Mon cri du coeur, aux couleurs de Noël, en rouge et blanc

À contre-pied du « Black friday » qui fait florès sur les réseaux socieux, radios et autres supports médiatiques,  nous répondons par un « Red-tout-le-temps » et un « White-tout-temps« .  Parce que nous sommes des artisans, que nos vins se bonifient en vieillissant, que nos prix ne changent pas souvent – et pas sur les millésimes anciens- que notre passion remplit toujours nos bouteilles.


Nous avons besoin de vous pour continuer notre aventure. Comme depuis nos débuts. Nous avons besoin de savoir que vous vous régalez avec nos vins, que vous passez des moments heureux, bien loin de ce « Vendredi noir« ..
Traduit en français, ça fait tout de suite moins joyeux hein ?
Vous voulez en savoir plus sur les origines de ce vendredi noir ? C’est ici, ce que j’ai trouvé de plus fouillé et clair.

Pourquoi devrions-nous céder à cette mode anglo-saxonne que les commerçants veulent nous voir adopter à l’instar d’halloween ? Pour faire de bonnes affaires ? Nous avons déjà les soldes d’hiver.
Pour nous faire dépenser plus, ça, c’est sûr.. Et si l’on décidait de dépenser comme nous le souhaitons et pas en fonction de modes ?
La recherche des « toujours plus petits prix », dont nous sommes tous victimes un jour ou l’autre, fait tourner la tête : de soldes en promotions, de destockage en toujours moins cher, nous avons déjà de quoi faire. Pourquoi rajouter ce jour ?

Vous le comprendrez aisément, pour nous artisans, petits vignerons, il est très dur de s’arc-bouter contre ce genre de matraquage publicitaire. Et pourtant, avons-nous le choix ?
Non, vraiment non ! Nos prix sont calculés au plus juste pour que notre activité soit rentable et que nous puissions vous proposer un rapport prix/plaisir le plus juste possible. Nous ne comptons pas nos heures, un coup dans les vignes, un coup sur la route ou dans le train, ou encore la tête dans la paperasse.

Nous ne comptons pas nos heures pour que dans notre coin de nature, il y ait toujours de la faune sauvage, que la flore s’y réinstalle. Être à l’écoute de ces pieds de vigne que l’on bichonne l’un après l’autre.
Pas de mécanisation, tout à la main, pour notre plaisir, mais aussi notre volonté d’avancer vers plus d’échange entre plantes : celles que l’on pourrait planter pour qu’elles soient les engrais verts de nos parcelles.

Nous ne comptons pas nos heures pour vous trouver des relais qui soient à notre image : indépendants, passionnés, au juste prix. La liste est ici et .

Nous ne comptons pas nos heures pour nous dépatouiller de cette paperasse toujours plus envahissante, plus rigide et plus « dématérialisée » ( à nous les login et mot de passe à n’en plus finir !).

Bref, vous l’aurez compris, travailler en bio et tout à la main à un coût. Imcompressible.
Êtes-vous prêts à nous suivre dans cette voie ardue, mais si pleine de passion ?
Êtes-vous prêts à retrouver cette passion dans nos bouteilles ?

Nous l’espérons de tout coeur ! Et puis, les couleur de Noël sont le rouge et le blanc, non ? 😉

Notre boutique est ici aussi 🙂

Il y a cavistes et… vendeurs de vin, jeune padawan

Et c’est une grande différence qu’il faut que tu saches jeune padawan, pour parfaire un peu ta connaissance du vin et de son monde.. Si l’on faisait la guerre des étoiles, en en distribuant ?
Pour avoir fait, dans la semaine, une dégustation chez un « caviste » (entendez vendeur de vin) et une soirée chez un caviste/table à boire et à manger, je peux te dire qu’il y a une sacrée différence ! La première soirée était avec toi, et j’aurais aimé que tu sois à la seconde, même si je ne suis pas sure que cette différence t’aurait sauté aux papilles !

