Gédéon le pressoir..(il aurait pu s’appeler « Euro » !)

Mais avant tout, parlons peu et parlons raisins..
Il y a un moment que je ne vous ai pas parlé des vignes, tout simplement parce que j’y suis moins allée cette année. Une énorme fatigue, une sorte de « burn-in »..
En partie due à la fibromyalgie : elle m’a rappelé que je ne pouvais plus du tout avoir le même rythme que (Jean) tout un chacun. J’ai oublié de m’économiser, tout en ayant l’impression de le faire..

Trop de travail non stop, trop d’énergie dépensée tous azimuts..
Peut-être aussi trop de passion, bref trop de trop !!

Du coup, j’ai levé le pied, un peu, beaucoup, passionnément. Ça ne veut pas dire que je n’aime plus les vignes, au contraire ! Comme Jean est là et qu’il veille aux grains, j’en profite, tout en assurant toujours les parties commerciale, paperasse, dégustations, etc… Tranquille mimile. Je sais que quand je vais retourner dans cet endroit que j’aime tant, sous peu, j’y retrouverai bonheur et sérénité.

Pendant ce temps, la vigne pousse, pousse pousse et les raisins commencent petit à petit leur véraison. J’aime leur allure de bonbons, ces couleurs qui m’ont tant surprise quand je les ai vu pour la première fois (ben oui, je n’avais jamais réfléchi à la manière dont les raisins murissent).
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Les vendanges arrivent à grands pas !
Et avec elles le travail de cave. Nous avons constaté l’année dernière à quel point notre petit pressoir à cliquet devenait insuffisant par rapport à la nouvelle taille de notre (toujours) petit domaine.
Devant les prix des pressoirs pneumatiques et des nouvelles cuves, que nous ne pourrions acheter, je n’ai pas hésité : le nez à fond dans les papiers, j’ai fait une demande d’aide européenne : accordée !!
Alors oui, souvent je peste contre l’europe, contre son côté technocrate à deux balles qui nous étouffe sous tant de règlements et nous oblige à tant de paperasses et je continuerai à pester contre ses inepties.

Mais là, je souffle, et si nous pouvons changer notre outil de travail, gagner en temps et en praticité, c’est aussi à vous que nous le devons : au moins, nous savons où est allée une partie de vos/nos taxes !! Merci donc à vous aussi 🙂

Je vous le montre ? Il est beau comme un camion !

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Gédéon, ça lui va bien non ?

Comment elle avait raison… !!

Oui enfin en traduction de langue vigneronne, ça donne « comment est la véraison », j’avais juste envie de m’amuser un peu avec les mots..
Quoi de mieux qu’un petit tour en photos pour voir où en sont nos vignes, histoire de ne pas perdre de vue le principal ? 
En ce moment, la véraison est en route, très avancée sur certaines parcelles comme nos Syrah et très variable sur d’autre comme notre Grenache et nos cépages blancs..

Dans les travaux, nous avons fait des vendanges en vert, pour la 1ère fois.. J’ai toujours pensé que les vendanges en vert avaient lieu quand l’ébourgeonnage faisait défaut. C’est notre cas. Ma santé n’ayant pas été florissante au printemps, l’ébourgeonnage s’en est ressenti et certaines parcelles se sont retrouvées avec des grappes agglutinées, difficile pour elles de mûrir dans de bonnes conditions.
Du coup, j’ai passé les 2 derniers jours à enlever celles en trop afin que l’air circule bien et que le soleil fasse son effet.

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Véraison du Grenache
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Véraison de la Syrah

Dans notre plantier de blanc, pour tenter d’éviter que ne se reproduise le désastre de l’année dernière, quand les sangliers avaient mangé 60 % de notre Vermentino, nous avons mis des fils électrifiés. Espérons que ce soit efficace !

En parlant des sangliers, ils ont commencé à grignoter notre petite Syrah, qui pourtant est bien loin d’être mûre..

Gare à la fée électricité
Gare à la fée électricité
Derniers ajustements et premier test..
Derniers ajustements et premier test..
Sans doute la soif.. ?
Sans doute la soif.. ?

Nous arrivons à notre dernier traitement de l’année, sans souci et sans maladie.
Apparemment, il y avait une grosse pression en mildiou à Cabrières dès le printemps, mais pas chez nous.. Ce qui fait que quelques viticulteurs commencent à se poser des questions sur les produits qu’ils utilisent et tentent les seuls bouillie bordelaise et cuivre, avec succès semble-t-il.
Et, comme vous le pensez bien, cela nous ravit ! Quel meilleur moyen d’apprendre à évoluer, à ne pas rester figé, que de garder une ouverture d’esprit et regarder se qui se fait ailleurs ?
Parce qu’il est tellement beau ce coin de notre Languedoc !!

vue-grenacheD’ailleurs, j’en profite pour vous rappeler que si vous êtes en balade vers ce joli coin, n’hésitez pas à nous contacter, ici pourquoi pas ou sur notre site, et nous nous ferons un plaisir de vous faire visiter, de vous expliquer notre travail et notre passion ! Et peut-être même vous faire déguster nos vins 🙂