Full sentimental..

La semaine dernière, nous avons arraché pour la première fois une parcelle. Avec tristesse et à regret. Un vieux Cinsault fatigué et tellement peu productif .
Mais une vigne quand même..

Nous l’avons acheté il y a un an et demi, vous me direz que c’est peu pour s’attacher à une parcelle..Ben non en fait. Parce que les souches nous les travaillons une à une, et, de souche en rangées, c’est toute la parcelle que nous bichonnons. Que nous adoptons avec la vue qu’elle nous donne, ce nouveau regard sur les autres.

dsc_0277

Nous lui avons fait une analyse de terre, apporté ce qu’il faut pour la rééquilibrer. Tout en sachant, évidemment, que ça ne se fait pas en 1 ou 2 ans..
Je lui ai fait une taille reposante l’hiver dernier, histoire de ne pas tirer trop sur les quelques forces qui lui restaient.

Il était amusant, nous faisant croire à une belle production lorsqu’on le longeait de la route ! Pareil sur tout son pourtour : une jolie petite production, pas exhubérante, mais bien présente.
Mais ça, c’était pour l’image, pour la photo.. Au fur et à mesure que nous entrions au milieu et au fond de la parcelle, plus aucun raisin. Rien, keud’, nada..
Des pieds morts ou moribonds à coeur fendre.

dsc_0276

Nous avons donc pris la décision de l’arracher, en se disant que nous avions essayé de le sauver. J’y ai cru, au vu d’autres parcelles qu’on nous avait conseillé d’arracher mais que nous avons choisi de garder. Bon an mal an, leur production augmente petitement. Comme nous sommes de toutes façons sur des rendements faibles, elles nous vont bien, au vu de leur grand âge : dans les 65 ans.

Celle-ci n’était pas si vieille, pas encore 50 ans..
Bref, Jean est allé assister à son arrachage, me disant : « c’est un peu comme aller à un enterrement ». Toutes proportions gardées bien sûr.
Voir les souches voler derrière le tracteur comme de vulgaires fêtus de paille, je n’ai pas pu.

dsc_0285
dsc_0307
dsc_0309

Alors oui, certains me diront que ce n’est qu’un outil de travail, que son rendement était dérisoire et contre-productif, certes.
D’autres me diront qu’il y a pire, certes aussi.
Évidemment je sais ça, nous savons ça.
Mais voilà, notre attachement à ce domaine que nous avons créé, fait grandir, amélioré est tel que ce genre de décision est prise à reculons et pas facile à réaliser.

Parce qu’on se dit toujours qu’on aurait peut-être pu le sauver, par respect pour ce qu’il a donné avant. Par amour de cette plante.

La terre de cette parcelle va se reposer, s’enrichir avec les plantes que nous sèmerons dans l’attente de recevoir une nouvelle vigne un jour..

Mais bon, là, tout de suite, je suis en mode Full Sentimental !

VdV # 48 initiés par Sonia, notre ethnologue/oenologue..

du blog « Vin de presse « . Son thème ? « Ce sera donc une musique de film ou de série télévisée. Peu importe le genre ou la date de diffusion de cette musique, ce qui compte c’est l’univers qui l’entoure, l’émotion qu’elle vous procure et ce qu’elle vous donne envie de boire. »

Alors là,  vient la grande question existentielle… a-t-on droit aux dessins animés ?? Parce que si l’on additionne mon âme d’enfant bien présente, ce métier physiquement difficile, ma créativité et mon sens pratique, j’arrive toujours au même résultat : « Inspecteur Gadget » !!!

Je vous ai déjà montré mon charriot-des-vignes pour l’ébourgeonnage, mais je ne vous ai pas encore montré celui pour les vendanges ( un modèle pour 4 caisses est en cours de fabrication ).. chariot a tout faireOeuvre d’un de mes beau-frère bricoleur, c’est devenu un indispensable pour moi !

Il me sert tout le temps dans la vigne pour faire suivre mon fatras de vigneronne : bouteille d’eau, sécateur, gants, Ipod, sac à main.. Mais il faut que je vous dise que sur la photo, il manque la caisse à vendange qui s’adapte dans le cadre.

