS : devant les réflexions intelligentes qui me sont faites sur la différence entre caviste et table à manger, je précise ici, ce que j’ai omis de faire dans ce billet, que mon caviste est avant un.. caviste depuis plusieurs années. Et que c’est pour tenter de se dégager plus de finances (se payer, juste) qu’il a bifurqué vers le bar-à-vin. Et je lui souhaite longue vie parce que prinicipal reste : ses connaissances et ses envies de partage !

Les « Vincoeurs » vraiment au coeur du vin

Où l’on apprend que « l’Association pour la Propagande du Vin » sis à Béziers depuis des années allant être passée aux oubliettes, le département va la faire naître de ses cendres sous le nom de « Association pour la promotion du vin » et figurez-vous que cette association est déclarée d’utilité publique !! Si si !

Entrée en matière en forme d’intermède, mais revenons à notre cérémonie des Vincoeurs..

BouteillesVincoeursVoilà, pour la première fois de ma vie, j’ai été nominée.. Pour les Vincoeurs. Cette manifestation créée par le département de l’hérault il y a quelques années, consacre chaque année des gens du monde du vin, pour leur action au sein de la filière. Et c’est plutôt bien.. Un prix symbolique, mais une reconnaissance quand même..

J’ai donc été contacté il y a quelques mois par une personne travaillant au département, me disant que mon projet 20150710_200422de vendanges thérapeutiques et les vendanges solidaires (#harvestchallenge) de notre Cartagène avaient retenues leur attention. Différents échanges et me voilà, avant-hier soir, avec d’autres nominés et les heureux élus, à l’hôtel du département pour une cérémonie très sympathique et bon enfant.

Il y a plusieurs catégories : audace, aventure, innovation, jeunes, nature, pluri’elles et solidaire.

Les-Trois-Petits-Cochons-maisons-copie-1Je vous parle rapidement de mon ami vigneron Alain Caujolles-Gazet qui a été élu dans la catégorie Nature (il me semble) pour son chai fabriqué en paille. Comme la maison des 3 petits cochons, mais en bien plus solide et avec une isolation exceptionnelle. De quoi donner des idées!

Mais revenons-en à la catégorie dans laquelle on m’a placée : solidaire..
Ça m’allait bien, même si je ne rentrais pas vraiment dans les critères. Mais ça n’a pas beaucoup d’importance.
Le plus important est la force du collectif qui a été mise en avant avec l’action de l’association gagnante « Ressource ». Un joli nom et une action tellement humaine, chargée de beaucoup de choses : « un projet d’entraide civile dédié à des personnes en situation de fragilité, en lien avec des viticulteurs, paysans, une cave coopérative et des citoyens » comme le dit Véronique Diaz. Ce projet a débouché sur une cuvée « les Fruits de la galère ».

Ce qui est très intéressant aussi c’est que, du point de vu légal, cette association a recherché dans des droits anciens pour pouvoir le faire : les droits de nécessité que sont le glanage et le grapillage.
Nous n’avons en effet, en tant vigneron notamment, pas droit au bénévolat et sommes obligés de déclarer et payer même les membres de notre famille (par exemple).
Pour mettre en place les « vendanges thérapeutiques », les personnes ayant des douleurs chroniques ne peuvent venir qu’avec une prescription médicale.. Je sais, notre monde est fou !

Donc, pour résumer ces infos que je vous jette sur le papier digital :
– je n’ai pas eu de prix, mais sincèment, je ne le regrette pas au vu de ceux qui l’ont reçu !
– et surtout, une conclusion s’impose : entre la renaissance de l’Association pour la promotion du vin  (d’utilité publique- ça je trouve ça.. jouissif !) et l’association « Ressource » qui fait renaitre des droits anciens, on doit se rendre à l’évidence.

Pour avancer, innover, entraider, nous devons/pouvons nous plonger dans le passé !!
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De l’usage du rosé. Et des glaçons..

Intitulé numéro 2 : le rosé-piscine, non. Le rosé au bord de la piscine, oui !!
La semaine dernière, je suis allée fondre à Paris. Enfin plus précisément faire fondre des glaçons pour refroidir notre rosé lors d’une dégustation au « Trophée de la pétanque et de la Gastronomie », évènement hautement convivial organisé au pied de la tour Eiffel, au Yacht-club Marina.

