Nos prochains (très proches) rendez-vous !

Comme d’habitude, je suis en retard, comme le lapin d’Alice aux pays des Merveilles.. Difficile de tenir un rythme régulier en ce moment, j’essaie pourtant, promis !
Bref comme disait Pépin (ça rappelle l’enfance cette expression !), nous avons plusieurs dates à vous proposer pour nous rencontrer, c’est sympa hein ?

Donc, des rencontres en vue, toutes au mois de juin pour l’instant.
Mais, bien évidemment, vous pouvez nous contacter pour prendre rendez-vous tout l’été, nos vacances, c’est de vous accueillir et vous chouchouter !
(Adresses de messagerie et téléphones en bas de ce billet)

  • 1ère date : le 2 juin pour les balades « Vin, Vignes et Terroir » organisées par nos AOC.
    Comme vous le savez (ou pas!), il s’agit d’une randonnée avec dégustation des vins de notre petite AOC Cabrières. Vous marchez, vous dégustez, on vous explique notre terroir. De quoi découvrir notre beau coin de Languedoc.
    Les départs se font de 9h à 10h30, tous les quarts d’heure et les inscriptions se font ici.
    Dans la mesure du possible, nous ouvrirons notre cave dans l’après-midi.

2ème date :
En fait, elles sont 3, de quoi vous offrir un large choix !
Les 8-9 et 10 juin, pour le week-end de Pentecôte, nous vous proposons de venir pique-niquer dans nos vignes.
Nous sommes heureux d’enfin pouvoir le faire pour la 1ère fois !
À l’initiative des Vignerons Indépendants, dont nous sommes, nous vous avons coctoté un programme sympa que je vous développe ci-dessous.
Sur inscriptions, gratuit.

Accueil de 10h30 à 11h dans notre Chai – 32 Avenue de Clermont – 34800 Cabrières
Apéritif et dégustation d’une partie nos vins.
Participation à notre tombola permettant de gagner un lot de bouteilles.
Aux alentours de 12h –> direction les vignes pour pique-niquer. Repas tiré du sac de chacun, partage ou non (au choix) de ce que vous aurez préparé. Accompagnement avec nos vins.
14h ou en mangeant, explications sur notre façon de travailler en bio et du travail actuel dans les vignes.
Vers 16h, pour ceux qui sont intéressés, nous retournerons au Chai pour les explications de nos vinifications. Pour les autres sieste possible sous les arbres ou balade.
Quelques jeux sont prévus pour les enfants.
On est tellement heureux de vous recevoir chez nous !!

Enfin, les 13 et 27 juin, nous participerons, comme chaque année depuis leurs débuts, aux Leztivales de Castelnau-le-Lez.
Notre village depuis 30 ans. Lieu d’habitation, bureaux, c’est l’autre partie du Mas Coris, celle qui a un pied en ville..
Là aussi soirée festive avec orchestre, tables, chaises, repas et.. les vins de vignerons qui, comme nous, sont du village. De quoi passer 2 bonnes soirées pour débuter l’été.

Pour vos inscriptions à nos pique-nique vignerons ou tout simplement pour venir nous voir pendant l’été :
Véro : veromascoris@gmail.com – 06-74-14-88-91
Jean : jeanattard54@gmail.com – 06-14-41-06-44

« Ça c’est Julou !!! »

Quelle surprise de me rendre compte que je n’ai pas écrit ici depuis.. août 2018 !! Je ne pensais pas avoir attendu autant..
Ce n’est pas parce que rien ne s’est passé, comme vous vous en doutez, loin de là. Simplement, outre le temps qui file comme une comète, venir vous écrire ici veut dire que je me sens bien, légère et passionnée. La passion est toujours présente, mais tempérée par les « choses de la vie » qui vous bouleversent et vous remuent..
N’étant pas du style à écrire du fond du tambour de la machine à boules du loto, ni du style à vous crier « quine ! » ou « carton plein ! », j’ai laissé ce silence s’installer.

