VdV#83 : 100% vigneronne

Après moult péripéties, voyages entre Allemagne, Loire et Paris, j’ai enfin un peu de temps pour venir papoter avec vous ! Parce que le sujet du Président du mois, notre Gégé international, n’est autre que « une cuvée 100% vigneronne » !
J’aurais pu vous parler, en tant que vigneronne, de mon quotidien durant ces 3 dernières semaines : ma visite dans l’énorme salon des vins qu’est Prowein, à Düsseldorf, ses stands géants, mes belles rencontres vigneronnes.
J’aurais pu vous parler de ce sympathique salon auquel j’ai participé dans la Loire, à côté de Gier, mais Fred en parle mieux que moi ici, lui qui s’est mis à la place de la vigneronne que je suis..
J’aurais pu aussi vous parler de ma semaine parisienne, à trainer partout « chien-chien » avec moi. Je ne vous ai pas encore présenté « chien-chien » ? Mon sac-à-dos avec roulettes, idéal pour porter et trainer mes bouteilles de rendez-vous en rendez-vous chez les cavistes et restaurants..
Tout cela fait partie de ma vie de vigneronne. Et pas qu’une petite partie..
Et sont aussi l’occasion de rencontres souvent passionnantes et heureuses, comme durant cette semaine avec le sommelier en chef du Laurent, restaurant étoilé sur les Champs Élysées, dont le cadeau est d’une gourmandise superbe : les meilleurs palmiers que j’ai pu goûter. 12122535_973361936033422_5382884165884156369_n
Ou comme cette caviste qui commercialise aussi des huiles d’olives (avec un orgue à huile magnifique) et qui m’a fait cadeau d’un flacon.

Le sujet, forcément, m’a interpellé et je suis heureuse de pouvoir vous parler de quelques-unes des vigneronnes que j’ai rencontré.
Il y en a maintenant beaucoup, faire un choix est difficile.. Je vais donc vous parler des premières, de celles qui m’ont le plus marqué. Par leur gentillesse, leur simplicité et.. leur pugnacité.
L’une est vigneronne dans les Corbières et l’autre dans le Bordelais.
Toutes les deux font des vins qui leurs ressemblent : francs, droits, vous réchauffant l’âme et le coeur.

Sophie Guiraudon
, vigneronne du Clos de l’Anhel est un petit bout de femme brune, tout comme Corinne Comme, du Château du Champ des Treilles.
Chacune d’elle est passionnante : Corinne lorqu’elle m’explique la biodynamie avec passion, précision et patience (et il en faut !) et Sophie lorsqu’elle parle de son domaine et de ses vins, de sa terre et des amis.
J’ai choisi dans leur gamme leur vins les plus accessibles, les plus gouleyants, les plus simples sans doute aussi.. Ils n’ont pas de bulles, mais aussi « pétillants » que leur créatrice et ça, c’est du top moumoute !!
Du plaisir en bouteille, juste.

Je ne vous en dis pas plus, sauf : bonne dégustation !

 

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Copyright blog de Sophie

 

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Copyright le Figaro vin

 

Compte-rendu des #VdV81 : Le vin StarWorld

C’est avec beaucoup de retard, je prie le nouveau Président des VdV du mois de février, André Fuster, de m’en excuser, que je vous présente le résumé du 1er Vendredi du vin de cette année 2016..
Je ne pensais pas déstabiliser les candidats avec sujet tel que le vin StarWorld, un vin que l’on emmène avec soi ou que l’on découvre hors de nos frontières. Fussent-elles régionales ou internationales.

Le premier, qui, tel un super-héros (normal pour un fan de marvel) mieux que Luky Luke, dégaine plus vite que son ombre, c’est Tom. Sur son blog 1098, il nous emmène, via le RER, en avion.
champagne_bereche-300x300Dans sa valise ? 2 styles de bouteilles : « La France, c’est une certaine image à l’étranger :  l’élégance, le luxe, la distinction. Quoi de mieux alors que du Champagne<p>Région et appellation de vin effervescent français.</p> »>champagne pour faire valoir du mieux possible notre image dans le monde ? »
Du champagne, certes, mais pas du très connu : « Alors que si vous dégainez un petit quelque chose qui change, comme un Philipponnat non dosé, un Extra Brut de Laherte ou encore une quille de mon Pierre Charlot préféré ! »
Sa 2ème proposition ? « Le second choix est plus aventureux, et à pour but de montrer que la France sait rester aventureuse, originale et audacieuse ! Pour cela, il se peut qu’un rouge du Languedoc se glisse dans la valise. Mas Jullien, Mas Coris (ça sent la corruption de la Présidente ça) ou encore Léon Barral, je sais qu’avec cela, je surprendrai – en bien – tout le monde, et avec une magnifique découverte à la clé ! »
(J’aime bien faire partie de la France aventureuse, originale et audacieuse -NDL)

Le deuxième est notre président du mois de février, André, qui se remémore, sur son Vitinéraire ses voyages passés, nous parle sans nous en parler tout en en parlant d’un voyage au long cours, avec du vin dedans, du joli vin :  » Alors en première analyse, j’ai d’abord imaginé parler de ce Puligny Montrachet 1er Cru Les Referts (2007), de Jean Marc Boillot.  »
Puis de réfléchir « … j’ai toujours pensé que voyager c’est avant tout rencontrer autrui.
Peut-être que l’Enfer c’est les autres, mais je crois que les autres c’est aussi (surtout ?) la réalité du voyage. Que le vin est un excellent moyen de se rencontrer.  » et c’est tellement vrai !
Bref, d’un vin reçu « Aguirre, un beau Pic Saint Loup du Domaine de la Salade St Henri » à un vin donné « Le Clos Manou (2012) de Françoise et Stéphane Dief, pour le Médoc et en rive droite un Côtes de Castillon : la Cuvée Léonard du Château Beynat d’Alain Tourenne« , d’amis en amis, il démontre que le voyage n’a besoin d’être lointain pour être agréable..

Notre petite troisième, c’est Audrey martinez, alias la Wineista qui a creusé sa mémoire pour nous trouver LE vin « Il faut qu’il représente ma région de cœur. Celle qui m’a vue grandir, qui m’a éveillée aux douces senteurs de garrigue ; le Languedoc. Il doit être accessible, sans être photo-une-VDV-1-1facile, afin de pouvoir ravir des palais et sublimer des mets qui dépassent nos frontières.
Un vin à mon image… » et hop, ce vin c’est…. c’est…. son tout 1er vin : « mon tout premier vin, le tout premier millésime du Domaine La Vivarelle, fruit du travail de plusieurs générations. Madame Rêve rouge 2014 ; un cépage, trois terroirs, une micro cuvée élaborée entièrement à la main, qui invite à la détente« .. Et tout est dit : « Madame Rêve d’archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles… » ! Ne manque plus que la destination..

Notre quatrième participant n’avait pas écrit depuis un petit moment, et c’est toujours un plaisir de donner envie de reprendre le clavier ! Sur son blog « Ah Le Vin-Chroniques d’un jeune poisson dans l’océan du vin« , Yann nous parle des ces « petits » vins qui ont tout d’un grand, surtout dans le partage de l’amitié « …pas le meilleur vin au monde (pour les

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magazines, guides ou dégustateurs connus) mais qui réunit les gens quelque soit leurs origines. Ce type de vin on le trouve partout en France (mes connaissances ne vont aujourd’hui pas vraiment au-delà de cette zone)« . Et nous en cite plusieurs, nous laissant le choix : « Dans le Beaujolais, capitale du vin glouglou, les exemples ne manquent pas (Jean-Gilles Chasselay, Rémy Dufaître ou Anne-Sophie Dubois pour ne citer qu’eux), à Cahors avec Julien Ilbert, en Ardèche avec Christophe Reynouard ou encore Thomas Blard dans sa Savoie natale »
Je suis bien d’accord, le vin et les voyages, c’est du partage d’amitiés, naissantes ou à venir !

