Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

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Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

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Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

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Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

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Le juteux Cinsault
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Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !

 

Appelez-moi Chef !

Aujourd’hui est un grand jour jour important : j’ai reçu 2 lettres, de la même personne, à la même date, dans 2 enveloppes séparées.. Volonté de théatraliser un moment important ? J’en doute, mais tout compte fait, ce n’est pas très important.. L’important est dans les courriers..

Le premier est pour me signaler ma radiation de la MSA en tant que « Cotisant solidaire », ce que j’étais jusqu’à présent, c’est-à-dire que je cotisais sans avoir droit à rien..
La deuxième est pour m’informer que je suis maintenant inscrite à cette même MSA en qualité de « Chef d’exploitation » : pfffff, ça vous pose une vigneronne !!
Mine de rien, je vais enfin cotiser à une caisse de retraite.. À l’âge où d’autres pensent à prendre la leur, c’est pas rien..

Pourquoi ce changement ? Parce que nous venons d’acheter deux parcelles de plus, amenant notre désormais (beaucoup moins petit) domaine à 5,10 hectares.
Il y a des occasions qui ne se ratent pas.. Nous sommes maintenant au plein de notre capacité de travail et de la capacité de place en cave.
Ces deux parcelles sont un Grenache et un Cinsault, de quoi faire un peu plus de rosé peut-être dans le futur..

Nous n’avons pas encore décidé vraiment de leur affectation 1ère. Elles ne seront pas en bio dans l’immédiat et devrons être vinifiées séparément. Nous déciderons donc aux prochaines vendanges ou un peu avant..Grenache et Cinsault Mas Coris
Donc voilà, changement de statut, mais seulement ça, on ne va pas changer pour autant notre joie de vous faire découvrir nos vins, nos vignes et de partager notre bonheur !

C’est l’occasion de se retourner un peu sur ces 6 années (déjà !).. Je pensais l’autre jour à nos débuts timides, quand les pros du vin commençaient à s’intéresser à ce que nous faisions et venaient nous voir, alors que nous n’avions pas encore de vin à vendre !! La faute à mon enthousiasme de vouloir partager nos aventures et découvertes au travers du profil et de la page facebook que j’avais créé à cette intention.. Sans jamais penser que cela intéresserait les revendeurs.
Je pensais aussi à ces gens qui disaient : « ils font ça pour s’amuser » sans prendre au sérieux notre projet d’entreprendre à presque 50 et plus de 50 ans. Ils se trompaient tellement.. L’enthousiasme, la volonté d’entreprendre ne nous ont pas quitté et la passion est arrivée, forte, vivante, heureuse !

Nous continuons toujours d’apprendre, ce qui nous ravit et nous nous posons toujours autant de questions, même si nous avons pris de la bouteille..

Comme le dit si bien une amie  » Avec les vignes, Jean et Véro, ils ont acheté du travail « ..
Notez que ce n’est pas qu’on en avait pas avant hein ! Mais là c’est de l’intensif, du 200%, du y a toujours quelque chose à faire, plus que ce que l’on a pu connaitre avant..

Donc, comme on ne change pas et pour continuer sur notre lancée, je vous propose de noter mon prochain rendez-vous avec vous à Paris, plus exactement à Boulogne.. Une belle façon de réunir 2 de nos passions : la mer et le vin.
Je vous invite donc cordialement à venir découvrir nos bouteilles et mes amis : Jean-Philippe du magasin Boulogne Plongée et Claire, agent de voyage spécialisée en voyage-plongée dans l’agence Eurowins. À nous 3, vous aurez le voyage, le matériel qui va bien et… de quoi fêter le tout !

Bouteilles et bouteilles

 

Comment elle avait raison… !!

Oui enfin en traduction de langue vigneronne, ça donne « comment est la véraison », j’avais juste envie de m’amuser un peu avec les mots..
Quoi de mieux qu’un petit tour en photos pour voir où en sont nos vignes, histoire de ne pas perdre de vue le principal ? 
En ce moment, la véraison est en route, très avancée sur certaines parcelles comme nos Syrah et très variable sur d’autre comme notre Grenache et nos cépages blancs..

Dans les travaux, nous avons fait des vendanges en vert, pour la 1ère fois.. J’ai toujours pensé que les vendanges en vert avaient lieu quand l’ébourgeonnage faisait défaut. C’est notre cas. Ma santé n’ayant pas été florissante au printemps, l’ébourgeonnage s’en est ressenti et certaines parcelles se sont retrouvées avec des grappes agglutinées, difficile pour elles de mûrir dans de bonnes conditions.
Du coup, j’ai passé les 2 derniers jours à enlever celles en trop afin que l’air circule bien et que le soleil fasse son effet.

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Véraison du Grenache
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Véraison de la Syrah

Dans notre plantier de blanc, pour tenter d’éviter que ne se reproduise le désastre de l’année dernière, quand les sangliers avaient mangé 60 % de notre Vermentino, nous avons mis des fils électrifiés. Espérons que ce soit efficace !

En parlant des sangliers, ils ont commencé à grignoter notre petite Syrah, qui pourtant est bien loin d’être mûre..

Gare à la fée électricité
Gare à la fée électricité
Derniers ajustements et premier test..
Derniers ajustements et premier test..
Sans doute la soif.. ?
Sans doute la soif.. ?