Maison-Star-Wars-Papier-peintNous ne savions pas, à notre décharge, quels étaient les vins en dégustation. Tu m’avais juste dit « il y aura deux blanc et un rouge », que le « caviste » était sympa et mettait en avant les vins de petits domaines, de préférence en bio.
Le point positif : il était sympa. Quand tu ne travailles pas avec.

Je n’ai pas voulu te le dire tout de suite, mais dès le 1er vin dégusté, je savais que c’était foutu.. Quand un « pro » te présente un vin d’un domaine de 800 hectares (oui oui, tu as bien lu) comme un petit domaine, alors nous sommes la tête d’épingle qui sert de barrette sur la tête d’une puce !! Qu’ils soient en bio, je veux bien le croire, mais qu’ils mettent peu de sulfites, vu le mal de crâne qui s’est réveillé dès la 3ème gorgée, j’ai de gros gros doutes.. Certes, je suis une hyper-sensible, y compris aux sulfites, mais quand même.
Quand ensuite vient le moment de parler dégustation de nos vins, donc de passer du côté pro et qu’il me dit « Je ne fais rentrer que des vins qui peuvent se vendre aux restaurants », passe encore. Mais quand il me dit « J’ai des vignerons qui me laissent des cartons et si je n’ai pas tout vendu, ils les reprennent ». Là, j’espère que tu n’as pas vu mon expression intérieure qui me disait : toi tu n’es pas près de bosser avec nous !.. Je lui ai d’ailleurs répondu qu’on ne faisait pas de dépôt-vente.
Parce que tu vois jeune padawan, c’est ça aussi un des côtés de la force obscure : ne pas prendre de risque..

parapluie-chaussureNe pas te mouiller pour « tes » vignerons, ne pas être convaincu de leur façon de travailler pour vendre leurs produits.. J’ai toujours pensé, peut-être à tort, que l’on ne vendait bien que ce que l’on aime et qu’on a payé.. On va pas se voiler la face, pour faire du vin, voire pour vivre, le vigneron a, lui aussi, besoin de vendre ses produits..

Le lendemain soir, hasard du calendrier et des rencontres, nous sommes allés chez un autre caviste, qui fait table-à-manger-bar à vin où l’on peut grignoter une assiette composée et déguster des vins au verre ou bouteille, selon.
Je le connais bien puisqu’il est un de nos relais. Je connais la plupart des vignerons dont les flacons se retrouvent sur ses étagères. Je sais comment ils travaillent, leur volonté de faire bien et bon. Ce qui passe aussi par la dose de sulfite..
serviettes_droles_vin_et_humour_dalcool_de_serviette_en_papier-r182076e6bbe84eba8c55615a0d7780e0_zfkx3_324Ce caviste est aussi Maître-sommelier, il propose des formations pour les restaurateurs notamment. Et il est passionné. Il se fera un plaisir de te faire découvrir un petit vin d’une appellation peu connue ou d’un vigneron qui l’est encore moins. Magique ! Il te proposera aussi des accords mets et vins harmonieux et voluptueux. Et ça je suis sure que tu approuveras, en bon gourmet que tu es, quand un vin s’accorde au plat, c’est le bonheur total.. Tu m’as dit que tu n’avais pas accroché avec lui, c’est possible, mais si tu passes ta 1ère impression, tu te rendras compte par toi-même de tout ce que tu peux apprendre à son contact.. Regarde ses rayonnages et tu verras vite une grande différence avec l’autre : le choix bien plus grand des régions, vins et vignerons..

Je t’y emmènerai faire un tour tout bientôt, que tu vois par toi-même jeune padawan..

                                        Et surtout, que la fork soit avec toi !!

Quelaforksoitavectoi
PS : devant les réflexions intelligentes qui me sont faites sur la différence entre caviste et table à manger, je précise ici, ce que j’ai omis de faire dans ce billet, que mon caviste est avant un.. caviste depuis plusieurs années. Et que c’est pour tenter de se dégager plus de finances (se payer, juste) qu’il a bifurqué vers le bar-à-vin. Et je lui souhaite longue vie parce que prinicipal reste : ses connaissances et ses envies de partage !