La cinquième participante, et moins des moindre puisqu’elle est notre secrétaire émérite Bouchons-visuel-pour-VDV81des VdV, (merci merci merci) c’est Maïlys. Avec le nom de son blog Verywinetrip, easy two fingers in the noise ! Ben non, j’ai réussi à la déstabiliser, mais heureusement elle s’est accroché et à trouvé son idée : « Finalement, en relisant le billet de Véronique, j’ai décidé de me concentrer sur l’idée du « vin que l’on aime faire découvrir«
Et là, paf ! Les vins corses « Sans grande surprise, je dirais que les vins que j’aime le plus faire découvrir à ma famille, mon entourage ou toute autre personne amatrice de vin, ce sont les vins corses. »  et je suis bien d’accord, il y en a de magnifiques..
Et re-paf ! « Le vin jaune, un vin qui prend son temps pour vous séduire. ..il est un autre vin que j’aime bien faire découvrir à mon entourage : le vin jaune du Jura.
 »
Ici « un domaine Geneletti » . Et Maïlys de nous expliquer que ce vin se mérite et c’est tellement vrai ! Il faut prendre le temps, le découvrir à table afin de le soutenir.
Avec un poulet de Bresse à la crème, aux morilles et au vin jaune justement.. Un voyage gustatif 🙂

Notre Sixième participante, Maya m’a donné l’occasion de découvrir son blog, du nom de leur domaine viticole Serpent à plumes. J’ai beaucoup aimé son histoire qui m’a vraiment 5851937amusée. C’est un rappel de l’ouverture du champ des possible que l’on a dans les aéroports : un voyage immobile ! « à force de réfléchir aux quilles que j’ai emmenées en vadrouille, j’ai fini par me rappeler d’une histoire de partage de bouteilles, d’avion, de bagages et de voyage avorté. »
Et de nous raconter qu’un inconnu voulait leur offrir (des fleurs) des bouteilles de vin qu’il avait acheté durant son périple en alsace et qu’il avait oublié de mettre en soute. « Je me dis alors qu’il est vraiment bien tombé, faire une telle proposition à deux buveurs de vin ! Quelle aubaine, pour lui comme pour nous. J’espère juste qu’il a bon goût et je pense à l’autre risque que j’encours : boire un mauvais vin. Puis je me souviens de notre destination : l’Iran. De tous les pays où nous aurions pu aller, il faut que l’on nous fasse une telle offre alors que nous partons dans un endroit où nous ne pouvons pas introduire d’alcool ! »
Vous voulez savoir où sont parties les bouteilles ? Lisez la suite sur ce sympathique blog 🙂

Le dernier participant, et pas des moindre, est Guillaume, dont le nom du blog a, si je ne m’abuse, changé avec sa vie.. Son nouveau nom lui va comme un gant, et il ne me contredira pas « le roumégaïre« .
Comme il le dit lui-même : « Je dois avouer que prendre le contre-pied est un de mes exercices préférés. C’est même une seconde nature. Dites-moi que vous adorez une région, et je m’efforcerai de vous démontrer qu’elle est surcotée, qu’elle se repose sur ses lauriers ou qu’elle décline. bourgogne_2007_mugneret_gibourgDites-moi que vous la détestez, et je me ferai un devoir de trouver un contre-exemple dans ma cave, de vous prouver par a plus b qu’on y fait les meilleurs vins du monde et que les vignerons y ont plus de mérite qu’ailleurs. »
Pour lui, LE vin a emporter avec soi, c’est sans aucun doute  » le vin le plus uniquement français de tous : un simple Bourgogne rouge, en appellation régionale ». Par exemple « un Bourgogne rouge 2007 du domaine Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée), qu’il décrit si joliment « Pour parler du vin proprement dit, ce serait comme d’expliquer le goût d’une orange à quiconque n’en a jamais mangé… Il y a du fruité, mais en retrait ; c’est très floral, mais plutôt sur les fleurs fanées ; les arômes tertiaires apparaissent (encore heureux après 8 ans) ; c’est à la fois très acide et équilibré ; le toucher de bouche est merveilleux, soyeux, délicat ; le tout avec une finale improbablement longue. Le résultat est clairement indescriptible. »

Voilà, il ne me reste plus qu’à laisser le clavier à André, notre Président du mois de février, dont le sujet « Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme » me laisse perplexe..

Merci aux participants et à la vôtre !

 

 

VdV#81 (bis)Pile-poil dans le sujet..

Voilà, après vous avoir écrit mon incompréhension et mon ras-le-bol de la paperasse et des tracas qui en découlent (il fallait que ça sorte, que je vous exprime mon désarroi), je reviens dans le sujet, mon sujet : le vin StarWorld.. 
Pour ce VdV#81, la thématique est : quel vin trouve sa place dans vos valises quand vous partez. Loin ou près, peu importe la distance au final..
Et aussi : quel vin j’aime découvrir ou faire découvrir à mes amis du du bout du monde ?

Vigneronne depuis 6 ans, mais voyageuse depuis.. 35 ans, j’essaie de partir une fois par an sous d’autres cieux. Souvent des cieux iliens et caribéens, mais aussi québécois, de la louisiane, de floridiens, anglais.. etc..

Comment partir sans vin ? Impossible.. Encore plus depuis que l’on en fait !
Nous avons donc toujours dans nos valise au moins une de nos cuvées, comme lorsque nous sommes partis au Québec, ou quand je suis partie aux Saintes. Histoire de les faire découvrir à nos amis et, si l’on peut, à des professionnels.
Comme à Hugo, sommelier d’un restaurant gastronomique de Montréal, ou à Marie, caviste en Guadeloupe, ou à John, autre sommelier d’un resto gastro de la Nouvelle-Orléans..
IMG_1762Mais j’aime aussi en découvrir, comme le Zinfandel découvert dans un bar-à-vin de Nola (petit nom de New-Orleans), ou ce Chardonnay (vin de Genève) bu chez nos amis de Statia.
Evidemment, sur ce petit bout de Caraïbes hollandais de 4km sur 7, il n’y a pas beaucoup de choix de vins. Ils sont pour la plupart selon les standars américains, viennent du Chili, Argentine, ou parfois de France.
De gros négociants. Rien de bien folichon.

Ce que j’aime le plus dans ces vins de voyages, c’est arriver à dénicher, quand c’est possible, des pépites, des curiosités.. Déguster des vins étonnants comme le « vin » de tomates québécois -je mets vin entre guillemets, car pour moi ce n’en est pas, le vin étant issu de raisiClos-Marie_Simon_61340ns exclusivement-  : rien ne rappelle la tomate, c’est fruité, goûteux, surprenant..

Mais j’aime aussi retrouver mes marques comme cette surprise agréable : la cuvée Simon du Clos Marie dans le restaurant gastronomique « Stella! » de Nola..
C’est dans ce restaurant que j’ai fait mon plus beau voyage vinique international : les vins du monde, en accord mets-vins sur le menu découverte. La mondialisation dans ce qu’elle a de plus positif !

