Mon cri du coeur, aux couleurs de Noël, en rouge et blanc

À contre-pied du « Black friday » qui fait florès sur les réseaux socieux, radios et autres supports médiatiques,  nous répondons par un « Red-tout-le-temps » et un « White-tout-temps« .  Parce que nous sommes des artisans, que nos vins se bonifient en vieillissant, que nos prix ne changent pas souvent – et pas sur les millésimes anciens- que notre passion remplit toujours nos bouteilles.


Nous avons besoin de vous pour continuer notre aventure. Comme depuis nos débuts. Nous avons besoin de savoir que vous vous régalez avec nos vins, que vous passez des moments heureux, bien loin de ce « Vendredi noir« ..
Traduit en français, ça fait tout de suite moins joyeux hein ?
Vous voulez en savoir plus sur les origines de ce vendredi noir ? C’est ici, ce que j’ai trouvé de plus fouillé et clair.

Pourquoi devrions-nous céder à cette mode anglo-saxonne que les commerçants veulent nous voir adopter à l’instar d’halloween ? Pour faire de bonnes affaires ? Nous avons déjà les soldes d’hiver.
Pour nous faire dépenser plus, ça, c’est sûr.. Et si l’on décidait de dépenser comme nous le souhaitons et pas en fonction de modes ?
La recherche des « toujours plus petits prix », dont nous sommes tous victimes un jour ou l’autre, fait tourner la tête : de soldes en promotions, de destockage en toujours moins cher, nous avons déjà de quoi faire. Pourquoi rajouter ce jour ?

Vous le comprendrez aisément, pour nous artisans, petits vignerons, il est très dur de s’arc-bouter contre ce genre de matraquage publicitaire. Et pourtant, avons-nous le choix ?
Non, vraiment non ! Nos prix sont calculés au plus juste pour que notre activité soit rentable et que nous puissions vous proposer un rapport prix/plaisir le plus juste possible. Nous ne comptons pas nos heures, un coup dans les vignes, un coup sur la route ou dans le train, ou encore la tête dans la paperasse.

Nous ne comptons pas nos heures pour que dans notre coin de nature, il y ait toujours de la faune sauvage, que la flore s’y réinstalle. Être à l’écoute de ces pieds de vigne que l’on bichonne l’un après l’autre.
Pas de mécanisation, tout à la main, pour notre plaisir, mais aussi notre volonté d’avancer vers plus d’échange entre plantes : celles que l’on pourrait planter pour qu’elles soient les engrais verts de nos parcelles.

Nous ne comptons pas nos heures pour vous trouver des relais qui soient à notre image : indépendants, passionnés, au juste prix. La liste est ici et .

Nous ne comptons pas nos heures pour nous dépatouiller de cette paperasse toujours plus envahissante, plus rigide et plus « dématérialisée » ( à nous les login et mot de passe à n’en plus finir !).

Bref, vous l’aurez compris, travailler en bio et tout à la main à un coût. Imcompressible.
Êtes-vous prêts à nous suivre dans cette voie ardue, mais si pleine de passion ?
Êtes-vous prêts à retrouver cette passion dans nos bouteilles ?

Nous l’espérons de tout coeur ! Et puis, les couleur de Noël sont le rouge et le blanc, non ? 😉

Notre boutique est ici aussi 🙂

La nouvelle, suite (2)

En descendant du pick-up, Vina jette un coup d’oeil rapide à cet endroit magique « je ne m’en lasserai jamais, c’est si beau ici, si « à part » ».
Elle repense au temps de la taille, dans le froid. Ce froid que l’on ne ressent que lorsqu’on s’arrête, tout à cette réflexion automatique qu’imposent les gestes.

Comment expliquer ce que l’on vit, penché sur les souches, préparant l’année suivante ?
Comment expliquer ce temps des vignes, si différent du temps normal ?
Ici tout se compte en souche/pied de vigne, en rangée, en parcelle. Rien à voir avec les secondes, minutes et heures..
C’est sans doute principalement ça qui fait qu’on  est si bien dans les vignes. Ça et ce rapport au vivant si particulier, au vivant qui se met en sommeil et se (re)découvre sans cesse.

« Alors, tout va bien ? »
« Impeccable ! ». Pour une réponse en choeur, c’est un best, on pourrait en faire une chorale sourit Vina.