Un public nombreux, des gens curieux et heureux de rencontrer les producteurs, des MOF (Meilleurs Ouvriers de France), une organisation de qualité, tout y était, y compris les glaçons..
Tout allait pour mieux donc jusqu’au premier « Oh oui, faites-moi un rosé-piscine !! »

Un rosé-piscine.. Devant ma moue plus que dubitative, vint l’explication « un verre de rosé avec plein de glaçons dedans ! » dit-elle avec un air tout fier et gourmand..
Évident en somme.

Évident comme soigner, choyer ses vignes toute l’année pour avoir de beaux raisins..
Évident comme désherber à la main, comme ébourgeonner pied après pied.
Évident comme se lever à l’aube pour les vendanges afin de ramasser les raisins à la fraiche et à la main.  Au point du jour exactement pour qu’ils n’aient pas trop chaud, délicatement aussi pour ne pas avoir de jus dans les caisses.
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Évident comme notre pressoir à cliquets, désuet et efficace quand il s’agit de presser notre raisin tel qu’on le souhaite. Quand il s’agit de faire des rebêches (on enlève les raisins pressés une première fois, puis on les remet à nouveau dans le pressoir pour les presser à nouveau) et d’extraire le jus.
Évident aussi quand on surveille la température des cuves pendant les jours de fermentation pour qu’elle se fasse en douceur et nous/vous donne le meilleur..
Évident encore quand on veille sur la cuve pleine jusqu’à la mise en bouteilles. Quand on choisit les bouchons, essayant de trouver les meilleurs, les capsules pour que la couleur s’accorde à l’étiquette..

Toutes ces évidences sont notre travail, notre vie de vigneron. Nous le faisons toujours avec passion, le mieux possible, avec respect de notre bel endroit, respect pour vous qui allez ouvrir nos bouteilles… Nous faisons un VIN rosé !
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Bref, j’ai refusé, plusieurs fois, de mettre ces fichus glaçons dans le verre. J’ai réussi pour presque tous, à leur faire déguster tel que, leur démontrant qu’étant à température, il n’en n’avait pas besoin. Mais pas à « elle », elle est allée boire ailleurs..

Alors je vous donne le mode d’emploi, le comment déguster/boire (avec modération si vous le voulez, mais c’est bien avec des amis aussi ) notre rosé :
– vous mettez la ou les bouteilles au frais avant de façon à ce qu’elle soit bien entourée de buée quand vous la sortez
– vous préparez un seau, une bassine, un cuvon, suivant la quantité de bouteilles, vous le tapissez d’un fond de glaçons
_ vous posez vos bouteilles sur ce fond, vous complétez avec des glaçons, éventuellement un peu d’eau
– vous servez, sans oublier de remettre immédiatement après les bouteilles dans leur écrin de fraicheur
– et vous passez un excellent moment !!
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Mais surtout, surtout, PAS DE GLAÇONS DANS NOTRE ROSÉ !!
Il contient déjà à peu près 84 % d’eau, pas la peine d’en rajouter…

 

 

2 VdV pour le prix d’un !! VdV#77 Le vin qui vous ressemble..

Alors voilà, on efface tout et on recommence ! Et là, une immense question se pose : comment trouver un vin aussi tête en l’air que moi ? Un vin qui est capable de se tromper de sujet et de mois pour les Vendredis du Vin…
Donc, le sujet d’André est en fait : « Le vin qui vous ressemble », je suis mal là.. !

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  J’avoue que j’ai fait fort..
En fait c’est vrai, je ne peux vraiment pas le nier, je suis tête en l’air, mais pas volontairement, juste parce que trop de choses à penser, à faire, à vivre.. J’ai aussi une fatigue chronique qui bouffe pas mal de mes 2 neurones et ne m’aide pas du tout..
Et puis je n’ai qu’une toute petite tête (qui a dit « de linotte » ?! )..