Il y a aussi les vins que l’on rencontre au détour d’une dégustation, comme lors de notre off De chemin en pistes avec les vins de plusieurs régions de France et les vins d’Agnes Lovecka, de Slovaquie, notamment les vins orange..
Comme sans nul doute, ceux que j’aurais le plaisir de déguster lors de notre autre off « Hors Pistes » que nous sommes 2 vigneronnes à organiser pendant Vinisud, les 14 et 15 février prochains. Jo Pithon, Vincent Caillé, Jean-Philippe Padié, Isabel Fonquerle, Estelle et Cyrille Bongiraud de Serbie, sont quelques un des vignerons qui nous font le plaisir de venir. La liste complète devrait être bouclée sous peu..

Mais tout ça au final ne fait que conforter une sensation : mon palais devient régional, nos vins chantent notre soleil, notre garrigue et quand il n’y en a pas, ça me manque !
Et j’ai encore tellement de vins encore à découvrir ne serait-ce qu’ici, en Languedoc..

Ce qui ne m’empêchera pas de vous présenter un tout petit domaine perdu de l’autre côté de l’atlantique lors de mes prochaines vacances..
Rendez-vous en avril !

VdV#81 : Le vin StarWorld

20150312_190945Quand j’ai pensé à ce sujet au début du mois, je pensais vacances, soleil, mer chaude, amis, repos..
L’actualité aidant, je vais vous entrainer vers une autre destination : le coeur du pays du vin.

Mais pas n’importe lequel : celui des papiers du vin, de ses AOC.

Un pays un peu comme celui de Lewis Carroll..

Toute ressemblance avec des faits réels n’est que pure vérité..

la jolie vallée de Cabrières

Je vous pose le paysage : Cabrières,  son importante cave coopérative, quelques vignerons en cave particulière et le syndicat de défense de l’AOC Cabrières.
Ce village est habité par d’irréductibles viticulteurs et vignerons qui résistent encore et toujours à l’envahisseur* des différentes dénominations qui voient le jour.
Et nous avec.


Atout Pic 2014 - 100% ClairetteNos vins sont tous en AOC. Languedoc pour les blancs et Languedoc-Cabrières pour les rosés et rouges. Deux cahiers des charges.
Nous n’avons pas la possibilité de faire du blanc en appellation Cabrières, sauf du 100% Clairette. Et hop, un troisième cahier des charges !
Que nous avons suivi pour notre Atout Pic blanc..

Vous suivez ?

Cahier des charges = contrôles. Logique.

Certains contrôles sont réalisés par le Syndicat des AOC Languedoc, d’autres sont sous-traités, avec le coût et les papiers supplémentaires que cela engendre pour nous.

L’année dernière, nous avons eu un avertissement pour notre rosé.
La cause ? Un nez réducteur.. Chaque (bon) dégustateur sait que, généralement, cela passe après un peu de temps. Les prélèvements ayant été réalisé 15 jours après la mise, rien d’étonnant. Le vin n’est souvent pas en place si tôt.

Ayant été mal conseillée, je n’ai pas fait appel, générant une procédure longue et un ping-pong de paperasse avec l’organisme qui chapeaute toutes les AOC : l’INAO. Conclusion : un avertissement.
cropped-20150206_191404.jpgHeureusement, nos clients ne s’y trompent pas et notre rosé, sans réduction, était entièrement vendu fin juillet !
Heureusement aussi, nous n’avons pas eu d’interdiction de vente, ce qui est possible lors de ces contrôles.

Bis répétita il y a quelque temps, appel à échantillons pour contrôle des Clairettes.
Hier, j’ai reçu un coup de fil d’une personne des AOC : notre Clairette est retoquée pour : goût de bouchon !
Chaque année nous avons un pourcentage de bouteilles bouchonnées. On les change et voilà..
Pour ce contrôle, nous avons donné 2 bouteilles, en pensant que la 2ème serait dégustée si l’autre était bouchonnée. Et bien, tenez-vous bien : les dégustateurs-contrôleurs n’ont pas le droit de prendre l’autre !!
Ne me demandez pas pourquoi, cette personne elle-même (qui travaille pour les AOC) n’en revenait pas..

Apparemment, cela vient de l’Inao.
Affaire à suivre..

Quand je vous parlais de Lewis Caroll..

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Nous avons décidé de ne plus faire de 100% Clairette, vous voyez pourquoi ?

Le nouvel Atout Pic est assemblé, dans sa cuve. Nous l’avons présenté pour la 1ère fois lors de notre petit salon en début de semaine où il a reçu un bel accueil.
Sa composition ? Clairette et le solde de Pic de Vissou qui ne passe pas en barrique : Roussane, Grenache blanc, Vermentino et une pointe de Viognier..

Nul doute qu’il trouvera sa place dans ma valise lors de mes prochaines vacances !!

 

* c’est bien évidemment une boutade, mais avec une part de vérité..

De la sensualité d’une peau de raisin à notre #HarvestChallenge ..

Pour ces VdV #78, Sandrine, notre présidente du mois, nous a donné pour thème « la peau » celle du vigneron, celle du raisin, la fleur de peau, la peau de chagrin non, celle-là est totalement proscrite !! Bref la peau dans tout ses états..
Et je dois dire que ça tombe diantrement bien pour vous peaufiner un sujet « en peaux de p’tits oignons » : juste après les vendanges, encore pendant les vinifications, et juste après la naissance de notre petite toute neuve et dont la peau est d’une tendresse infinie.. !

Bien mieux que la peau de nos mains.. taillée par endroits par des coups d’épinettes, tâchée par les antocyanes de nos Syrah et Grenache pendant leur récolte, mais aussi adoucie par le jus des raisins lors du tri, des rebêches en cave..
Nos doigts ont gonflé, la peau tendue comme des boudins d’avoir autant travaillé, des cals se sont formés : c’est de l’intense cette période !
J’ai l’impression d’être sur deux planètes différentes, celle de la douceur extrême avec ma poupette et celle du travail des vendanges, plus brutal.. Même si parfois ça se recoupe/rejoint : prenez un grain de Cinsault dont la peau est charnue, craquante, tendue comme une peau de bébé : la douceur est la même.
Prenez son jus lorsque la peau craque quand vous l’égrappez et le triez : ce jus est un miracle de douceur pour les mains..
Souvent, je dis à mes petits vendangeurs : allez-y à deux mains, elles seront toutes douces après et vos copines seront contentes !! Un m’a répondu cette année : « j’ai pas de copine »..
Ok, l’année prochaine, pour la sélection de qui vient en cave, on aura un test de plus : en couple ou pas ? 🙂

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Bref, ce rapport charnel est un peu partout quand on est vigneronne, même simplement avec les yeux, lorsque toute l’année on observe, regarde grandir et espère..
Et l’hiver, lors de la taille, quel plaisir de caresser le pied d’un cep, de le débarrasser parfois de ses couches de vieilles peaux, écorces devenues inutiles car en trop..
Je retrouve dans ce geste simple le même bonheur que j’avais à caresser les vieux meubles récupérés de droite et de gauche et que je restaurais, les parties en bois des vieux fauteuils que je retapissais..
Le bois et son côté charnel, chaud et vibrant, tellement parlant aussi : poncer jusqu’à retrouver LA douceur de la peau, avoir envie de caresser encore et encore cette sculpture, ce meuble, ce futur totem (mon prochain gros boulot..) !
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Quel rapport entre ce thème sur la peau et notre 2ème #HarvestChallenge  évoqué dans le titre me direz-vous ??
Plusieurs :  la douleur, les douleurs chroniques mettent les personnes « à fleur de peaux », à vif et sans défense, comme lorsque vous vous blessez et que vous ne supportez rien, y compris ce qui pourrait vous soigner..
Parce que ces douleurs chroniques sont peaux de vache, tellement !! Du jour au lendemain, votre corps se transforme et vous renvoie une image difforme, hors normes, hors société et parfois hors vie normale..
On vous conseille un massage, ce contact direct et doux sur la peau est tellement bon .. mais il se transforme en cauchemar, chaque pression, chaque passage de la main résonne d’une douleur incroyable.. La peau est un des vecteur de douleurs, une des portes d’entrée de ce nouveau monde. Et tout comme ce grain de raisin, vous ne souhaitez qu’une chose : vous échapper de cette peau de chagrin..