D’aller-retour en aller-retour, sa demie-journée se transforme en tour de manège.. Un ballet bien réglé entre vignes et cave, équilibré par le nombre de caisses prêtes.
Aider à finir les caisses, booster, contrôler d’un côté. Goûter ce joli jus sucré coulant du pressoir de l’autre : le fruit d’une année entière de travail.

Peut-être que cette expression « le fruit du travail », qui prend tout son sens ici, vient du travail des gens de la terre ? À vérifier se dit Vina..

Vers 12 h, arrive le choix toujours laissé à la majorité des coupeurs, plus sa voix : finir les derniers rangs avant ou après manger ? La plupart du temps, le choix est pour l’après. Sauf s’il reste trop de rangées à faire..

Bref, vient le moment du repas, si important pour tous. Le pressoir s’arrête, les caisses sont à l’ombre, on peut enfin souffler un peu après cette journée de travail harassant sous le soleil.

Après un temps de remise en température des coupeurs dans la fraicheur de la cave, où chaque vendangeur se regarde avec dans les yeux un immense « Ouf, fini pour aujourd’hui ! » les langues se délient.

Chacun parle de son ressenti, de ses rencontres animales fortuites « tu l’as vu le rapace ? » « tu as vu l’énorme épiphygère ? »  » Pas de nid de guêpe j’espère ? »
« À propos de rencontres étranges, quelqu’un a vu l’homme à poil dans la vigne du haut ? »

Bouches et yeux arrondis de surprise, chacun regarde Vina qui vient de demander ça tranquillement, entre la poire et le fromage..

La suite tout bientôt..

Ps : je suis désolée pour les soucis de codage et surtout décodage apparus suivant les navigateurs. WordPress ne semble pas au mieux de sa forme !
J’espère y avoir remédié, sans être sure que la réécriture soit suffisante..

Pour une nouvelle, c’est une nouvelle !

Une nouvelle, en écriture, c'est une histoire courte, je ne vous apprends rien. C'est ce que je vous propose pour vous aider à garder les doigts de pieds en éventail si vous êtes en vacances. À vous délasser le soir si vous bossez. Sans prétention aucune, sans savoir non plus où elle nous mènera puisque je n'ai écrit que le tout début !

Je pourrais continuer à vous parler simplement de nos vignes, ce que je ne cesserai pas de faire. Vous parler de ce petit monde agité du vin, avec ses bulles et ses couleurs. Des orages de grêle qui font trembler des amis vignerons.
Mais sincèrement, j'ai comme un besoin de changer avant d'être routinière.
Sortir de sa zone de confort (tout relatif le confort quand on est vigneronne) et tenter de vous raconter une histoire..
Comme on le dit à l'orée d'un film "toute ressemblance avec des personnages..etc… " vous choisissez la suite.
Les personnages principaux se nomment Vina et Vino Vinum et vous souhaitent la bienvenue !

Il était nu. Comme un ver. Pas sous la douche ou un autre endroit ad’hoc, non, là, devant elle, dans ses vignes, un homme se baladait en tenue d’Adam !

Prise au dépourvue, Vina cria «  non mais vous gênez pas, faites comme chez vous !! ».

Sans un regard, l’homme lui répondit «  mais je suis chez moi ! » et détala comme un lapin en direction de la garrigue bordant les vignes.

« Non mais c’est quoi cet énergumène à poil ? Va voir de quelle vigne j’me vendange ! « 

Oupss, en parlant de poil et de vendanges, il est grand temps de rejoindre Pile et Poil dans le plantier !

Les premiers sont les derniers dit-on, mais dans ce cas c’est l’inverse : le dernier planté est souvent le premier vendangé.

Tout en continuant à maugréer, Vina remonte dans le pick-up, avec à la main les échantillons de grappes qu’elle vient de prélever pour doser le Grenache et le Cinsault. 10 grappes prises à l’aveugle afin de voir les maturités et leur homogénéité. 7 de Grenache, 3 de Cinsault pour être exact, histoire de respect le pourcentage de chacun composant le rosé.

"Alors les garçons, combien de caisses ? Un aller est près ? "

Sachant l’importance de cette première tournée, celle qu’on commence dès le jour levé, Pile et Poil, ont, comme d’habitude, assuré. Les 16 premières caisses sont prêtes, toute mises à l’ombre des souches.

Vina regarde, scrute les caisses, craignant celles pleines de jus, signe de mauvais ramassage des équipes ou de grappes avec des vers ou autres drosophiles suzuki..

Rien, tout est parfait. Les raisins sont dorés à souhait, les grappes bien formées et de belle taille. De quoi très bien commencer cette première journée de vendanges.