Nous arrivons à notre dernier traitement de l’année, sans souci et sans maladie.
Apparemment, il y avait une grosse pression en mildiou à Cabrières dès le printemps, mais pas chez nous.. Ce qui fait que quelques viticulteurs commencent à se poser des questions sur les produits qu’ils utilisent et tentent les seuls bouillie bordelaise et cuivre, avec succès semble-t-il.
Et, comme vous le pensez bien, cela nous ravit ! Quel meilleur moyen d’apprendre à évoluer, à ne pas rester figé, que de garder une ouverture d’esprit et regarder se qui se fait ailleurs ?
Parce qu’il est tellement beau ce coin de notre Languedoc !!

vue-grenacheD’ailleurs, j’en profite pour vous rappeler que si vous êtes en balade vers ce joli coin, n’hésitez pas à nous contacter, ici pourquoi pas ou sur notre site, et nous nous ferons un plaisir de vous faire visiter, de vous expliquer notre travail et notre passion ! Et peut-être même vous faire déguster nos vins 🙂

Après la clairette, le clairon pour le salon « In Vin bio Veritas »

L’ébourgeonnage de la clairette s’avère vraiment difficile, comme une définition de l’enfer.. Quand une parcelle non bio passe en bio, il y a des passages obligés que l’on a pu déjà voir avec les autres. L’ébourgeonnage est un des plus durs..
Mais heureusment, on a un salon pour se reposer et venir partager avec vous !

Ébourgeonner consiste à enlever les « gourmands », les bourgeons qui sont en trop. Ceci afin de préserver la vigueur de la souche et qu’elle puisse se concentrer sur la pousse de ses fruits. Certains cépages, comme le grenache, sont très sages, mais d’autres compensent ! Le cinsault par exemple est un roi pour ça.. Et apparemment la clairette aussi..
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Nous faisons connaissance, petit à petit, avec cette nouvelle parcelle. Pour la 20140506_104745prétaille avec Jean, puis la taille avec moi. Jusque là ça allait. Mais l’ébourgeonnage, c’est une autre aventure.. Les rejets sont nombreux au pied de chaque souche, et, si l’on veut vraiment en enlever le coeur pour éviter les repousses intempestives les années suivantes, il faut le couper à ras.
Et comme tout se fait à la main, pied après pied..
Mais nous avons pu constater sur nos autres parcelles qu’à force bien le faire, il y en a de moins en moins. L’espoir toujours en ligne de mire pour les prochaines années, que cette parcelle soit plus facile. Et la bonne nouvelle, c’est que mon « instrument » fonctionne plutôt bien, une fois solidarisé avec mon pouce (il faut être inventif.. ).

Mais bon, Paris ne s’est pas fait en un jour, passer une parcelle en bio non plus (outre la durée légale de 3 ans) ! Le temps qu’un certain équilibre naturel revienne et que la vigueur se partage mieux.

Et pour se reposer (façon de parler..) de ce travail physique, je viendrai à votre rencontre cette année encore à Jenzat le 18 mai, de 9h à 19 h, au salon « In Vin Bio Veritas ». Pour cette deuxième année, nous vous espérons nombreux, curieux et prêts à déguster ! Vous trouverez ci-dessous toutes les indications et vignerons présents.
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NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !!

Nos cuvées

La coulée douce

Rosé de cinsault et grenache

La note du dégustateur :

Rose pâle, aux reflets délicatement violines. Le nez est élégant,   laissant s’épanouir des notes douces de framboises, groseilles, cerises et pêches de vigne. La bouche allie rondeur à l’attaque et équilibre sur la fraîcheur. Vin d’harmonie et de partage pour les instants de détente. Il vous accompagnera a l’apéritif, comme pendant un repas.. Charcuteries, plats exotiques épicés, viandes blanches, barbecues..

 

Atout Pic

 ouvre notre gamme de vins rouges.. composé de syrah et   cinsault

La note du dégustateur :

Jolie robe, brillante. Ce vin est d’humeur joyeuse, avec une belle
expression aromatique fruitée. On y retrouve aussi le tempérament
du terroir si particulier des schistes de Cabrières, avec une bouche charnue, ample et généreuse. Un vin pour éveiller les sens (et plus si affinités). Vin de plaisir a partager entre amis..

 

Bouteilles a la mer

Notre deuxieme vin rouge, plus complexe que Atout pic, avec cinsalt, syrah, grenache de l’année et un peu de syrah vieillie un an en barrique.

La note du dégustateur :

La robe est colorée, brillante et d’un beau rubis. Nez intense, de confiture de fruits noirs (cassis, cerise), laissant s’épanouir à l’aération des notes de garrigue, de cade, de cacao et de moka. Cette belle expression s’allie à un généreux volume en bouche et des tanins onctueux. A partager sur une côte de boeuf grillée aux sarments de vigne.

 

Pic de Vissou

Notre haut de gamme, conposé de syrah et grenache élevés (1 an e 18 mois) en barriques, auxquels s’ajoute une pincée de syrah et grenache « fraiche ».

La note du dégustateur :

Sa robe est noire, profonde. Le nez est intense et puissant, exprimant
d’abord de belles notes épicées, réglissées, puis plus minérales, de pain grillé, de café et de confiture de cerise. En écho au majestueux Pic éponyme, ce vin impose sa stature et sa force en bouche, droite et imperturbable, et aux tanins parfaitement texturés. Ce vin doit être bu avec le plus grand respect et peut être servi sur des aiguillettes de canard au poivre vert, un carré d’agneau de pré-salé, un coeur de Neufchatel.