Pour une nouvelle, c’est une nouvelle !

Une nouvelle, en écriture, c'est une histoire courte, je ne vous apprends rien. C'est ce que je vous propose pour vous aider à garder les doigts de pieds en éventail si vous êtes en vacances. À vous délasser le soir si vous bossez. Sans prétention aucune, sans savoir non plus où elle nous mènera puisque je n'ai écrit que le tout début !

Je pourrais continuer à vous parler simplement de nos vignes, ce que je ne cesserai pas de faire. Vous parler de ce petit monde agité du vin, avec ses bulles et ses couleurs. Des orages de grêle qui font trembler des amis vignerons.
Mais sincèrement, j'ai comme un besoin de changer avant d'être routinière.
Sortir de sa zone de confort (tout relatif le confort quand on est vigneronne) et tenter de vous raconter une histoire..
Comme on le dit à l'orée d'un film "toute ressemblance avec des personnages..etc… " vous choisissez la suite.
Les personnages principaux se nomment Vina et Vino Vinum et vous souhaitent la bienvenue !

Il était nu. Comme un ver. Pas sous la douche ou un autre endroit ad’hoc, non, là, devant elle, dans ses vignes, un homme se baladait en tenue d’Adam !

Prise au dépourvue, Vina cria «  non mais vous gênez pas, faites comme chez vous !! ».

Sans un regard, l’homme lui répondit «  mais je suis chez moi ! » et détala comme un lapin en direction de la garrigue bordant les vignes.

« Non mais c’est quoi cet énergumène à poil ? Va voir de quelle vigne j’me vendange ! « 

Oupss, en parlant de poil et de vendanges, il est grand temps de rejoindre Pile et Poil dans le plantier !

Les premiers sont les derniers dit-on, mais dans ce cas c’est l’inverse : le dernier planté est souvent le premier vendangé.

Tout en continuant à maugréer, Vina remonte dans le pick-up, avec à la main les échantillons de grappes qu’elle vient de prélever pour doser le Grenache et le Cinsault. 10 grappes prises à l’aveugle afin de voir les maturités et leur homogénéité. 7 de Grenache, 3 de Cinsault pour être exact, histoire de respect le pourcentage de chacun composant le rosé.

"Alors les garçons, combien de caisses ? Un aller est près ? "

Sachant l’importance de cette première tournée, celle qu’on commence dès le jour levé, Pile et Poil, ont, comme d’habitude, assuré. Les 16 premières caisses sont prêtes, toute mises à l’ombre des souches.

Vina regarde, scrute les caisses, craignant celles pleines de jus, signe de mauvais ramassage des équipes ou de grappes avec des vers ou autres drosophiles suzuki..

Rien, tout est parfait. Les raisins sont dorés à souhait, les grappes bien formées et de belle taille. De quoi très bien commencer cette première journée de vendanges.

Pile et Poil, surnom affectueux que Vina a donné à ces deux inséparables de la vie, amis depuis toujours, leur va comme un gant : un duo comme on en trouve peu dans une colle. Attentifs à tous et à chacun. Un oeil partout, aidant l’une tout en continuant leur rangée, ils sont partout ! Un vrai grand soutien pour Vina.

«  Bravo les garçons, c’est magnifique. Je compte sur vous pour continuer à ce rythme et avec cette qualité. Je file amener les caisses à Vino, ce serait bien qu’il y en ait autant quand je reviens ! »

Elle sait que c’est tout un challenge pour sa petite équipe, mais aussi à quel point il est important d’avoir un bon rythme avant que la grosse chaleur n’arrive. Et puis Vino attend pour commencer le premier pressoir..

La suite tout bientôt 🙂

À peindre ou à laisser..