Pile et Poil, surnom affectueux que Vina a donné à ces deux inséparables de la vie, amis depuis toujours, leur va comme un gant : un duo comme on en trouve peu dans une colle. Attentifs à tous et à chacun. Un oeil partout, aidant l’une tout en continuant leur rangée, ils sont partout ! Un vrai grand soutien pour Vina.

«  Bravo les garçons, c’est magnifique. Je compte sur vous pour continuer à ce rythme et avec cette qualité. Je file amener les caisses à Vino, ce serait bien qu’il y en ait autant quand je reviens ! »

Elle sait que c’est tout un challenge pour sa petite équipe, mais aussi à quel point il est important d’avoir un bon rythme avant que la grosse chaleur n’arrive. Et puis Vino attend pour commencer le premier pressoir..

La suite tout bientôt 🙂

Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

20160909_073747.jpg

Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

20160909_095629
Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

20160912_073004
Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

20160908_114633
Le juteux Cinsault
20160912_081920
Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !

 

Et hop ! Mettez-moi ça en bouteille !

mise en bouteille

Et voilà, lundi dernier, pour la 6ème fois, nous avons mis tous nos vins en bouteilles.. Une mise par an et 6 cuvées cette année.
Bref, comme dirait l’autre, nos vins sont prêts à partir, et presque prêts à boire.

Pourquoi « presque prêts à boire » ? C’est simple, ils sont comme nous !
Ces derniers jours ont été froids, du coup les vins sont tout recroquevillés dans leur cuve. Les déménager sans préambulle d’un endroit où ils sont à l’aise depuis septembre, où ils ont fait connaissance les uns avec les autres avec les assemblages en janvier, à un endroit étroit, froid et complètement bouché, c’est beaucoup pour eux  !!
Forcément, ça les boulègue..

Il faudra donc leur donner un peu de temps, quelques semaines pour certains et un peu plus pour d’autres, avant qu’ils ne daignent se présenter au mieux.

Comment faisons-nous notre mise ? Avec un camion d’embouteillage, toujours le même et toujours le même chauffeur-technicien adorable et efficace.
Et nos amis-famille, toujours aussi étonnants et époustouflants de gentillesse, d’efficacité et d’humour !
Un merci immense et tellement du fond du coeur à nos Doro et Jacquot, Annick et Jacques, Pat et Daniel, Christian, Francis, Benoit et Daniel, you’re the best !!

mise en bouteille

Cette journée est l’aboutissement concret d’une année de travail, une année de surveillance, tout un challenge.. Des semaines de préparation, un arrêté municipal, des doigts croisés et autres grigris pour ne pas avoir la pluie ou le vent fort et hop : en avant comme en avant !
Tout un budget aussi, c’est pour nous le poste le plus cher de l’année.. mais surtout
nos petits gagnent leur automomie ce jour-là, ils vont pouvoir voler (ou plutôt rouler) de leurs propres ailes et rejoindre vos tables..

Seront présents :
Coulée douce notre rosé, toujours Cinsault et Syrah
Atout pic blanc nouvelle formule, avec : Clairette, Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier. Tout en charme, équilibre et une belle « acidulité », un joli petit gourmand, comme son homologue rouge.
Atout Pic rouge avec un changement : une petite pointe de Grenache qui ne change pas son rôle de petit gourmand de la bande..
Bouteilles à la mer : lui restera dans la cave encore quelques temps, le temps de prendre ses aises. Mais son frère ainé de 2013 est top moumoute prêt !
Pic de Vissou rouge 2014 : il accompagnera notre BAM (petit nom de Bouteilles à la mer) dans son repos, histoire de prendre du grade, mais le 2012 est dans les starting-blocks.
Pic de Vissou blanc 2015 : enfin une quantité presque normale pour notre Pic de Vissou blanc ! Rappelez-vous l’année dernière, les sangliers avaient mangé à peu près 70% de notre Vermentino, et nous en avions eu très peu..
Cette année, nous avons à vous proposer quelques 650 bouteilles de ce bel assemblage de Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier qui font leurs fermentations en barriques.

Pour l’heure, je n’ai pas encore de photo, mais ça ne saurait tarder !