Mais quel est donc ce titre en fanfare ? « Ça c’est Julou !!! » ?
Notre nouvelle cuvée. Nous avions prévu de la mettre en BIB en forme de coeur, sous le nom de Palpitant, l’année dernière. L’impression n’ayant pas été comme nous le souhaitions, nous avions renoncé.
Le vin est donc resté tranquillement dans sa cuve inox, attendant notre prochaine mise.

Je suis heureuse de vous présenter « Ça c’est Julou !!! », cuvée joyeuse et sérieuse tout à la fois. Hommage à Julou, personnage qui a donné son nom au mazet que nous avons dans les vignes.
C’est un grand-oncle cabriérois qui nous en a parlé. Âgé de 92 ans, il nous a raconté avoir joué dans ce « mazet de Julou » étant petit. Nous ne savons pas grand-chose de Julou, sinon qu’il a travaillé dans nos vignes il y a un siècle.
Notre métier s’hérite aussi des anciens, comme la terre, les vignes. Cette cuvée est un juste rappel de ce temps partagé.

Pour revenir à nos fondamentaux, à la base de ce blog : notre petit domaine du Mas Coris : tout va bien !
Je m’étais donc arrêtée avant nos vendanges. Elles se sont bien passées. Comme on s’y attendait, moins de Vermentino et de Grenache que les autres années.
Nous avons fait, le 6 mars, notre mise en bouteilles. Comme toujours une magnifique journée de boulot de dingue, mais surtout de rires et de convivialité.
Nous avons mis en bouteilles, cartons puis palettes 6322×75 cl de vins très exactement.
Dans l’ordre d’apparition en bouteilles : Atout Pic blanc, Pic de Vissou blanc, Coulée douce (notre rosé), Atout Pic rouge, Bouteilles à la Mer 2017 et Julou.

Vous voulez toutes ces nouvelles (et les anciennes) cuvées ? Rendez-vous ce week-end à L’Horme, pour le salon de Gier juste à côté de St Chamond.
J’y serait à partir de ce soir et jusqu’à dimanche.. Place 35 ! ,

À tout bientôt !

Mon cri du coeur, aux couleurs de Noël, en rouge et blanc

À contre-pied du « Black friday » qui fait florès sur les réseaux socieux, radios et autres supports médiatiques,  nous répondons par un « Red-tout-le-temps » et un « White-tout-temps« .  Parce que nous sommes des artisans, que nos vins se bonifient en vieillissant, que nos prix ne changent pas souvent – et pas sur les millésimes anciens- que notre passion remplit toujours nos bouteilles.


Nous avons besoin de vous pour continuer notre aventure. Comme depuis nos débuts. Nous avons besoin de savoir que vous vous régalez avec nos vins, que vous passez des moments heureux, bien loin de ce « Vendredi noir« ..
Traduit en français, ça fait tout de suite moins joyeux hein ?
Vous voulez en savoir plus sur les origines de ce vendredi noir ? C’est ici, ce que j’ai trouvé de plus fouillé et clair.

Pourquoi devrions-nous céder à cette mode anglo-saxonne que les commerçants veulent nous voir adopter à l’instar d’halloween ? Pour faire de bonnes affaires ? Nous avons déjà les soldes d’hiver.
Pour nous faire dépenser plus, ça, c’est sûr.. Et si l’on décidait de dépenser comme nous le souhaitons et pas en fonction de modes ?
La recherche des « toujours plus petits prix », dont nous sommes tous victimes un jour ou l’autre, fait tourner la tête : de soldes en promotions, de destockage en toujours moins cher, nous avons déjà de quoi faire. Pourquoi rajouter ce jour ?