À peindre ou à laisser tel quel, c’est que l’on vous propose avec le lot de la tombola que nous organisons ce samedi..
Quel lot ? Un gros lot 🙂

Ce samedi 22 juillet nous vous ouvrons à nouveau toutes grandes les portes de notre Chai de Cabrières. Avec en prime une tombola dont LE lot est… tadammm roulement de tambour…… une barrique de 225l, en chêne français.
Sa valeur est inestimable puisqu’elle a contenu de notre Pic de Vissou ! 😉

Si elle n’est plus apte pour le service du vin, par contre elle est en très bon état pour servir de décoration.
Tous les renseignements sont sur notre site internet.

Comme vous vous en doutez, ce ne sera pas chaque année, à vous de venir saisir l’occasion !
Que vous soyez à Montpellier ou en vacances, venir vous fera une belle balade et nous nous ferons bien-sûr un plaisir de vous faire déguster nos vins.

Je vous donne quelques idées de transformation de la barrique, au cas où vous en manqueriez 🙂
En niche pour votre chien avec le DIY ici
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En fou de la route, pour le road-trip de l’été. Bon, il n’y en a qu’une, c’est juste un début !
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En frêle esquif pour des vacances au bord de l’eau, genre pirate des caraïbes !

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En avion, pour voler vers de nouvelles aventures !

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Bref, vous avez le choix limité par votre imagination et vos talents de bricoleur 🙂

Vote tricolore à venir : Rosé, blanc ou rouge ?

Un peu d’absence due à une bonne cause : les vacances ! J’en ai profité pour tout (presque) oublier sur le vin et apprendre plein de choses sur le thé, le riz, les éléphants (pas roses) !!
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Puis rentrée, travail derechef,  avec une énergie presque touteneuve..

Dimanche, après être allés voter, nous avons passé le reste de la journée dans les vignes. De quoi se mettre les neurones au repos et profiter de la belle journée sereinement.
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Quand je vois les invectives, les commentaires et autres posts sur les réseaux sociaux, je me dis qu’on a vraiment bien fait !

Et si l’on vous proposait de vous joindre à nous le prochain dimanche d’élection ?

On a les vignes magnifiques en cette saison.
On a notre urne magique, celle dans laquelle on peut cracher tout à loisir pour les ceusses qui en on besoin.
On a de beaux endroits pour des pique-niques et surtout, surtout : on a trois couleurs de vins.
Comme les trois couleurs du drapeau français.

Donc : vous venez avec votre pique-nique, on vous fait déguster nos vins, vous élisez votre couleur -ou vos couleurs- et hop dans les vignes !

On vous proposera des formules pour vous la « Coulée douce« , pour parier sur les « Atout Pic« , pour envoyer un message avec nos « Bouteilles à la mer« , ou faire connaissance avec nos « Pic de Vissou » 🙂
Et pourquoi pas finir sur une petite note sucrée avec notre « Parfum du sud » !

Vous pouvez vous inscrire ici ou en m’envoyant un message facebook https://www.facebook.com/mas.coris

C’est ma tournée !

Façon de parler.. Disons que je suis à Paris pour faire déguster nos vins à quelques professionnels et pour une journée de dégustation chez Christelle, notre charmante caviste de Neuilly.
J’en profite donc pour vous donner les dates et lieux où vous pourrez me/nous retrouver en dégustation.

Samedi 25 février chez Christelle donc, aux Caves du Parc, à Neuilly, pour une journée rencontre et dégustation de notre gamme.

Le 12 mars à Claret, joli petit village héraultais pour les Héritières de Bacchus, avec un team de vigneronnes uniquement. Parrain prestigieux cette année en la présence de Philippe Faure-Brac, grand connaisseur s’il en est, aimant les vins et ceux qui les font.16797177_1714291952195724_5742715543400929076_o Une belle journée en perspective !

Le 16 mars, ce sera dégustation au Mas de Saporta, soirée sur le thème des vins bios.

Les 17-18- et 19 mars, je serai à l’Horme, pour la 2ème édition du Gier Vin.