PS : j’allais oublier !  : si vous voulez en savoir un peu plus et m’entendre vous parler de notre petit domaine, c’est sur France Bleu Hérault toute cette semaine ! Un grand merci au sympathique Gilles Moreau pour sa venue.

x336x224_img_7451.jpg.pagespeed.ic.ndKB9SVJ6O.jpg
crédit photo Gilles Moreau

 

 

Compte-rendu des #VdV81 : Le vin StarWorld

C’est avec beaucoup de retard, je prie le nouveau Président des VdV du mois de février, André Fuster, de m’en excuser, que je vous présente le résumé du 1er Vendredi du vin de cette année 2016..
Je ne pensais pas déstabiliser les candidats avec sujet tel que le vin StarWorld, un vin que l’on emmène avec soi ou que l’on découvre hors de nos frontières. Fussent-elles régionales ou internationales.

Le premier, qui, tel un super-héros (normal pour un fan de marvel) mieux que Luky Luke, dégaine plus vite que son ombre, c’est Tom. Sur son blog 1098, il nous emmène, via le RER, en avion.
champagne_bereche-300x300Dans sa valise ? 2 styles de bouteilles : « La France, c’est une certaine image à l’étranger :  l’élégance, le luxe, la distinction. Quoi de mieux alors que du Champagne<p>Région et appellation de vin effervescent français.</p> »>champagne pour faire valoir du mieux possible notre image dans le monde ? »
Du champagne, certes, mais pas du très connu : « Alors que si vous dégainez un petit quelque chose qui change, comme un Philipponnat non dosé, un Extra Brut de Laherte ou encore une quille de mon Pierre Charlot préféré ! »
Sa 2ème proposition ? « Le second choix est plus aventureux, et à pour but de montrer que la France sait rester aventureuse, originale et audacieuse ! Pour cela, il se peut qu’un rouge du Languedoc se glisse dans la valise. Mas Jullien, Mas Coris (ça sent la corruption de la Présidente ça) ou encore Léon Barral, je sais qu’avec cela, je surprendrai – en bien – tout le monde, et avec une magnifique découverte à la clé ! »
(J’aime bien faire partie de la France aventureuse, originale et audacieuse -NDL)

Le deuxième est notre président du mois de février, André, qui se remémore, sur son Vitinéraire ses voyages passés, nous parle sans nous en parler tout en en parlant d’un voyage au long cours, avec du vin dedans, du joli vin :  » Alors en première analyse, j’ai d’abord imaginé parler de ce Puligny Montrachet 1er Cru Les Referts (2007), de Jean Marc Boillot.  »
Puis de réfléchir « … j’ai toujours pensé que voyager c’est avant tout rencontrer autrui.
Peut-être que l’Enfer c’est les autres, mais je crois que les autres c’est aussi (surtout ?) la réalité du voyage. Que le vin est un excellent moyen de se rencontrer.  » et c’est tellement vrai !
Bref, d’un vin reçu « Aguirre, un beau Pic Saint Loup du Domaine de la Salade St Henri » à un vin donné « Le Clos Manou (2012) de Françoise et Stéphane Dief, pour le Médoc et en rive droite un Côtes de Castillon : la Cuvée Léonard du Château Beynat d’Alain Tourenne« , d’amis en amis, il démontre que le voyage n’a besoin d’être lointain pour être agréable..

Notre petite troisième, c’est Audrey martinez, alias la Wineista qui a creusé sa mémoire pour nous trouver LE vin « Il faut qu’il représente ma région de cœur. Celle qui m’a vue grandir, qui m’a éveillée aux douces senteurs de garrigue ; le Languedoc. Il doit être accessible, sans être photo-une-VDV-1-1facile, afin de pouvoir ravir des palais et sublimer des mets qui dépassent nos frontières.
Un vin à mon image… » et hop, ce vin c’est…. c’est…. son tout 1er vin : « mon tout premier vin, le tout premier millésime du Domaine La Vivarelle, fruit du travail de plusieurs générations. Madame Rêve rouge 2014 ; un cépage, trois terroirs, une micro cuvée élaborée entièrement à la main, qui invite à la détente« .. Et tout est dit : « Madame Rêve d’archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles… » ! Ne manque plus que la destination..