Mais ce n’est pas tout.. Il y a aussi la « table de tri », prolongement indispensable à l’érafloir pour égrapper comme je le souhaite, avec une grande minutie, tous les raisins amenés à la cave.

Bref, au fur et à mesure de mes découvertes, je n’ai de cesse de trouver d’autres ustensiles, d’autres bidouilles.. Et Jean s’y met aussi pour faciliter le travail dans la cave. Nous avons maintenant une table à roulettes, assez haute pour poser une éprouvette contenant le mustimètre, sans avoir à se baisser pour lire ses indications. Elle nous permet aussi de ranger tout le petit matériel et l’amener à tout moment devant la cuve dont nous nous occupons.. Je vous ferai des photos 🙂

Forcément, après avoir lu ce texte, vous devinez bien que je ne suis pas tout à fait dans le sujet.. Ce n’est pas la musique qui m’inspire le vin, mais la création de nos vins qui m’inspire la musique.. J’espère que la Présidente de ce mois ne m’en tiendra pas rigueur..

A nos vins donc, modestement !!

Cheers, Chéréfé…etc…

Nos cuvées

La coulée douce

Rosé de cinsault et grenache

La note du dégustateur :

Rose pâle, aux reflets délicatement violines. Le nez est élégant,   laissant s’épanouir des notes douces de framboises, groseilles, cerises et pêches de vigne. La bouche allie rondeur à l’attaque et équilibre sur la fraîcheur. Vin d’harmonie et de partage pour les instants de détente. Il vous accompagnera a l’apéritif, comme pendant un repas.. Charcuteries, plats exotiques épicés, viandes blanches, barbecues..

 

Atout Pic

 ouvre notre gamme de vins rouges.. composé de syrah et   cinsault

La note du dégustateur :

Jolie robe, brillante. Ce vin est d’humeur joyeuse, avec une belle
expression aromatique fruitée. On y retrouve aussi le tempérament
du terroir si particulier des schistes de Cabrières, avec une bouche charnue, ample et généreuse. Un vin pour éveiller les sens (et plus si affinités). Vin de plaisir a partager entre amis..

 

Bouteilles a la mer

Notre deuxieme vin rouge, plus complexe que Atout pic, avec cinsalt, syrah, grenache de l’année et un peu de syrah vieillie un an en barrique.

La note du dégustateur :

La robe est colorée, brillante et d’un beau rubis. Nez intense, de confiture de fruits noirs (cassis, cerise), laissant s’épanouir à l’aération des notes de garrigue, de cade, de cacao et de moka. Cette belle expression s’allie à un généreux volume en bouche et des tanins onctueux. A partager sur une côte de boeuf grillée aux sarments de vigne.

 

Pic de Vissou

Notre haut de gamme, conposé de syrah et grenache élevés (1 an e 18 mois) en barriques, auxquels s’ajoute une pincée de syrah et grenache « fraiche ».

La note du dégustateur :

Sa robe est noire, profonde. Le nez est intense et puissant, exprimant
d’abord de belles notes épicées, réglissées, puis plus minérales, de pain grillé, de café et de confiture de cerise. En écho au majestueux Pic éponyme, ce vin impose sa stature et sa force en bouche, droite et imperturbable, et aux tanins parfaitement texturés. Ce vin doit être bu avec le plus grand respect et peut être servi sur des aiguillettes de canard au poivre vert, un carré d’agneau de pré-salé, un coeur de Neufchatel.

Une aventure de deux ans et demi..

Et oui, j’ai envie de dire déja deux ans et demi que nous avons franchi le pas !!
Nous avons commencé a envisager l’hypothese d’acheter des vignes en mai 2009, en avons visité plusieurs en mai et juin, et avons eu notre coup de coeur en juin.. Tout a été tres vite, et depuis tout va toujours tres vite !!

Cette notion de temps est un aspect sur lequel je reviendrai car tellement paradoxale.. Il y a le temps de de la vie nornale, je veux dire « hors vigne », celui-ci est pressé toujours, il file comme le vent ! Et dans ce même temps, il y a le rythme de la vigne, des saisons qui est plus calme en apparence, mais tout aussi rapide dans le travail a faire..

Cet enchainement de rythme, je vais essayer de vous le faire partager, celui de maintenant, et celui depuis le début de notre aventure..