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Alors, durant cette journée du 4 octobre, nous comptons sur vous, vraiment, parce que seuls on ne peut pas grand-chose, à plusieurs on est si fort.. !

Dimanche prochain donc, vous pourrez avoir le plaisir de tâter du raisin, de venir ramasser avec nous nos toutes dernières grappes de Grenache blanc et de Roussanne, de prendre à pleines mains le gâteau pour faire la rebêche, là aussi, douceur des mains assurée !
Comme l’année dernière, chacun fait quelque chose à manger et on partage lors du repas. Rendez-vous à la cave 32 avenue de Clermont à 10h pour ceux qui veulent ramasser les raisins, à 12h30 ou 13h pour partager notre repas, nous fournissons les vins. En début d’après-midi si vous voulez juste participer à la vinification..
Vous pourrez ainsi faire avec nous notre Cartagène Parfum du Sud N°2 en échange d’un don à l’AFVD.
Les dons récoltés l’année dernière ont servis à former des bénévoles pour accueillir des personnes ayant des douleurs chroniques. Cette formation est indispensable pour réellement être à l’écoute et aider ces concrètement ces personnes. Il nous ont permis de participer à des colloques et de faire entendre nos voix de « patient-expert » auprès des médecins. Soyez-en infiniment remercié !
Mon idée de faire des ateliers et avoir un lieu est toujours très ancrée..

Nous comptons sur vous, vous pouvez vous inscrire par email sur le mien : byvero34@gmail.com, celui de Jean : jeanattard54@hotmail.com ou par téléphone au 06 74 14 88 91 ou celui de Jean 06 14 41 06 44.

Les maitres mots sont convivalité, rires et partage.. Et vive notre Cartagène N°2- Parfum du Sud !!

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PS : un détail, mais pas des moindres, ce don est déductible des impôts..

2 VdV pour le prix d’un !! VdV#77 Le vin qui vous ressemble..

Alors voilà, on efface tout et on recommence ! Et là, une immense question se pose : comment trouver un vin aussi tête en l’air que moi ? Un vin qui est capable de se tromper de sujet et de mois pour les Vendredis du Vin…
Donc, le sujet d’André est en fait : « Le vin qui vous ressemble », je suis mal là.. !

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  J’avoue que j’ai fait fort..
En fait c’est vrai, je ne peux vraiment pas le nier, je suis tête en l’air, mais pas volontairement, juste parce que trop de choses à penser, à faire, à vivre.. J’ai aussi une fatigue chronique qui bouffe pas mal de mes 2 neurones et ne m’aide pas du tout..
Et puis je n’ai qu’une toute petite tête (qui a dit « de linotte » ?! )..

Mais bon sinon, un vin qui me ressemble.. toujours de bonne humeur, joyeux la plupart du temps, pour qui rien n’est vraiment grave, à part ce qui l’est vraiment.. Ça parait une Lapalissade dit comme ça, mais non, c’est très réfléchi.
Jean me dit souvent « rien n’est grave pour toi ».. Ce n’est pas tout à fait vrai, mais si peu de choses en fait.

Qu’est-ce qui est vraiment grave pour vous ?
Réfléchissez-y vraiment et vous verrez qu’une fois qu’on enlève de cette liste les nombreux petits soucis quotidiens, les soucis dont vous vous faites un monde mais qui n’ont d’importance que celle qu’on leur donne et, somme toute, une durée de vie très courte. Prenez un grand recul, une bonne dose de patience, beaucoup d’amour pour l’humain et vivez plus serein..

Qu’est-ce qui me rend joyeuse ?
Tout ! Le soleil, le ciel bleu, mauve ou gris, le souffle de l’air sur la peau, les rires d’enfants…etc… Tout ces petits riens et les grands tout de l’amour des miens, de nos amis, de la vie.. Chanter en faisant le marché, en soignant les vignes, en travaillant. S’émerveiller d’un rien, tenter d’essayer d’arriver à profiter de chacune des petites choses de la vie, mettre du poétique au milieu de tout ça et rire, beaucoup !
Mais pour arriver à ça, il faut le choisir, le laisser s’imposer à soi. Il faut aller en profondeur, prendre le temps de faire un petit voyage intérieur, un aller-retour bénéfique pour répondre à cette question : « qui suis-je vraiment et comment je veux vivre ma vie ».
Et pour ça, il faut prendre le temps..

Alors un vin qui corresponde à cette description, pas si facile n’est-ce pas ?
Un vin qui soit prêt à rire avec vous, qui vous invite à le partager tout en ayant de la personnalité. Un vin qui ait une belle profondeur et richesse, qui soit souple et ample. Un vin qui vous dise : soit heureux, tout simplement !
Un vin qui ait un côté fruité accompagné d’un côté épicé, un côté gouleyant et rond, un côté léger et sérieux à la fois.. Un vin sans prétention mais avec une belle présence.

Evidemment, encore une fois mon métier reprend le dessus et je connais bien mieux les vins que nous faisons. Je vais donc (encore) vous parler d’un de nos petits (et juste du vin, sans plus de parallèle)..
Ou plutôt non, de deux, parce l’un comme l’autre ont ces qualités, mais Téthys a aussi cette rareté et élégance qui est un cadeau de la vie.

Ces deux vins Téthys donc et Atout Pic rouge, ont en commun le cinsault, ce petit cépage si tellement toujours joyeux ! Les deux ont en commun le fait que, à la fin des fermentations, au moment des assemblages, nous nous régalons de mettre le nez au-dessus de leur cuve pour sentir leur odeur, leur parfum. Ils ont en commun de nous rendre heureux, tout simplement !
Ils sont pourtant aux antipodes de notre gamme : l’un à l’entrée, l’autre sur la toute grande marche du podium.
Par sa simplicité, sa facilité, son nombre de bouteilles, Atout Pic est dans l’immédiateté, dans le « je suis prêt dès le printemps, et hop ! »
Par sa complexité,  la patience qu’il demande avant d’être au top, son petit nombre de bouteilles, Téthys est dans le « haute couture ».

Comme nous tous, ils ont une personnalité complese et multi-facettes..

Atout Pic-- Téthys

VdV#76 : En mai, boit ce qui te plait…

Tout un programme pour ma repise dans les VdV !  André Fuster, notre président su mois, nous trouvé là un joli sujet, comme un mois de mai..
Mais sous des abords faciles et légers, il se révèle difficile.. Parce que ces « petits vins », petits avec une énorme affection, rien de péjoratif, ces petits vins donc, sont ceux qui, souvent, font les grandes soirées, les moment mémorables, les moments simples d’amitié..

Sujet qui sied à merveille à ce mois de mai, mois du renouveau, des champs en fleurs et des jardins renaissants.. Période aussi pour nous vignerons pendant laquelle les vins (mis en bouteilles ou pas) se réveillent, s’étirent et commencent à être bien.

C’est aussi le mois des premières chaleurs, des premiers barbecues chez nous dans le sud.. Les robes se font plus légères, les vins aussi. Et c’est donc aussi le temps des premiers « pops » de bouchons de rosé, de vin rouge plus léger.. Ou de blanc à boire sous la tonnelle !