Mais bon sinon, un vin qui me ressemble.. toujours de bonne humeur, joyeux la plupart du temps, pour qui rien n’est vraiment grave, à part ce qui l’est vraiment.. Ça parait une Lapalissade dit comme ça, mais non, c’est très réfléchi.
Jean me dit souvent « rien n’est grave pour toi ».. Ce n’est pas tout à fait vrai, mais si peu de choses en fait.

Qu’est-ce qui est vraiment grave pour vous ?
Réfléchissez-y vraiment et vous verrez qu’une fois qu’on enlève de cette liste les nombreux petits soucis quotidiens, les soucis dont vous vous faites un monde mais qui n’ont d’importance que celle qu’on leur donne et, somme toute, une durée de vie très courte. Prenez un grand recul, une bonne dose de patience, beaucoup d’amour pour l’humain et vivez plus serein..

Qu’est-ce qui me rend joyeuse ?
Tout ! Le soleil, le ciel bleu, mauve ou gris, le souffle de l’air sur la peau, les rires d’enfants…etc… Tout ces petits riens et les grands tout de l’amour des miens, de nos amis, de la vie.. Chanter en faisant le marché, en soignant les vignes, en travaillant. S’émerveiller d’un rien, tenter d’essayer d’arriver à profiter de chacune des petites choses de la vie, mettre du poétique au milieu de tout ça et rire, beaucoup !
Mais pour arriver à ça, il faut le choisir, le laisser s’imposer à soi. Il faut aller en profondeur, prendre le temps de faire un petit voyage intérieur, un aller-retour bénéfique pour répondre à cette question : « qui suis-je vraiment et comment je veux vivre ma vie ».
Et pour ça, il faut prendre le temps..

Alors un vin qui corresponde à cette description, pas si facile n’est-ce pas ?
Un vin qui soit prêt à rire avec vous, qui vous invite à le partager tout en ayant de la personnalité. Un vin qui ait une belle profondeur et richesse, qui soit souple et ample. Un vin qui vous dise : soit heureux, tout simplement !
Un vin qui ait un côté fruité accompagné d’un côté épicé, un côté gouleyant et rond, un côté léger et sérieux à la fois.. Un vin sans prétention mais avec une belle présence.

Evidemment, encore une fois mon métier reprend le dessus et je connais bien mieux les vins que nous faisons. Je vais donc (encore) vous parler d’un de nos petits (et juste du vin, sans plus de parallèle)..
Ou plutôt non, de deux, parce l’un comme l’autre ont ces qualités, mais Téthys a aussi cette rareté et élégance qui est un cadeau de la vie.

Ces deux vins Téthys donc et Atout Pic rouge, ont en commun le cinsault, ce petit cépage si tellement toujours joyeux ! Les deux ont en commun le fait que, à la fin des fermentations, au moment des assemblages, nous nous régalons de mettre le nez au-dessus de leur cuve pour sentir leur odeur, leur parfum. Ils ont en commun de nous rendre heureux, tout simplement !
Ils sont pourtant aux antipodes de notre gamme : l’un à l’entrée, l’autre sur la toute grande marche du podium.
Par sa simplicité, sa facilité, son nombre de bouteilles, Atout Pic est dans l’immédiateté, dans le « je suis prêt dès le printemps, et hop ! »
Par sa complexité,  la patience qu’il demande avant d’être au top, son petit nombre de bouteilles, Téthys est dans le « haute couture ».

Comme nous tous, ils ont une personnalité complese et multi-facettes..

Atout Pic-- Téthys

 

 

 

VdV#76 : En mai, boit ce qui te plait…

Tout un programme pour ma repise dans les VdV !  André Fuster, notre président su mois, nous trouvé là un joli sujet, comme un mois de mai..
Mais sous des abords faciles et légers, il se révèle difficile.. Parce que ces « petits vins », petits avec une énorme affection, rien de péjoratif, ces petits vins donc, sont ceux qui, souvent, font les grandes soirées, les moment mémorables, les moments simples d’amitié..

Sujet qui sied à merveille à ce mois de mai, mois du renouveau, des champs en fleurs et des jardins renaissants.. Période aussi pour nous vignerons pendant laquelle les vins (mis en bouteilles ou pas) se réveillent, s’étirent et commencent à être bien.

C’est aussi le mois des premières chaleurs, des premiers barbecues chez nous dans le sud.. Les robes se font plus légères, les vins aussi. Et c’est donc aussi le temps des premiers « pops » de bouchons de rosé, de vin rouge plus léger.. Ou de blanc à boire sous la tonnelle !

Je ne sais pas pour les autres vignerons, mais pour nous, c’est un moment un peu égoïste ou nos vins sont à l’honneur..
Nous profitons des petits jeunes tout en préparant les suivant dans les vignes..
nos vignes printanières

En avant donc pour (se) la Coulée douce et (jouer) nos deux Atout Pic, blanc et rouge..
Chacun se prête avec plaisir à cette redécouverte, voire cette découverte pour notre 100% Clairette, nos amis comme nos vins !

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Tchin tchin !!

 

 

 

 

Où je parle de vin et de sexe dans le magazine ELLE..

Enfin, pour ne pas effrayer mes enfants et mes parents – joyeux anniversaire papa !- je précise : j’ai été interviewée pour parler du vin à travers son sexe. Non, c’est pas ça non plus.. Enfin bref, la question était (et est toujours pour pas mal de gens) : Le vin a-t-il un sexe ?

C’est sur les réseaux sociaux que j’ai fait la connaissance de Sand (Sandrine Goeyvaerts), caviste belge officiant à Liège avec son mari. Sand est un personnage à elle toute seule ayant l’écriture comme seconde nature. Pour retrouver ces écrits, c’est sur l’un de ses blogs La PinardotheK, je n’en dis pas plus, je vous laisse vous régaler. Ça se feuillette comme un magazine, en piochant un peu où l’on veut.
Sur ce blog, comme dans le cochon, tout est bon !!

Donc, il y a quelques temps, Sand me demande si elle peut m’appeler pour me poser quelques questions sur ce que je pense du vin et de son sexe (au vin hein..). Nous nous sommes déjà retrouvées proches dans notre ressenti et nos écrits à ce propos sur les réseaux.
on est dans ELLE

Faire un « rosé de filles », un packaging rose bonbon sucé trois fois, un vin de/pour nénettes m’a toujours paru inopportun. Et franchement marketé..
Je suis une femme certes, mais j’ai horreur qu’on m’assigne un rôle sociétal rose fushia !!
Et même si la gente féminine célibataire est (plus) nombreuse, qu’elle achète seule son vin, je pars du principe que, tout comme moi, elle va chercher conseil auprès de son caviste. Ce qui n’est malheureusement pas une généralité, loin de là..

Je n’aime pas plus les vins dont le packaging est peu ou prou à connotation masculine, genre 3ème mi-temps de rugby symapthique et un peu graveleuse..
En fait, j’aime le vin pour le vin, pour ceux qui le font, pour l’émotion qu’ils me procurent, les souvenirs qu’ils me rappellent, les partages et moments d’amitié qu’ils permettent et en cela, j’aime la simplicité.

Bref, dans cette question, au travers de cette question, il y a surtout des clichés, du marketing et de l’intérêt financier : s’adresser à des femmes comme clientes potentielles,  les mettre à part dans un moule à paillettes, mettre les hommes dans un rôle « mecs » pour les inciter à acheter. Mais ça ne signifie rien par rapport au goût du vin..

Je connais nombre de vins dont, si l’on vous les fait déguster à l’aveugle en vous demandant si c’est un vigneron ou une vigneronne qui les conçoivent, vous répondrez sans coup-férir « une vigneronne » ! Je connais nombre de vignerons qui conçoivent des vins d’une délicatesse et d’une finesse toutes féminines (c’est bien connu qu’un homme, qui plus est vigneron, n’est ni fin, ni délicat voyons !).

Quant à savoir si notre vin est féminin ou masculin.. Je dirais qu’il est les deux, ou aucun. Jean est aussi paternel avec nos vignes et nos vins que je suis maternelle.

1 à 1, la balle au centre !!

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PS : retrouvez ici la liste de nos relais chez qui vous pourrez trouver nos vins