Vous le comprendrez aisément, pour nous artisans, petits vignerons, il est très dur de s’arc-bouter contre ce genre de matraquage publicitaire. Et pourtant, avons-nous le choix ?
Non, vraiment non ! Nos prix sont calculés au plus juste pour que notre activité soit rentable et que nous puissions vous proposer un rapport prix/plaisir le plus juste possible. Nous ne comptons pas nos heures, un coup dans les vignes, un coup sur la route ou dans le train, ou encore la tête dans la paperasse.

Nous ne comptons pas nos heures pour que dans notre coin de nature, il y ait toujours de la faune sauvage, que la flore s’y réinstalle. Être à l’écoute de ces pieds de vigne que l’on bichonne l’un après l’autre.
Pas de mécanisation, tout à la main, pour notre plaisir, mais aussi notre volonté d’avancer vers plus d’échange entre plantes : celles que l’on pourrait planter pour qu’elles soient les engrais verts de nos parcelles.

Nous ne comptons pas nos heures pour vous trouver des relais qui soient à notre image : indépendants, passionnés, au juste prix. La liste est ici et .

Nous ne comptons pas nos heures pour nous dépatouiller de cette paperasse toujours plus envahissante, plus rigide et plus « dématérialisée » ( à nous les login et mot de passe à n’en plus finir !).

Bref, vous l’aurez compris, travailler en bio et tout à la main à un coût. Imcompressible.
Êtes-vous prêts à nous suivre dans cette voie ardue, mais si pleine de passion ?
Êtes-vous prêts à retrouver cette passion dans nos bouteilles ?

Nous l’espérons de tout coeur ! Et puis, les couleur de Noël sont le rouge et le blanc, non ? 😉

Notre boutique est ici aussi 🙂

La nouvelle, suite (2)

En descendant du pick-up, Vina jette un coup d’oeil rapide à cet endroit magique « je ne m’en lasserai jamais, c’est si beau ici, si « à part » ».
Elle repense au temps de la taille, dans le froid. Ce froid que l’on ne ressent que lorsqu’on s’arrête, tout à cette réflexion automatique qu’imposent les gestes.

Comment expliquer ce que l’on vit, penché sur les souches, préparant l’année suivante ?
Comment expliquer ce temps des vignes, si différent du temps normal ?
Ici tout se compte en souche/pied de vigne, en rangée, en parcelle. Rien à voir avec les secondes, minutes et heures..
C’est sans doute principalement ça qui fait qu’on  est si bien dans les vignes. Ça et ce rapport au vivant si particulier, au vivant qui se met en sommeil et se (re)découvre sans cesse.

« Alors, tout va bien ? »
« Impeccable ! ». Pour une réponse en choeur, c’est un best, on pourrait en faire une chorale sourit Vina.

D’aller-retour en aller-retour, sa demie-journée se transforme en tour de manège.. Un ballet bien réglé entre vignes et cave, équilibré par le nombre de caisses prêtes.
Aider à finir les caisses, booster, contrôler d’un côté. Goûter ce joli jus sucré coulant du pressoir de l’autre : le fruit d’une année entière de travail.

Peut-être que cette expression « le fruit du travail », qui prend tout son sens ici, vient du travail des gens de la terre ? À vérifier se dit Vina..

Vers 12 h, arrive le choix toujours laissé à la majorité des coupeurs, plus sa voix : finir les derniers rangs avant ou après manger ? La plupart du temps, le choix est pour l’après. Sauf s’il reste trop de rangées à faire..

Bref, vient le moment du repas, si important pour tous. Le pressoir s’arrête, les caisses sont à l’ombre, on peut enfin souffler un peu après cette journée de travail harassant sous le soleil.

Après un temps de remise en température des coupeurs dans la fraicheur de la cave, où chaque vendangeur se regarde avec dans les yeux un immense « Ouf, fini pour aujourd’hui ! » les langues se délient.

Chacun parle de son ressenti, de ses rencontres animales fortuites « tu l’as vu le rapace ? » « tu as vu l’énorme épiphygère ? »  » Pas de nid de guêpe j’espère ? »
« À propos de rencontres étranges, quelqu’un a vu l’homme à poil dans la vigne du haut ? »

Bouches et yeux arrondis de surprise, chacun regarde Vina qui vient de demander ça tranquillement, entre la poire et le fromage..

La suite tout bientôt..

Ps : je suis désolée pour les soucis de codage et surtout décodage apparus suivant les navigateurs. WordPress ne semble pas au mieux de sa forme !
J’espère y avoir remédié, sans être sure que la réécriture soit suffisante..

Pour une nouvelle, c’est une nouvelle !

Une nouvelle, en écriture, c'est une histoire courte, je ne vous apprends rien. C'est ce que je vous propose pour vous aider à garder les doigts de pieds en éventail si vous êtes en vacances. À vous délasser le soir si vous bossez. Sans prétention aucune, sans savoir non plus où elle nous mènera puisque je n'ai écrit que le tout début !

Je pourrais continuer à vous parler simplement de nos vignes, ce que je ne cesserai pas de faire. Vous parler de ce petit monde agité du vin, avec ses bulles et ses couleurs. Des orages de grêle qui font trembler des amis vignerons.
Mais sincèrement, j'ai comme un besoin de changer avant d'être routinière.
Sortir de sa zone de confort (tout relatif le confort quand on est vigneronne) et tenter de vous raconter une histoire..
Comme on le dit à l'orée d'un film "toute ressemblance avec des personnages..etc… " vous choisissez la suite.
Les personnages principaux se nomment Vina et Vino Vinum et vous souhaitent la bienvenue !

Il était nu. Comme un ver. Pas sous la douche ou un autre endroit ad’hoc, non, là, devant elle, dans ses vignes, un homme se baladait en tenue d’Adam !

Prise au dépourvue, Vina cria «  non mais vous gênez pas, faites comme chez vous !! ».

Sans un regard, l’homme lui répondit «  mais je suis chez moi ! » et détala comme un lapin en direction de la garrigue bordant les vignes.

« Non mais c’est quoi cet énergumène à poil ? Va voir de quelle vigne j’me vendange ! « 

Oupss, en parlant de poil et de vendanges, il est grand temps de rejoindre Pile et Poil dans le plantier !

Les premiers sont les derniers dit-on, mais dans ce cas c’est l’inverse : le dernier planté est souvent le premier vendangé.

Tout en continuant à maugréer, Vina remonte dans le pick-up, avec à la main les échantillons de grappes qu’elle vient de prélever pour doser le Grenache et le Cinsault. 10 grappes prises à l’aveugle afin de voir les maturités et leur homogénéité. 7 de Grenache, 3 de Cinsault pour être exact, histoire de respect le pourcentage de chacun composant le rosé.

"Alors les garçons, combien de caisses ? Un aller est près ? "

Sachant l’importance de cette première tournée, celle qu’on commence dès le jour levé, Pile et Poil, ont, comme d’habitude, assuré. Les 16 premières caisses sont prêtes, toute mises à l’ombre des souches.

Vina regarde, scrute les caisses, craignant celles pleines de jus, signe de mauvais ramassage des équipes ou de grappes avec des vers ou autres drosophiles suzuki..

Rien, tout est parfait. Les raisins sont dorés à souhait, les grappes bien formées et de belle taille. De quoi très bien commencer cette première journée de vendanges.

Pile et Poil, surnom affectueux que Vina a donné à ces deux inséparables de la vie, amis depuis toujours, leur va comme un gant : un duo comme on en trouve peu dans une colle. Attentifs à tous et à chacun. Un oeil partout, aidant l’une tout en continuant leur rangée, ils sont partout ! Un vrai grand soutien pour Vina.

«  Bravo les garçons, c’est magnifique. Je compte sur vous pour continuer à ce rythme et avec cette qualité. Je file amener les caisses à Vino, ce serait bien qu’il y en ait autant quand je reviens ! »

Elle sait que c’est tout un challenge pour sa petite équipe, mais aussi à quel point il est important d’avoir un bon rythme avant que la grosse chaleur n’arrive. Et puis Vino attend pour commencer le premier pressoir..

La suite tout bientôt 🙂

Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

20160909_073747.jpg

Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

20160909_095629
Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

20160912_073004
Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

20160908_114633
Le juteux Cinsault

20160912_081920
Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !

 

Et hop ! Mettez-moi ça en bouteille !

mise en bouteille

Et voilà, lundi dernier, pour la 6ème fois, nous avons mis tous nos vins en bouteilles.. Une mise par an et 6 cuvées cette année.
Bref, comme dirait l’autre, nos vins sont prêts à partir, et presque prêts à boire.

Pourquoi « presque prêts à boire » ? C’est simple, ils sont comme nous !
Ces derniers jours ont été froids, du coup les vins sont tout recroquevillés dans leur cuve. Les déménager sans préambulle d’un endroit où ils sont à l’aise depuis septembre, où ils ont fait connaissance les uns avec les autres avec les assemblages en janvier, à un endroit étroit, froid et complètement bouché, c’est beaucoup pour eux  !!
Forcément, ça les boulègue..

Il faudra donc leur donner un peu de temps, quelques semaines pour certains et un peu plus pour d’autres, avant qu’ils ne daignent se présenter au mieux.

Comment faisons-nous notre mise ? Avec un camion d’embouteillage, toujours le même et toujours le même chauffeur-technicien adorable et efficace.
Et nos amis-famille, toujours aussi étonnants et époustouflants de gentillesse, d’efficacité et d’humour !
Un merci immense et tellement du fond du coeur à nos Doro et Jacquot, Annick et Jacques, Pat et Daniel, Christian, Francis, Benoit et Daniel, you’re the best !!

mise en bouteille

Cette journée est l’aboutissement concret d’une année de travail, une année de surveillance, tout un challenge.. Des semaines de préparation, un arrêté municipal, des doigts croisés et autres grigris pour ne pas avoir la pluie ou le vent fort et hop : en avant comme en avant !
Tout un budget aussi, c’est pour nous le poste le plus cher de l’année.. mais surtout
nos petits gagnent leur automomie ce jour-là, ils vont pouvoir voler (ou plutôt rouler) de leurs propres ailes et rejoindre vos tables..

Seront présents :
Coulée douce notre rosé, toujours Cinsault et Syrah
Atout pic blanc nouvelle formule, avec : Clairette, Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier. Tout en charme, équilibre et une belle « acidulité », un joli petit gourmand, comme son homologue rouge.
Atout Pic rouge avec un changement : une petite pointe de Grenache qui ne change pas son rôle de petit gourmand de la bande..
Bouteilles à la mer : lui restera dans la cave encore quelques temps, le temps de prendre ses aises. Mais son frère ainé de 2013 est top moumoute prêt !
Pic de Vissou rouge 2014 : il accompagnera notre BAM (petit nom de Bouteilles à la mer) dans son repos, histoire de prendre du grade, mais le 2012 est dans les starting-blocks.
Pic de Vissou blanc 2015 : enfin une quantité presque normale pour notre Pic de Vissou blanc ! Rappelez-vous l’année dernière, les sangliers avaient mangé à peu près 70% de notre Vermentino, et nous en avions eu très peu..
Cette année, nous avons à vous proposer quelques 650 bouteilles de ce bel assemblage de Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier qui font leurs fermentations en barriques.

Pour l’heure, je n’ai pas encore de photo, mais ça ne saurait tarder !

PS : j’allais oublier !  : si vous voulez en savoir un peu plus et m’entendre vous parler de notre petit domaine, c’est sur France Bleu Hérault toute cette semaine ! Un grand merci au sympathique Gilles Moreau pour sa venue.

x336x224_img_7451.jpg.pagespeed.ic.ndKB9SVJ6O.jpg
crédit photo Gilles Moreau