16819083_1574352612594751_319442274153378327_oLe parrain cette année n’est autre que Dominique Hutin dont vous avez du entendre la voix sur France Inter pendant quelques années. Un parrain gourmand et connaisseur , avec une belle humanité.

Le 24 mars, sera le grand jour de notre mise en bouteilles, journée qui compte triple !!

Voilà, vous savez tout sur les multiples occasions de venir déguster nos vins, à vos agendas..

Ha oui, j’oubliais de vous dire aussi, nos vins sont heureux d’être depuis cette semaine dans la cave et sur la carte du magnifique restaurant Baudelaire. Une belle étoile de plus pour notre grand bonheur 🙂

 

 

 

 

Belle et bonne année !

Il est plus que temps de vous présenter nos voeux, à ma manière.. Sans chichi, en une seule prise, de mon téléphone portable. Rien de très professionnel, mais avec mon coeur.
Du milieu des vignes hier, par un matin venteux et froid. Avec un soleil aussi timide que moi..
Qui dit vent dit bruit..
C’est une vidéo spontanée, comme vous pourrez le constater !

Excellente année à vous !

Comme un parfum d’automne..

Et ce parfum est notre N°2, la Cartagène que nous avons laissé vieillir tranquillement en cuve depuis les vendanges 2015. Nous l’avons mise en bouteille le week-end dernier, elle est donc disponible pour vos cadeaux de fin d’année !

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Nous avons fait ça entre amis, à l’ancienne, durant une journée très convivale. Comme la Cartagène !
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Pour notre Parfum du Sud n°2, nous avions vendangé des raisins surmûris de Grenache blanc et de Roussanne. Ses notes sont toutes d’écorce d’orange confite, de mandarine et d’orange amère (mais pas trop..).

À boire toujours très frais…

Pour le reste des vins, nos petits sont passés du stade embryonnaire et bouillonnant des fermentations alcooliques, à celui de bébés gazouillants des fermentations malolactiques.
Ils sont maintenant presque tous au propre, à l’abri dans leurs cuves et barriques, pour passer un hiver douillet.
Les vinifications ont été aussi longues que les vendanges ont été courtes !!

Pendant que le chai arrive dans sa phase de sommeil hivernal, nous venons à votre rencontre pour faire nos gammes..

Je serai à Paris la semaine prochaine, pour 2 dégustations :
Le 18 novembre au Lieu du Vin chez notre ami Philippe Cuq de 17 à 21 h
Le 19 novembre chez la sympathique Sophie, dans son « Chai Sophie » de 11 heures à 13h et de 17h à 19h.

Et nous serons à Montpellier
Le 23 novembre, chez Dominique, au Trinque Fougasse O’Nord
Le 24 novembre, mais chez Mathieu cette fois-ci, au Trinque Fougasse O’Sud !

Save the date, à tout bientôt !!

Et si l’on faisait une rebêche ?

Parce que les (raisins) vignerons ont bien été pressés par les écrivains/journalistes/écrivaillons de tout poil, si nous nous posions les bonnes questions à propos de qui est vraiment journaliste, avec sa carte pro ? Qui a déjà fait tout un cycle chez un vigneron ? Qui connait vraiment tous les aspects de notre travail ?

Je vous dois une explication : qu’est-ce qu’une rebêche ? C’est le fait de presser une deuxième fois les mêmes raisins dans le pressoir, afin d’en extraire tout le jus.
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Dans la suite de mon dernier billet, pour en finir avec ce « pressurage direct* » des vignerons par des gens dont, pour certains, les contours sont flous, j’aimerai que l’on en arrive à en savoir plus sur eux.
On nous demande si souvent de montrer notre travail, de sortir les analyses de nos vins, de se justifier. Et si c’était à eux de le faire ?

Il est si facile de critiquer, de dénigrer un travail. Il est facile de tirer à boulets rouges sur les vignerons et leurs gammes..