Notre quatrième participant n’avait pas écrit depuis un petit moment, et c’est toujours un plaisir de donner envie de reprendre le clavier ! Sur son blog « Ah Le Vin-Chroniques d’un jeune poisson dans l’océan du vin« , Yann nous parle des ces « petits » vins qui ont tout d’un grand, surtout dans le partage de l’amitié « …pas le meilleur vin au monde (pour les

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

magazines, guides ou dégustateurs connus) mais qui réunit les gens quelque soit leurs origines. Ce type de vin on le trouve partout en France (mes connaissances ne vont aujourd’hui pas vraiment au-delà de cette zone)« . Et nous en cite plusieurs, nous laissant le choix : « Dans le Beaujolais, capitale du vin glouglou, les exemples ne manquent pas (Jean-Gilles Chasselay, Rémy Dufaître ou Anne-Sophie Dubois pour ne citer qu’eux), à Cahors avec Julien Ilbert, en Ardèche avec Christophe Reynouard ou encore Thomas Blard dans sa Savoie natale »
Je suis bien d’accord, le vin et les voyages, c’est du partage d’amitiés, naissantes ou à venir !

La cinquième participante, et moins des moindre puisqu’elle est notre secrétaire émérite Bouchons-visuel-pour-VDV81des VdV, (merci merci merci) c’est Maïlys. Avec le nom de son blog Verywinetrip, easy two fingers in the noise ! Ben non, j’ai réussi à la déstabiliser, mais heureusement elle s’est accroché et à trouvé son idée : « Finalement, en relisant le billet de Véronique, j’ai décidé de me concentrer sur l’idée du « vin que l’on aime faire découvrir«
Et là, paf ! Les vins corses « Sans grande surprise, je dirais que les vins que j’aime le plus faire découvrir à ma famille, mon entourage ou toute autre personne amatrice de vin, ce sont les vins corses. »  et je suis bien d’accord, il y en a de magnifiques..
Et re-paf ! « Le vin jaune, un vin qui prend son temps pour vous séduire. ..il est un autre vin que j’aime bien faire découvrir à mon entourage : le vin jaune du Jura.
 »
Ici « un domaine Geneletti » . Et Maïlys de nous expliquer que ce vin se mérite et c’est tellement vrai ! Il faut prendre le temps, le découvrir à table afin de le soutenir.
Avec un poulet de Bresse à la crème, aux morilles et au vin jaune justement.. Un voyage gustatif 🙂

Notre Sixième participante, Maya m’a donné l’occasion de découvrir son blog, du nom de leur domaine viticole Serpent à plumes. J’ai beaucoup aimé son histoire qui m’a vraiment 5851937amusée. C’est un rappel de l’ouverture du champ des possible que l’on a dans les aéroports : un voyage immobile ! « à force de réfléchir aux quilles que j’ai emmenées en vadrouille, j’ai fini par me rappeler d’une histoire de partage de bouteilles, d’avion, de bagages et de voyage avorté. »
Et de nous raconter qu’un inconnu voulait leur offrir (des fleurs) des bouteilles de vin qu’il avait acheté durant son périple en alsace et qu’il avait oublié de mettre en soute. « Je me dis alors qu’il est vraiment bien tombé, faire une telle proposition à deux buveurs de vin ! Quelle aubaine, pour lui comme pour nous. J’espère juste qu’il a bon goût et je pense à l’autre risque que j’encours : boire un mauvais vin. Puis je me souviens de notre destination : l’Iran. De tous les pays où nous aurions pu aller, il faut que l’on nous fasse une telle offre alors que nous partons dans un endroit où nous ne pouvons pas introduire d’alcool ! »
Vous voulez savoir où sont parties les bouteilles ? Lisez la suite sur ce sympathique blog 🙂

Le dernier participant, et pas des moindre, est Guillaume, dont le nom du blog a, si je ne m’abuse, changé avec sa vie.. Son nouveau nom lui va comme un gant, et il ne me contredira pas « le roumégaïre« .
Comme il le dit lui-même : « Je dois avouer que prendre le contre-pied est un de mes exercices préférés. C’est même une seconde nature. Dites-moi que vous adorez une région, et je m’efforcerai de vous démontrer qu’elle est surcotée, qu’elle se repose sur ses lauriers ou qu’elle décline. bourgogne_2007_mugneret_gibourgDites-moi que vous la détestez, et je me ferai un devoir de trouver un contre-exemple dans ma cave, de vous prouver par a plus b qu’on y fait les meilleurs vins du monde et que les vignerons y ont plus de mérite qu’ailleurs. »
Pour lui, LE vin a emporter avec soi, c’est sans aucun doute  » le vin le plus uniquement français de tous : un simple Bourgogne rouge, en appellation régionale ». Par exemple « un Bourgogne rouge 2007 du domaine Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée), qu’il décrit si joliment « Pour parler du vin proprement dit, ce serait comme d’expliquer le goût d’une orange à quiconque n’en a jamais mangé… Il y a du fruité, mais en retrait ; c’est très floral, mais plutôt sur les fleurs fanées ; les arômes tertiaires apparaissent (encore heureux après 8 ans) ; c’est à la fois très acide et équilibré ; le toucher de bouche est merveilleux, soyeux, délicat ; le tout avec une finale improbablement longue. Le résultat est clairement indescriptible. »

Voilà, il ne me reste plus qu’à laisser le clavier à André, notre Président du mois de février, dont le sujet « Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme » me laisse perplexe..

Merci aux participants et à la vôtre !

 

 

VdV#81 (bis)Pile-poil dans le sujet..

Voilà, après vous avoir écrit mon incompréhension et mon ras-le-bol de la paperasse et des tracas qui en découlent (il fallait que ça sorte, que je vous exprime mon désarroi), je reviens dans le sujet, mon sujet : le vin StarWorld.. 
Pour ce VdV#81, la thématique est : quel vin trouve sa place dans vos valises quand vous partez. Loin ou près, peu importe la distance au final..
Et aussi : quel vin j’aime découvrir ou faire découvrir à mes amis du du bout du monde ?

Vigneronne depuis 6 ans, mais voyageuse depuis.. 35 ans, j’essaie de partir une fois par an sous d’autres cieux. Souvent des cieux iliens et caribéens, mais aussi québécois, de la louisiane, de floridiens, anglais.. etc..

Comment partir sans vin ? Impossible.. Encore plus depuis que l’on en fait !
Nous avons donc toujours dans nos valise au moins une de nos cuvées, comme lorsque nous sommes partis au Québec, ou quand je suis partie aux Saintes. Histoire de les faire découvrir à nos amis et, si l’on peut, à des professionnels.
Comme à Hugo, sommelier d’un restaurant gastronomique de Montréal, ou à Marie, caviste en Guadeloupe, ou à John, autre sommelier d’un resto gastro de la Nouvelle-Orléans..
IMG_1762Mais j’aime aussi en découvrir, comme le Zinfandel découvert dans un bar-à-vin de Nola (petit nom de New-Orleans), ou ce Chardonnay (vin de Genève) bu chez nos amis de Statia.
Evidemment, sur ce petit bout de Caraïbes hollandais de 4km sur 7, il n’y a pas beaucoup de choix de vins. Ils sont pour la plupart selon les standars américains, viennent du Chili, Argentine, ou parfois de France.
De gros négociants. Rien de bien folichon.

Ce que j’aime le plus dans ces vins de voyages, c’est arriver à dénicher, quand c’est possible, des pépites, des curiosités.. Déguster des vins étonnants comme le « vin » de tomates québécois -je mets vin entre guillemets, car pour moi ce n’en est pas, le vin étant issu de raisiClos-Marie_Simon_61340ns exclusivement-  : rien ne rappelle la tomate, c’est fruité, goûteux, surprenant..

Mais j’aime aussi retrouver mes marques comme cette surprise agréable : la cuvée Simon du Clos Marie dans le restaurant gastronomique « Stella! » de Nola..
C’est dans ce restaurant que j’ai fait mon plus beau voyage vinique international : les vins du monde, en accord mets-vins sur le menu découverte. La mondialisation dans ce qu’elle a de plus positif !

Il y a aussi les vins que l’on rencontre au détour d’une dégustation, comme lors de notre off De chemin en pistes avec les vins de plusieurs régions de France et les vins d’Agnes Lovecka, de Slovaquie, notamment les vins orange..
Comme sans nul doute, ceux que j’aurais le plaisir de déguster lors de notre autre off « Hors Pistes » que nous sommes 2 vigneronnes à organiser pendant Vinisud, les 14 et 15 février prochains. Jo Pithon, Vincent Caillé, Jean-Philippe Padié, Isabel Fonquerle, Estelle et Cyrille Bongiraud de Serbie, sont quelques un des vignerons qui nous font le plaisir de venir. La liste complète devrait être bouclée sous peu..

Mais tout ça au final ne fait que conforter une sensation : mon palais devient régional, nos vins chantent notre soleil, notre garrigue et quand il n’y en a pas, ça me manque !
Et j’ai encore tellement de vins encore à découvrir ne serait-ce qu’ici, en Languedoc..

Ce qui ne m’empêchera pas de vous présenter un tout petit domaine perdu de l’autre côté de l’atlantique lors de mes prochaines vacances..
Rendez-vous en avril !