Je ne sais pas pour les autres vignerons, mais pour nous, c’est un moment un peu égoïste ou nos vins sont à l’honneur..
Nous profitons des petits jeunes tout en préparant les suivant dans les vignes..
nos vignes printanières

En avant donc pour (se) la Coulée douce et (jouer) nos deux Atout Pic, blanc et rouge..
Chacun se prête avec plaisir à cette redécouverte, voire cette découverte pour notre 100% Clairette, nos amis comme nos vins !

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Tchin tchin !!

Le vin du futur, Ange ou démon ?

Telle est la question posée, en version raccourcie,  pour ces #VdV 64, présidé par Doc Adn. La version longue est visible là.. Je crois que j’y répondrai par une autre question : pourquoi retrouve-t’on si souvent dans le petit monde du vin une vision si manichéenne ?

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En toute chose il y a du bon et du moins bon, mais avec plein de nuances entre les deux, comme un arc-en-ciel. D’ailleurs le blanc n’est-il pas la réfraction de toutes les couleurs et le noir leur absorption ? Ce ne sont donc pas des couleurs en soi..

Je n’aime pas vraiment les visions manichéennes, si définitives, sures d’elles.. Pas de place pour le doute, pour les questions, pour les discussions constructives, pour les échanges au final !

Pour nous, le vin se fait avec de la passion, du temps, de la réflexion, du travail, de la modestie et beaucoup de conviction. On met dans son vin beaucoup de soi, inconsciemment ou pas. Un des plus jolis compliments que j’ai eu, enfin, celui qui m’a le plus touché est  » Tes vins sont aussi gais que toi ! »

coeur-schiste-de-presNous avons un terroir superbe à Cabrières, avec des schistes gréseux datant de Mathusalem (au moins, si ce n’est plus !). Cette terre donne des vins avec une belle fraicheur, un côté mentholé pour certains et une magnifique minéralité, presque salinité pour d’autres. C’est elle qui donne le là, elle qui fait chanter les raisins.. Mais c’est nous qui décidons de faire un tri si minutieux qu’aucun morceau de rafle ne rentre dans les cuves, tel que je l’ai senti  dès le début, sans savoir pourquoi..
Nous qui soignons la vigne, enlevons les bras morts, faisant « souche-nette » à chaque moment de taille. Nous aussi qui choisissons le nombre de traitements à minima chaque année. Et tout ça n’a rien de manichéen !

Je suis convaincue que chaque vigneron, qu’il soit en bio, bio-dynamie, en lutte raisonnée ou pas, fait ce qui lui semble le mieux.. Je parle ici des artisans du vin. Et c’est comme ça depuis très longtemps et ça continuera sans doute comme ça.

Lache-moi-la-grappeQu’on utilise un tracteur, un cheval, des plantes ou du soufre et cuivre, ce n’est qu’un éternel recommencement.. Voir que des chevaux dans les vignes sont perçus comme le dernier des progrès est quelque peu..décalé, mais tellement beau et écologique. Un retour en arrière en quelque sorte..
Les anciens qui ont vu arriver les tracteurs dans les vignes ont sans doute été soulagés à leur époque. Tout comme ils l’ont malheureusement probablement été quand les pesticides et autres désherbants sont arrivés..

Il y a des choses à changer, pour la terre, sa vie, son érosion, mais chacun a son propre rythme. Et je le respecte. Personne n’a la science infuse, ni les vignerons, ni les dégustateurs, ni les cavistes, ni les sommeliers, ni les blogueurs..

Les façons de faire changeront probablement ou peut-être pas..  Mais je pense que si, la génotique, les soins par les plantes, la symbiose des plantes et de la vigne sont des pistes à suivre..
Quand les raisins sont tirés, il faut les boire et ça, il n’y a pas de raison que cela change !

Bref, pour moi, Il n’y a pas un vin du futur, mais des vins !! Et ils ne seront ni moins bons, ni meilleurs, ils seront au goût de ceux à qui ils feront plaisir et c’est bien ça qui compte au final, non ?

#VdV 63 : Eloge de la patience, la valse à deux temps..

-« Dis papa, on est bientôt arrivé ? hein, dis on est bientôt arrivé ? »
– « On n’a jamais été aussi près »  Aussi près devenant cyprès, donnant « quel arbre vois-tu ? » ..etc, par associations d’idées, le papa emmène loin de l’impatience son enfant.. Ce papa-là est vigneron alors la patience, il en connait un bout !

Notre présidente des 63ème Vendredi du Vin , Maïlys, nous propose comme sujet la patience.. Alors je vais vous dire : avant, j’étais patiente, mais ça, c’était avant ! Parce que maintenant, je suis patiente, vraiment patiente..

DSC_0344Parce qu’il y a le temps, celui de tout le monde, celui qui file vite, qui fait que tous les deux jours on est dimanche. Et il y a le temps des vignes. Celui qui bat au rythme des pieds de vignes, au rythme de ce que l’on peut faire en un temps manuel..
Un temps où les mains sont les aiguilles de cette horloge.

Penchée sur les pieds de vigne, le sécateur électrique main droite, main gauche dans le dos (un ami a vu son index diminuer d’une demie phalange il y a 3 semaines), musique en marche, je chante. Faux mais je chante ! Pas de voisin à qui je casse les oreilles, je peux m’en donner à coeur joie !
Après une heure à écouter les bruits de la nature, je profite de ma solitude, pleine, entière, sereine, au rythme de la taille, un courson après l’autre. J’avance, tout en laissant vagabonder mon esprit ou en chantant. 4 secondes par pied, 6 maximum, ça parait rapide dit comme ça. Mais le temps de la vigne, c’est rangée après rangée, parcelle après parcelle..
Ce temps-là, où nous faisons tout à la main, est un temps dur pour le corps mais un temps de bonheur pour la tête. Entre terre et ciel, libre, tout simplement !
La patience ouvre sur cette liberté-là..

Dans ce métier, il y a aussi la patience d’après vigne, la patience du vin. Cette patience-là, c’est la même que celle d’un parent attentifIMG_1802 à ses enfants.
Une fois que le raisin devient jus, commence pour lui une autre vie : embryon de vin, bébévin puis adovin pour finir aduvin puis pépévin et parfois même aïeuvin !!

Ces passages d’un âge à l’autre, nous les accompagnons en douceur, un pigeage par-ci, un remontage par là.. Il fait froid ? Voilà que la syrah nous fait de l’apnée juvénile ! La pression atmosphérique change ? Voilà que le cinsault boude..
Et que dire de leurs changements une fois en bouteille.. Nous patientons souvent avant de vous les présenter. Et chaque année l’on se dit que les salons sont trop tôt. Que nos vins ne sont pas prêts pour les demandes d’échantillons pour les guides et autres présentations officielles, tout jeunots qu’ils sont ! Souvent nous patientons, parfois un an ou deux avant de vous les confier..

Car tout comme les enfants, ils quittent le nid et vivent leurs propres vies, et là, c’est à vous de prendre la suite..
À vous d’être patients, de vous dire qu’un vin peut être mal réveillé, mal luné parfois. À vous de lui donner confiance en le mettant dans de bonnes conditions, à bonne température, de lui laisser le temps de s’ouvrir. Il vous en sera reconnaissant en donnant le meilleur de lui-même, en s’ouvrant de minute en minute, d’heure en heure. Et, si vous êtes seul à vous en régaler, il vous attendra chaque jour*, patiemment !
*et ce pendant 6 jours au moins

Résumé des Vendredis du Vin #62

Pour ces VdV #62 dont je me suis fait une joie d’être présidente, je vous ai demandé de trouver le vin qui vous siéra le mieux.. Merci de vous être prêté au jeu, j’ai pris un grand plaisir à vous lire.
Mais place au résumé (Ouffff et quel résumé !! )

David Farges Abistodenas du blog éponyme jaunefait le décompte de ses 12 mois de blog, 1 an, ça se fête !!
En musique avec Step by Step (New Kids On The Block Touch) et en vin avec ce vin jaune dont il nous conte le nez, l’attaque, la bouche et la finale comme il sait si bien le faire, concluant :
« Pour nous accompagner dans ce périple, un vin de méditation, un bouzin qui agite le neurone, évoluant au fil du temps qui passe, comme une idée rêvée, crapahutant de branche en branche, en espérant qu’elle tombe un jour dans l’escarcelle des choses menées à bien… Un vin jaune, avec un peu de bouteille, comme un regard conciliant et paternaliste, sur la fougue d’un propos encore à dompter. »

Tom Delanoue sur son blog 1098 avoue s’être creusé la tête, moins pour le vin que pour sa bonne résolution de l’année ! Ce garçon est pannonhalmi_infusio-166x300heureux dans sa vie -ça aussi ça se fête !- Sa résolution sera, au final, de continuer à voyager. Les voyages forment la jeunesse dit-on, mais pas que ! Je partage tout à fait son envie.
Le voyage, n’est-ce-pas finalement quelque chose de vraiment cool ? Et donc une bonne résolution à reproduire chaque année ?
« Et bien puisque c’est comme ça, je la prendrais armé d’une bonne bouteille découverte pas plus tard que ce week-end, dans un super restaurant de Budapest. Et cette bouteille, elle vient de la région de Pannonhalma, du domaine Apátsági Pincészet. Elle est composée à 80% de Merlot et 20% de Cabernet-Franc, et nous offre un voyage gustatif très fin, autour des arômes de torréfaction, de cacao, tout dans une belle originalité et délicatesse. Quelque chose que je n’avais encore jamais goûté, avec une belle typicité et personnalité. Cette bouteille, c’est une Infusio, millésime 2011. »
Voilà un beau début de voyage !

Sur son blog Very wine trip, Maïlys nous donne envie de fêter cette nouvelle année… presque tous les jours ! Mais La-Grande-Année-Bollinger-2004-v3-300x300avec n’importe quel champagne..
La grande Année de Bollinger (2004) « Cette Grande Année n’était certainement pas à son apogée en terme de maturité (le millésime 2004 reste « jeune » et doit certainement encore pouvoir supporter sans souci quelques années en cave) mais laissez-moi vous dire que ce champagne était déjà grand, et même très grand. Finesse des bulles, complexité des arômes, ampleur en bouche, longueur de folie…Bref, si je n’ai pas « pleuré de bonheur » en buvant ce champagne, il m’a suffisamment épatée pour que j’en redemande ! »
Je te souhaite de tout coeur  encore plein de bulles et une belle réussite !

Eric Leblanc, nous fait découvrir, sur son blog si bien nommé Le petit blanc sans col, ce que va être sa nouvelle vie.. P1060048_tComme il dit, parfois il est des connections qui n’ont rien à voir avec le hasard ! Il va donc prendre son envol lui aussi, dans sa propre cave « Dans quelques semaines, j’aurai le plaisir de vous accueillir à la cave Mille et un Vins, 10 place du Lion d’Or à Lille, et de vous présenter une large sélection de vins d’artisan-vignerons, amoureux de leurs vignes, de leur terroir et de leur biodiversité ! Vous y trouverez des vins biologiques, des vins biodynamiques, des vins « nature » stables, des vins « viticulture raisonnée », et enfin des vins sans label mais plein d’éthique environnementale. Mais surtout des vins qui ont des histoires à vous raconter ! Sans oublier une large gamme de bières, cidres et spiritueux qui, eux aussi, ont des contes à susurrer à vos papilles ! »
Et de nous proposer Des pieds et des mains, cuvée de cabernet franc de chez Boisard. Qui l’a visiblement inspiré puisqu’il a trouvé une citation pour sa cave « « Il faut vivre ! Mais en attendant, viens donc chez moi, j’ai du bon vin… ». Une bien belle entrée en matière !

Ensuite vient Sand, non pas George Sand, je dirais plutôt Sand George (et je la vois déjà écrire « Oh wait ! » 😀 ), Sand wpid-dsc_2446qui vient d’être élue « meilleur homme de l’année » par la RVF (revue des Vins de France) dans la catégorie blog. Rien ne nous étonne plus ! La pinardotèque a gagné ses lettres de noblesses par le style, l’humour, la franchise de Sand, si vous ne connaissez pas, inscrivez-vous..
Bref, Sand donc, nous conte son amour pour un cépage, au travers des vins de Claude Courtois. Toute une année de re-découverte du sauvignon, voilà ce qu’elle nous promet : « ..Rien que pour ça, je dis chapeau monsieur Courtois. Faire des vins aussi différents et aussi remarquables avec un cépage comme le sauvignon. Top! J’avais oublié que je l’aimais, ce cépage. Trop souvent perdue dans les urines de chat même pas lol, trop souvent déçue par des acidités trop marquées. Et puis là, c’est un monde qui se ré-ouvre.
Allez cher sauvignon, toi et moi on va passer du temps en 2014. J’ai envie de te re-découvrir, de te re-explorer, de partir à la conquête de toutes tes facettes. J’ai envie de t’étendre tout nu et de voir ce que tu vaux. »

 

Catherine, du blog une femme des vins, nous entraine dans le froid mais avec une belle chapka, avec un vin du 6a00e54fa719a1883401a3fcafd35e970b-120wicomté Tolosan (assemblage de Gewurztraminer et de Riesling) au nom de Sibéria.
« Et bien c’est un vin blanc doux du Sud-Ouest, pas un vin d’appellation mais une IGP Comté Tolosan, issu de l’agriculture biologique, élaboré par un domaine qui est beaucoup plus connu pour sa négrette et ses vins rouges que pour ses vins blancs.
Tiens, mon  année sera-t-elle placée sous le signe du non-convenu ?
Parce que le début du printemps équivaudra pour moi à des températures très, très basses, à une immense étendue glacée au cœur de l’Asie Centrale, à des eaux si pures que l’on y distingue des pierres à 40 mètres de fond, j’ai choisi un vin qui s’appelle Sibéria.
Tiens, mon année sera-t-elle placée sous le signe du voyage ? »Non convenu et voyage, nous avons donc des points communs !

Pour Olivier, le vin de cette année (comme pour les autres années ?) est celui de l’AOP Pézenas, ville à laquelle il viscéralement attaché. Sonpanorama-bouteilles-pezenas-1024x228 blog porte bien cet attachement, notamment dans le titre Showviniste.  Chauvin poursa ville et pour la vigne ! « Au cœur d’une ville, comme ici, celle pour laquelle j’ai un attachement profond, quasi viscérale, on touche du doigt l’avenir de notre pays. Nous sommes devenus un immense champ d’attraction touristique qui nous fait vivre. Si nos barreaux sont invisibles, nos contraintes sont bien réelles. Nous ne produisons plus, nous exposons. Qui résiste dans ce tourbillon de la modernité ? La vigne en premier, bien que touchée, meurtrie, abîmée par la mondialisation, elle résiste, se relève. Elle est la seule à pouvoir se réjouir de produire, de la richesse, du plaisir, du lien, par millions de bouteilles. »

Pour Marie, du blog Drink a beat se poser la question est un peu trouver la réponse.. « Un millésime d’exception il_plagio_when_we_dance_720x600pour influencer le hasard ? Un Villa Minna pour me rappeler ma chère Provence ou un Klein Konstantia pour célébrer mon Afrique natale ? Un 2013 pour porter un dernier toast à cette année qui vient de se terminer ? Ou un Bordeaux pour devenir chauvine ici aussi ?
Et si au lieu de tout cela 2014 était l’année de Drink a Beat avec une quille me représentant parfaitement ? Une cuvée qui respire l’harmonie et la musique à l’intérieur comme à l’extérieur ? Après Sister Moon (cultivée en biodynamie) nous voilà donc face à When we dance. Assemblage de Sangiovese, Canaiolo et Colorino, la dernière née du domaine Il Palagio dégage de jolies notes florales et fruitées et trouve un bel équilibre en bouche avec des tanins bien fondus. Un résultat surprenant qui prouve que traditions Toscanes et ego de rockstar peuvent être compatibles. On appréciera aussi l’étiquette mi-wine mi-gaga pour ce délice gustatif et auditif. »

Musique et vin, un duo toujours gagnant !

Notre Taulier, Jacques Berthomeau, profite quand à lui de ce Vendredi du Vin pour nous annoncer qu’il s’éloigne de photo730facebook..  « Tout passe, tout lasse, et il est des voisinages dont j’ai décidé de m’éloigner… Certains « amis » sur Face de Bouc sont trop souvent de faux-amis, des voyeurs sournois, des poseurs de commentaires de water-closer, des faux-nez stipendiés que je n’ai pas envie de cautionner.
Voilà, c’est dit. Ce n’est pas dit bien sûr à l’attention de la présidente de ce vendredi du vin et ça n’appelle pas de commentaires de la part de ceux qui se sentiraient visés par mes lignes. »
Ça m’attriste toujours de voir que ce sont les minorités, les gens tels qu’il les décrit qui gagnent au final.. Mais je respecte son choix, du moment que son blog continue ! Il ne nous soumet pas une bouteille, mais une chanson « Summer Time« , dont la version que je préfère est celle de Bono et les Coors..
(mais tu sais Jacques, que tu peux aussi faire le ménage sur fb.. )

Le suivant est un petit nouveau, première participation aux VdV ! J’aime de nom de son blog « Vortex du gosier« , un peu décalé, un peu géant, ce titre me fait penser à la toile du Gréco avec le géant mangeant un de ses enfants.. ! Fred se propose de quitter les autoroutes de découvertes des vins pour prendre de plus en plus de petites routes, en prenant son temps.. Son vin « fil rouge » pour cette année de découverte 2014 sera méditerranéen : « .. Ce vin c’est le SP68 d’Arianna Occhipinti. Un vin équilibré, aérien malgré le soleil de plomb qui le fait naitre. «Un vin qui fait très « bourgogne du sud » sans une once d’alcool ressenti.»  De la finesse, de la tension. Enfin top de chez top. Ce vin, assemblage de Frappato et Nero d’Avola, porte le nom d’une strada provinciale, un petit chemin de traverse qui vous éloigne des grosses cavaleries lourdes pour vous permettre de vous plonger dans la vraie terre, celles des paysans, des artisans, des vrais auteurs en fait.
Mais ce vin sera le fil rouge de mes découvertes, le compagnon de ce parcours. Du simple, du bon, sans préjugé, sans frontière. Apprendre, toujours apprendre, en Corse, en Italie, ailleurs, mais aussi ici. Le vin d’Arianna me rappellera la ligne fixée, celle justement de ne pas en avoir. Un vrai tournant. »
Heureuse de cette 1ère participation réussie Fred, futur présidentiable des VdV ! 😉

Nathalie nous fait part de ses incertitudes pour l’année à venir.. Un déménagement peut-être ? Des changements ob_6eb37c_jocundazsurement.. Comme elle le dit si bien sur son blog Côtes-du-rhône news, le vin peut être divin, mais devin ?? Ceci-dit, je suis sure que de bonnes idées ont du fuser après une soirée dédiée à Bacchus ! Bref, devant tant d’incertitude, l’âme d’enfant revient au grand galop et l’envie de se réfugier dans un « vin-doudou » aussi ! « Alors pour se remettre, dégainons le vin-doudou : le Massif d’Uchaux Jocundaz rouge du Château Simian ; quelque soit le millésime, il nous laisse toujours dans le coeur un bien-être, un confort et en bouche un velouté, une suavité douce et chaude, richement fruitée, une belle minéralité, droit dans ses bottes, honnête et franc, tellement sympathique comme son vigneron, Jean-Pierre Serguier. Un vin dans lequel on peut avoir confiance et sur lequel on peut se reposer, sans crainte d’être déçu. »
Que cette année ne t’apporte que des bonheurs Nathalie, dussent-ils passer par un déménagement..

Arristo Bomba nous fait traverser une dégustation de plusieurs vins comme on emprunterait une route de vacances 4076251_origou de la vie.. Un tournant par-ci, un virage par-là.. Je n’ai retenu qu’un seul de ces vins, un vin qui lui fait penser à une grande maison et j’imagine tout de suite une maison de vacances avec des amis, des chants et de la joie.. « C’est le tournant blanc de Graziella qui suivra dans la route vinicole de cette soirée, un tournant étonnant et grand comme une maison…  C’est l’étrange cuvée Primadonna 2011 à base de Pinot Noir, Chardonnay et Chenin, un VDP de Loire  du Domaine Chaume. La minéralité tranchante presque  chablisienne est suivie par le coté vineux du pinot noir et le fruit du Chenin. Un vin riche, tendu et croquant comme on l’aime ! Un vin pas évident à positionner sur la carte géographique française, mais beaucoup plus facile  à positionner dans la cave d’une nouvelle maison ! »
Bonne route donc !

Guillaume, quant à lui, nous fait un Petit éloge de la fidélité sur son blog découvertes vins. Tout en répondant à la question qu’il ne comprenait pas à ses débuts « pourquoi acheter le vin par carton de 6 ? » : « C’est alors que je compris qu’une cave composée de bouteilles orphelines est vouée à l’échec. Ce qu’il faut c’est développer une certaine intimité (et même une intimité certaine) avec un vin, avec un vigneron. Suivre le même vin sur plusieurs millésimes, comprendre son évolution, identifier sa trace, apprendre à le connaître. Pouvoir se permettre de le boire (trop) jeune, en cours de vieillissement ou à maturité, sans chercher à tout prix l’accord parfait, le moment clé, l’apogée illusoire. En bref, acheter au moins 6 bouteilles. »
Et, pour consoler des jours « de moins bien », il se tourne vers un Chambolle de Roumier.
(pas de photo d’illustration de son vin..sniff !)

Pour Sylvain, de Midi-vin cette année ne s’annonce pas géniale, mais d’un point de vue général (bonnet rouge..etc..) Quart_de_Chaumes-176x300et puis il n’y a pas de rime à 2014 année de … rien ! 🙂 Alors un peu d’humour et un Quart de chaume.. « En écoutant la radio aujourd’hui, j’ai appris que 100 à 200 millions de neurones étaient présents dans notre intestin ce qui en faisait notre deuxième cerveau appelé le système nerveux entérique. Que le microbiote (oui c’est comme cela que l’on nomme toutes les bactéries qui batifolent dans nos boyaux) intestinal avait une influence mesurée sur le comportement social (test effectué chez les souris uniquement : tu crois qu’elles vont liker mon post ?).
Alors pour celles et ceux qui sont privés du premier (je l’explique celle-là ou pas ?), faites vous du bien en mangeant bon et sain, en buvant (modérément) des douceurs extatiques comme ce Quart de Chaumes de Patrick Baudouin afin que la paix vous gagne et que vous nous laissiez peinards. »

Amen !!

Olivier, notre magicien d’Oz (Olivier Zavattin) nous dit comme aurait pu le faire de Funès, nouvelle année ? et Paf !!
« Ce Compagnon, je l’imagine plutôt en Magnum, car l’année est longue…IMG_5147
Plutôt gorgé de Soleil…pour me donner du punch..
Racé mais élégant…
Typé, légèrement épicé…
Floral au parfum de violette…
Nature…car cette année je ne veux avoir mal à la tête !
Avec des tanins mais tout en finesse…
et surtout de la longueur…
de l’équilibre pour traverser ces douze mois…
de la fraîcheur afin d’avoir la banane toute l’année, hiver comme été…
Une belle acidité… pour la sécurité et la fidélité…Bref , c’est un Magnum de Syrah que je prendrai pour compagnon en ce millésime 2014
Et Paf !
Paf la syrah de Jeff Coutelou tellement bien décrite !

Un Olivier peut en cacher un autre.. Voilà qu’ Olif veut s’allonger sur mon divan !! Je préfère partager un verre et un 3900141580pique nique dans nos vignes !
Pressé par les nombreux salons ayant lieu ces semaines-ci : » Pas trop le temps pour une psychanalyse du jurassique, à l’heure de partir dans la Loire. Et je ne vais pas tout dévoiler non plus. Mais, pour m’aider à surmonter le mal du pays, je ferai sans doute le plein de savagnin à la veille d’être parti et je me gaverai de ploussard mardi soir en rentrant. Le vin du Jura, l’autre versant du vin, à l’instar des montagnes du Jura. Et peut-être même bien que j’en emporterai une ou deux bouteilles en Anjou, tiens!

Bonnes dégustations !

Notre GéGé national (oui je sais bien qu’il est belge, et alors ?) choisit un vin compagnon de chaque instant. Pour se Mas-de-Libianfaire, il va se promener, via son blog  : « Je me décide donc à choisir mon « vin compagnon de chaque instant » d’un Domaine dont tout le monde à parler voici un peu plus d’un an, avec la perte catastrophique de plus de 30.000 litres de vin en raison d’un gros pépin dû à l’utilisation des cuves en béton récemment livrées. Vous aurez reconnu le « Mas de Libian ». Cette unique cuvée produite en 2011 (en raison du faible volume, il était impossible d’élaborer toutes les cuvées habituelles), était non seulement très réussie, mais à chaque gorgée, je pensais avec émotion que je dégustais « une rescapée » et aussi aux difficultés que devait surmonter le Domaine. ‘Côtes du Rhône « Cuvée Bout d’Zan » d’Hélène Thibon, Mas de Libian 2012 ».

Gérard, notre passeur d’émotions.. 🙂

 

 

Nina, de Lost in wine, nous parle de son année à venir avec fougue, ce qui lui va comme un gant ! Elle l’accompagnera volontier d’un Château Bouscaut, nous disant :
« Ce qui me plait IMG_2098dans ce vin, c’est son nez complexe, parce que mon année ne serait pas fun sans un peu de complexité à l’intérieur…
J’y ai même décelé un pointe d’olive ce qui me rappelle que pour finir le Sud n’est pas très loin quoi qu’on en dise 😉
Ce que je redoute à chaque début d’année c’est qu’elle ne soit pas mémorable… J’ai envie que de janvier à décembre je ne trouve pas une minute pour m’ennuyer !

Nul doute qu’elle le soit mémorable !

Benoit, notre retardataire pour ce coup-ci, reste pour l’instant dans l’imaginaire.. Sur son blog La vérité du verre, il se pose des questions.. A quoi pourrait ressembler le vin vin-surprised’un tournant très attendu ? « Simple et enjoué peut-être comme la cuvée « Soif de Plaisir » du Clos de l’Origine ou bien encore complexe et prenant son temps comme la cuvée « Paso Doble » d’Anne-Sophie Duboisje sais, vous avez compris, je suis totalement fan de ce vin. » et de continuer la liste..
« En attendant, je continue de rêver, avec l’envie folle de découvrir en 2014 encore tous pleins de vins qui me feront patienter ! Et je sais qu’ils seront encore nombreux à me supporter… »

Les vins ne manquent pas et ce sera peut-être un vin-surprise ? !!

Michel quant à lui m’a laissée perplexe.. Pas devant sa déclaration d’amitié qui me touche, mais sur ma liquéfaction !! « Mon vin-compagnon, c’est toi ! » me dit-il.. « Deux petites minutes à te contempler. Pas assez de bagou pour te retenir. Je te regardais filer quand on m’a servi ce 2004 de la maison Jacquesson, un Grand Cru d’Avize bien avisé, aussi riche et lumineux que ton regard, aussi rond et blanc argenté que tes cheveux ce jour-là relevés sur le sommet de ta tête. Un vin droit dans ses bottes, comme toi, chère vigneronne, un vin singulier, comme tu les aime sûrement. Un vin compagnon. »
Merci Michel pour cette belle amitié 🙂

La dernière enfin, notre Sylvie-sans-blog, femme attachante à la faconde et au verbe juste. Sylvie pour qui j’éprouve là aussi une belle amitié. Je vous livre son texte en entier :
« Ah l’année de tous les changements ! L’année des déménagements, suggère notre Véro….ça, pour déménager, je déménage.
Physiquement d’abord puisque je quitte définitivement la froide Lozère pour aller vérifier du côté de Marmande si les tomates y sont meilleures. Au moins les verrais-je mûrir.. ce qui du côté de Saint Chély d’Apcher est un phénomène si rare que là-bas les tomates on ne les mange pas : on immortalise les pommes d’amour sur papier glacé, on les naturalise, on les met dans le formol pour ne pas oublier que oui, une année sur 20 la tomate peut mûrir en Lozère.
Et intellectuellement ? ça pour déménager, je déménage aussi depuis toujours et je l’espère pour encore longtemps, c’est nouveau pour personne.
Changer de lit, changer de corps / A quoi bon puisque c’est encore/ Moi qui moi-même me trahis » disait Aragon.
Alors changer de vin, à quoi bon ? Je n’ai pas de « vin préféré », mon vin préféré c’est celui que je boirai demain avec l’espoir qu’il sera aussi bon que je l’ai imaginé.
Mes différents déplacements sur le territoire de ma future maisonnette m’ont amenée à goûter des vins que je ne connaissais que par leur triste réputation. Pourtant il m’en a été donné à boire, de ces Côtes du Marmandais, qui sont fort intéressants. Oh ce ne sont pas des vins que l’on trouvera de sitôt sur les tables triplement étoilées (sauf si un Chef venait à être couronné par le Guide Rouge à proximité, et encore!) mais ceux que j’ai goûtés sont entre passables à tout à fait excellents, aucun en tout cas n’est parti dans l’évier. Et c’est bon signe parce que je suis devenue difficile : comme Churchill, je me contente du meilleur.
J’ai retenu parmi mes découvertes Elian Da Ros et Clos Cavenac. Mais je n’ai pas encore, bien loin même, tout découvert de ce pays qui m’enchante déjà. »
Beaucoup de bonheur pour toi dans ta nouvelle vie.. 🙂

Voilà, je crois avoir pensé à tous, si tel n’est pas le cas, un petit mot et je rectifie.
J’ai été très heureuse de vous lire, de vous découvrir, de vous avoir fait réfléchir aussi !
Belle année à vous, virage, tournant, ligne droite, je vous souhaite le meilleur et je laisse la présidence à la charmante Maïlys pour le prochain sujet..