Alors Mesdames, Messieurs, prêts à nous dire qui vous êtes vraiment ?
1 Retraité(e),
2 Journaliste pigiste, journaliste,
3 Ecriture au stylo à plume sur papier ?
4 Sur traitement de texte ?
5 Machine à écrire ?
6 Pas pro de l’écriture alors quel est votre travail réel ?
7 Votre degré de connaissance dans le métier de vigneron ?
8 Votre degré de connaissance dans le vin ?
9
le vin : un hobby ?
10 Combien de visites dans les vignobles ?
11 Combien d’amis vignerons ?
12 Manichéen avec des idées arrêtées ?
13 Curieux : on en apprend tout au long de sa vie ?
14 Combien de dégustations ? Pros ou non ?
15 Payez-vous vos échantillions ?

Voilà, vous pouvez répondre dans les commentaires, sur les réseaux sociaux ou sur vos blogs. Mais en fait, dans les commentaires c’est bien mieux, ça permettra de tout centraliser..

Dans l’attente de vos réponses qui seront autant de plaisir de lire encore, surtout pour nous autres, petits vignerons.

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pressurage direct* : ramasser les raisins et les presser dans la foulée, avec ou sans rebêche

Bienvenus à l’école, surtout dans sa cour..

Ou « les joies des réseaux sociaux ».. Ou encore « dégaine, t’as ta chance ! » Ça se défoule, ça défourraille à tout va !.. Comme le dit si bien une amie vigneronne « Y’a vraiment un truc dans l’air en ce moment et c’est pas du pollen. T’écris un truc, tu te fais exploser. Qui veux encore donner son avis ? »

Que je vous explique, parce que, vous qui me lisez, vous ne connaissez peut-être pas ce double landerneau : celui du vin et celui des réseaux sociaux. Je ne vous parlerai d’un seul réseau, celui sur lequel je suis le plus active : facebook.

Pour vous expliquer en 2 mots, facebook est un microcosme à lui tout seul, un vrai réseau social. J’y suis en contact avec beaucoup de nos clients, professionnels surtout, mais particuliers aussi.
ODNO-9094aBref un petit monde vivant, grouillant d’infos, de joie de vivre souvent et.. d’engueulades avec noms d’oiseaux aussi.
C’est ce qui s’est passé il y a peu, souvent le même sujet : le vin « nature » versus les critiques et les autres vins. Et vas-y que je « pérempte » et vas-y que j’ai raison et vas-y que « la pauvreté des arguments est si grande.. » etc.

Les plus virulents sont sans doute les blogueurs, les journalistes, les cavistes, professionnels du vin, les amateurs éclairés, qui n’hésitent pas à traiter les autres de tout et rien, surtout rien d’ailleurs, moins que rien même !
Rarement les vignerons et souvent de façon bien plus mesurée : connaissant la somme de travail qu’il faut pour faire un vin, la subjectivité des dégustations, les critiques sont souvent plus dosées (voire sans soufre !).

Et ça dure depuis… longtemps, bien trop longtemps..22_3836y

Maintenant, nous, les vignerons, sommes le plus souvent spectateurs attristés de ces joutes.
Il fût un temps, ou ces joutes verbales arrivaient à monter les vignerons les uns contre les autres, genre :
–  « je fais mieux que toi, je ne mets rien dans mes vins, que du raisin ! »
– « Ha ben oui, c’est bien ça, ton vin a juste le goût de jus de raisin ! »
– « Honte à toi qui filtre et sulfite (même légèrement) ta production ».. et j’en passe et des meilleures.
À tel point que les vignerons « simplement » en bio ne savaient dans quelle case ils étaient, complexés par tant de vérités assénées. Ça, c’était il y a 4-5 ans, le besoin du vin nature de sortir de sa réserve, de sa niche, était immense et virulent. Tout le monde était concerné, chacun y allait de sa vérité, y compris les vignerons..
Ce qui, pour ma part, m’a décomplexé ? Me rendre compte que certains parmi les plus actifs étaient avant en « conventionnel » (avec pesticides, insecticides et tout) et ont du faire face à de graves problèmes de santé à cause de ça.
Ça permet de relativiser.. Et devrait plaider pour de la tolérance, de la pédagogie vis-à-vis de ceux qui n’ont pas franchis le pas..
Et puis, comme tout ce qui va trop loin et s’enlise, ça c’est calmé, tout au moins entre vignerons. Nous sommes entrés, entre nous, dans une ère de compréhension, de soutien aussi. Chacun a trouvé sa place, dans le respect de l’autre. C’est reposant !

Mais c’est sans compter sur les « nouveautés » :

Depuis quelques jours, le crédo c’est la machine à vendanger versus les vendanges à la main, de ce que j’ai compris, n’ayant lu qu’en diagonale (ben oui, pas le temps, trop peu d’intérêt maintenant pour ces manques de tolérances).
Et là, rentre en ligne de compte un facteur que d’aucun oublie : un vigneron gros, petit ou moyen est aussi un chef d’entreprise. Il doit donc à ce titre gérer aussi le côté financier. Rien d’étonnant donc qu’un « gros » fasse des vendanges à la machine, plus économique que du personnel.
En aime-t-il moins ses vignes pour autant ??
Rien n’est moins sûr. De ce que je vois des viticulteurs de Cabrières, ils ont une connaissance de leurs vignes, de leur terre l’aime et en sont fiers. Et vendangent en grande partie à la machine.
Doit-on les mettre au pilori pour ça ?!!

Bref, que retirer de tout ça ?

Vu de l’extérieur, que j’ai toujours malgré les années, ça donne une très piètre image du monde du vin. Une très piètre image de ces gens qui s’insultent. C’est d’autant plus dommageable que pris séparément, ils sont pondérés, souvent adorables et ont beaucoup à nous apprendre..
Vu de l’intérieur, ben oui, au bout de 6 ans, on commence à être de l’intérieur, c’est encore plus dommage.. Pourquoi ? Parce que le vin, si l’on se donne tant de mal pour le faire, ce n’est pas pour le voir black-boulé, black-listé, partagé en chapelles et clochers.

Il y a toutes sortes de vins pour tous et chacun peut y trouver son bonheur ! Un vin de nous plait pas ? Passez votre chemin ou parlez-en en petit comité, rien ne vous en empêche. Heureusement que nous avons ce choix d’aimer ou pas, mais la tolérance est où dans tout ce que j’ai pu lire ?
Pourquoi tenter de vous donner des leçons les uns aux autres et aux vignerons ? Je ne remets pas en cause les écrits en tant que journaliste, professionnel du vin, lecteur,  je respecte trop la liberté, l’indépendance pour ça ! Mais ce sont les commentaires qui en découlent qui sont attristants..
Et ceux qui sont si sûrs de détenir la vérité.

Le vin c’est le partage, c’est les amis, c’est de bons souvenirs à garder. Tout le contraire de ce que vous montrez dans vos écrits. Et surtout, surtout, pour moi qui n’ai pas toujours l’énergie et la santé pour faire tout ce que je voudrais et qui peine si souvent à le faire, même si j’adore, c’est un réel gâchis d’énergie !!

Si vous en avez tant que ça, je vous invite à venir mettre cette énergie au service d’une bonne cause : vendanger une partie de parcelle avec nous pour faire de la Cartagène, au profit d’une association.

Je vais vous dire sincèrement ce que m’inspire ces lectures et vos « joutes » verbales : l’impression d’être dans une cour d’école.. Peut-être un jour verrez-vous fleurir des cuvées au doux nom de « Agathe », « Bille » « Calot », « Boulet » ou « Mammouth » !!
Vous pourriez ainsi aller vous défouler dans la cour en jouant aux quilles billes..

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Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

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Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

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Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

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Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

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Le juteux Cinsault
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Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !