Et si l’on faisait une rebêche ?

Parce que les (raisins) vignerons ont bien été pressés par les écrivains/journalistes/écrivaillons de tout poil, si nous nous posions les bonnes questions à propos de qui est vraiment journaliste, avec sa carte pro ? Qui a déjà fait tout un cycle chez un vigneron ? Qui connait vraiment tous les aspects de notre travail ?

Je vous dois une explication : qu’est-ce qu’une rebêche ? C’est le fait de presser une deuxième fois les mêmes raisins dans le pressoir, afin d’en extraire tout le jus.
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Dans la suite de mon dernier billet, pour en finir avec ce « pressurage direct* » des vignerons par des gens dont, pour certains, les contours sont flous, j’aimerai que l’on en arrive à en savoir plus sur eux.
On nous demande si souvent de montrer notre travail, de sortir les analyses de nos vins, de se justifier. Et si c’était à eux de le faire ?

Il est si facile de critiquer, de dénigrer un travail. Il est facile de tirer à boulets rouges sur les vignerons et leurs gammes..

Alors Mesdames, Messieurs, prêts à nous dire qui vous êtes vraiment ?
1 Retraité(e),
2 Journaliste pigiste, journaliste,
3 Ecriture au stylo à plume sur papier ?
4 Sur traitement de texte ?
5 Machine à écrire ?
6 Pas pro de l’écriture alors quel est votre travail réel ?
7 Votre degré de connaissance dans le métier de vigneron ?
8 Votre degré de connaissance dans le vin ?
9
le vin : un hobby ?
10 Combien de visites dans les vignobles ?
11 Combien d’amis vignerons ?
12 Manichéen avec des idées arrêtées ?
13 Curieux : on en apprend tout au long de sa vie ?
14 Combien de dégustations ? Pros ou non ?
15 Payez-vous vos échantillions ?

Voilà, vous pouvez répondre dans les commentaires, sur les réseaux sociaux ou sur vos blogs. Mais en fait, dans les commentaires c’est bien mieux, ça permettra de tout centraliser..

Dans l’attente de vos réponses qui seront autant de plaisir de lire encore, surtout pour nous autres, petits vignerons.

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pressurage direct* : ramasser les raisins et les presser dans la foulée, avec ou sans rebêche

Bienvenus à l’école, surtout dans sa cour..

Ou « les joies des réseaux sociaux ».. Ou encore « dégaine, t’as ta chance ! » Ça se défoule, ça défourraille à tout va !.. Comme le dit si bien une amie vigneronne « Y’a vraiment un truc dans l’air en ce moment et c’est pas du pollen. T’écris un truc, tu te fais exploser. Qui veux encore donner son avis ? »

Que je vous explique, parce que, vous qui me lisez, vous ne connaissez peut-être pas ce double landerneau : celui du vin et celui des réseaux sociaux. Je ne vous parlerai d’un seul réseau, celui sur lequel je suis le plus active : facebook.

Pour vous expliquer en 2 mots, facebook est un microcosme à lui tout seul, un vrai réseau social. J’y suis en contact avec beaucoup de nos clients, professionnels surtout, mais particuliers aussi.
ODNO-9094aBref un petit monde vivant, grouillant d’infos, de joie de vivre souvent et.. d’engueulades avec noms d’oiseaux aussi.
C’est ce qui s’est passé il y a peu, souvent le même sujet : le vin « nature » versus les critiques et les autres vins. Et vas-y que je « pérempte » et vas-y que j’ai raison et vas-y que « la pauvreté des arguments est si grande.. » etc.

Les plus virulents sont sans doute les blogueurs, les journalistes, les cavistes, professionnels du vin, les amateurs éclairés, qui n’hésitent pas à traiter les autres de tout et rien, surtout rien d’ailleurs, moins que rien même !
Rarement les vignerons et souvent de façon bien plus mesurée : connaissant la somme de travail qu’il faut pour faire un vin, la subjectivité des dégustations, les critiques sont souvent plus dosées (voire sans soufre !).

Et ça dure depuis… longtemps, bien trop longtemps..22_3836y

Maintenant, nous, les vignerons, sommes le plus souvent spectateurs attristés de ces joutes.
Il fût un temps, ou ces joutes verbales arrivaient à monter les vignerons les uns contre les autres, genre :
–  « je fais mieux que toi, je ne mets rien dans mes vins, que du raisin ! »
– « Ha ben oui, c’est bien ça, ton vin a juste le goût de jus de raisin ! »
– « Honte à toi qui filtre et sulfite (même légèrement) ta production ».. et j’en passe et des meilleures.
À tel point que les vignerons « simplement » en bio ne savaient dans quelle case ils étaient, complexés par tant de vérités assénées. Ça, c’était il y a 4-5 ans, le besoin du vin nature de sortir de sa réserve, de sa niche, était immense et virulent. Tout le monde était concerné, chacun y allait de sa vérité, y compris les vignerons..
Ce qui, pour ma part, m’a décomplexé ? Me rendre compte que certains parmi les plus actifs étaient avant en « conventionnel » (avec pesticides, insecticides et tout) et ont du faire face à de graves problèmes de santé à cause de ça.
Ça permet de relativiser.. Et devrait plaider pour de la tolérance, de la pédagogie vis-à-vis de ceux qui n’ont pas franchis le pas..
Et puis, comme tout ce qui va trop loin et s’enlise, ça c’est calmé, tout au moins entre vignerons. Nous sommes entrés, entre nous, dans une ère de compréhension, de soutien aussi. Chacun a trouvé sa place, dans le respect de l’autre. C’est reposant !

Mais c’est sans compter sur les « nouveautés » :

Depuis quelques jours, le crédo c’est la machine à vendanger versus les vendanges à la main, de ce que j’ai compris, n’ayant lu qu’en diagonale (ben oui, pas le temps, trop peu d’intérêt maintenant pour ces manques de tolérances).
Et là, rentre en ligne de compte un facteur que d’aucun oublie : un vigneron gros, petit ou moyen est aussi un chef d’entreprise. Il doit donc à ce titre gérer aussi le côté financier. Rien d’étonnant donc qu’un « gros » fasse des vendanges à la machine, plus économique que du personnel.
En aime-t-il moins ses vignes pour autant ??
Rien n’est moins sûr. De ce que je vois des viticulteurs de Cabrières, ils ont une connaissance de leurs vignes, de leur terre l’aime et en sont fiers. Et vendangent en grande partie à la machine.
Doit-on les mettre au pilori pour ça ?!!

Bref, que retirer de tout ça ?

Vu de l’extérieur, que j’ai toujours malgré les années, ça donne une très piètre image du monde du vin. Une très piètre image de ces gens qui s’insultent. C’est d’autant plus dommageable que pris séparément, ils sont pondérés, souvent adorables et ont beaucoup à nous apprendre..
Vu de l’intérieur, ben oui, au bout de 6 ans, on commence à être de l’intérieur, c’est encore plus dommage.. Pourquoi ? Parce que le vin, si l’on se donne tant de mal pour le faire, ce n’est pas pour le voir black-boulé, black-listé, partagé en chapelles et clochers.

Il y a toutes sortes de vins pour tous et chacun peut y trouver son bonheur ! Un vin de nous plait pas ? Passez votre chemin ou parlez-en en petit comité, rien ne vous en empêche. Heureusement que nous avons ce choix d’aimer ou pas, mais la tolérance est où dans tout ce que j’ai pu lire ?
Pourquoi tenter de vous donner des leçons les uns aux autres et aux vignerons ? Je ne remets pas en cause les écrits en tant que journaliste, professionnel du vin, lecteur,  je respecte trop la liberté, l’indépendance pour ça ! Mais ce sont les commentaires qui en découlent qui sont attristants..
Et ceux qui sont si sûrs de détenir la vérité.

Le vin c’est le partage, c’est les amis, c’est de bons souvenirs à garder. Tout le contraire de ce que vous montrez dans vos écrits. Et surtout, surtout, pour moi qui n’ai pas toujours l’énergie et la santé pour faire tout ce que je voudrais et qui peine si souvent à le faire, même si j’adore, c’est un réel gâchis d’énergie !!

Si vous en avez tant que ça, je vous invite à venir mettre cette énergie au service d’une bonne cause : vendanger une partie de parcelle avec nous pour faire de la Cartagène, au profit d’une association.

Je vais vous dire sincèrement ce que m’inspire ces lectures et vos « joutes » verbales : l’impression d’être dans une cour d’école.. Peut-être un jour verrez-vous fleurir des cuvées au doux nom de « Agathe », « Bille » « Calot », « Boulet » ou « Mammouth » !!
Vous pourriez ainsi aller vous défouler dans la cour en jouant aux quilles billes..

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Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

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Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

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Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

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Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

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Le juteux Cinsault
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Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !

 

Gédéon le pressoir..(il aurait pu s’appeler « Euro » !)

Mais avant tout, parlons peu et parlons raisins..
Il y a un moment que je ne vous ai pas parlé des vignes, tout simplement parce que j’y suis moins allée cette année. Une énorme fatigue, une sorte de « burn-in »..
En partie due à la fibromyalgie : elle m’a rappelé que je ne pouvais plus du tout avoir le même rythme que (Jean) tout un chacun. J’ai oublié de m’économiser, tout en ayant l’impression de le faire..

Trop de travail non stop, trop d’énergie dépensée tous azimuts..
Peut-être aussi trop de passion, bref trop de trop !!

Du coup, j’ai levé le pied, un peu, beaucoup, passionnément. Ça ne veut pas dire que je n’aime plus les vignes, au contraire ! Comme Jean est là et qu’il veille aux grains, j’en profite, tout en assurant toujours les parties commerciale, paperasse, dégustations, etc… Tranquille mimile. Je sais que quand je vais retourner dans cet endroit que j’aime tant, sous peu, j’y retrouverai bonheur et sérénité.

Pendant ce temps, la vigne pousse, pousse pousse et les raisins commencent petit à petit leur véraison. J’aime leur allure de bonbons, ces couleurs qui m’ont tant surprise quand je les ai vu pour la première fois (ben oui, je n’avais jamais réfléchi à la manière dont les raisins murissent).
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Les vendanges arrivent à grands pas !
Et avec elles le travail de cave. Nous avons constaté l’année dernière à quel point notre petit pressoir à cliquet devenait insuffisant par rapport à la nouvelle taille de notre (toujours) petit domaine.
Devant les prix des pressoirs pneumatiques et des nouvelles cuves, que nous ne pourrions acheter, je n’ai pas hésité : le nez à fond dans les papiers, j’ai fait une demande d’aide européenne : accordée !!
Alors oui, souvent je peste contre l’europe, contre son côté technocrate à deux balles qui nous étouffe sous tant de règlements et nous oblige à tant de paperasses et je continuerai à pester contre ses inepties.

Mais là, je souffle, et si nous pouvons changer notre outil de travail, gagner en temps et en praticité, c’est aussi à vous que nous le devons : au moins, nous savons où est allée une partie de vos/nos taxes !! Merci donc à vous aussi 🙂

Je vous le montre ? Il est beau comme un camion !

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Gédéon, ça lui va bien non ?

#VdV84 : Énergie (positive, bien sûr !)

Et dire que j’ai failli passer à côté du thème de Guillaume pour ces #VdV84 ! Et pourtant, l’énergie est tellement importante dans notre vie..
Chacun a sa propre source d’énergie, je parle ici de celle qui vous permet d’avancer avec bonheur, de surmonter les coups de fatigue, de doute, de train-train.
La mienne, je la tiens de la joie intense que j’ai de vivre. Mais pas que..

Après mes déboires médicaux de 2009, les montagnes russes auxquelles j’ai du faire face en terme de douleurs et fatigue, je n’avais plus d’énergie. Rien, nada, queud’, juste un épuisement profond.
J’ai appris, beaucoup, intensément, avec voracité, à retrouver cette énergie perdue. Il m’a fallu du temps et une adaptation qui continue encore actuellement chaque jour. Je ne vis plus comme tout un chacun, je module, je transige avec mon corps. Mais avec maintenant un immense bonheur : celui de me sentir emplie de force, de curiosité, de soif de vie !

J’ai eu, pour ce faire, des alliées de choix, qui me montrent chaque année la force vitale, l’énergie tirée de la terre dont elles font preuve. La vigne est une liane qui a quelque chose de magique dans sa force de récupération.
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Une année elles sont magnifiques et, 15 jours avant les vendanges, les vers de la grappe viennent pondre dans la peau fragile du Cinsault, mettant à mal 40 % de notre récolte. Une autre année, les porquettes (noctuelles), les lapins et les chevreuils se délectent de leur jeunes pousses : qu’importe, la vigne fait le dos rond et des repousses quelques jours plus tard.
Une autre année encore, les sangliers mangent 70 % de notre récolte de Vermentino et chaque année entre 20 à 30 % (à minima) passent entre leurs machoires..
Une autre année encore, la coulure nous fait perdre du Grenache, quand ce n’est pas le vent qui casse les jeunes pousses..

Chaque année apporte son lot de problèmes auxquels il faut faire face. Même et surtout si nous sommes impuissants.
L’année des vers de la grappe, j’ai fini les vendanges de cette parcelle en pleurant, n’en pouvant plus de sentir les grappes s’écraser dans les mains, collées par le sucre. Tout en repensant à la beauté de nos grappes juste avant.. Il a suffit d’une nuit.
Là, je peux vous le dire, d’énergie il n’y en a plus, fondue comme ces grappes.

C’est en souvenir de cette année-là, je crois que c’était 2012 (sous réserve, j’ai une gomme super-efficace dans le cerveau qui efface-en partie- les mauvais souvenirs ), que la cuvée à l’honneur pour ce billet sera notre rosé, Coulée douce..
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Paradoxalement, c’est de ces mêmes vignes, de ces coups du sort que me viennent maintenant l’energie dont je peux faire preuve.
Quand vous voyez une vieille souche mourante vous faire le cadeau d’un petit rejet à son pied l’année suivante, promesse d’une marcotte ou d’une nouvelle souche. Quand vous les voyez, pliées par le vent à en trainer au sol, mais faire toujours des grappes. Quand vous les voyez, dentelle de bois mangée par les bestioles, mais toujours vivantes..
Là, vous vous dites que l’energie n’est pas perdue, jamais.
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Que l’on peut s’adapter, trouver des parades, contourner les obstacles, prendre un temps différent, une échelle de valeurs différentes : qu’importe l’immédiat puisque qu’il est déjà passé ?
Ça, je crois que chaque vigneron l’apprend de ses vignes.

J’ai forcément une énorme pensée aux vignerons dont les vignes ont été touchées par le gel. Et un fort espoir pour que les contre-bourgeons leur permettent une récolte, même petite…

VdV#83 : 100% vigneronne

Après moult péripéties, voyages entre Allemagne, Loire et Paris, j’ai enfin un peu de temps pour venir papoter avec vous ! Parce que le sujet du Président du mois, notre Gégé international, n’est autre que « une cuvée 100% vigneronne » !
J’aurais pu vous parler, en tant que vigneronne, de mon quotidien durant ces 3 dernières semaines : ma visite dans l’énorme salon des vins qu’est Prowein, à Düsseldorf, ses stands géants, mes belles rencontres vigneronnes.
J’aurais pu vous parler de ce sympathique salon auquel j’ai participé dans la Loire, à côté de Gier, mais Fred en parle mieux que moi ici, lui qui s’est mis à la place de la vigneronne que je suis..
J’aurais pu aussi vous parler de ma semaine parisienne, à trainer partout « chien-chien » avec moi. Je ne vous ai pas encore présenté « chien-chien » ? Mon sac-à-dos avec roulettes, idéal pour porter et trainer mes bouteilles de rendez-vous en rendez-vous chez les cavistes et restaurants..
Tout cela fait partie de ma vie de vigneronne. Et pas qu’une petite partie..
Et sont aussi l’occasion de rencontres souvent passionnantes et heureuses, comme durant cette semaine avec le sommelier en chef du Laurent, restaurant étoilé sur les Champs Élysées, dont le cadeau est d’une gourmandise superbe : les meilleurs palmiers que j’ai pu goûter. 12122535_973361936033422_5382884165884156369_n
Ou comme cette caviste qui commercialise aussi des huiles d’olives (avec un orgue à huile magnifique) et qui m’a fait cadeau d’un flacon.

Le sujet, forcément, m’a interpellé et je suis heureuse de pouvoir vous parler de quelques-unes des vigneronnes que j’ai rencontré.
Il y en a maintenant beaucoup, faire un choix est difficile.. Je vais donc vous parler des premières, de celles qui m’ont le plus marqué. Par leur gentillesse, leur simplicité et.. leur pugnacité.
L’une est vigneronne dans les Corbières et l’autre dans le Bordelais.
Toutes les deux font des vins qui leurs ressemblent : francs, droits, vous réchauffant l’âme et le coeur.

Sophie Guiraudon
, vigneronne du Clos de l’Anhel est un petit bout de femme brune, tout comme Corinne Comme, du Château du Champ des Treilles.
Chacune d’elle est passionnante : Corinne lorqu’elle m’explique la biodynamie avec passion, précision et patience (et il en faut !) et Sophie lorsqu’elle parle de son domaine et de ses vins, de sa terre et des amis.
J’ai choisi dans leur gamme leur vins les plus accessibles, les plus gouleyants, les plus simples sans doute aussi.. Ils n’ont pas de bulles, mais aussi « pétillants » que leur créatrice et ça, c’est du top moumoute !!
Du plaisir en bouteille, juste.

Je ne vous en dis pas plus, sauf : bonne dégustation !

 

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Copyright blog de Sophie

 

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Copyright le Figaro vin

 

Et hop ! Mettez-moi ça en bouteille !

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Et voilà, lundi dernier, pour la 6ème fois, nous avons mis tous nos vins en bouteilles.. Une mise par an et 6 cuvées cette année.
Bref, comme dirait l’autre, nos vins sont prêts à partir, et presque prêts à boire.

Pourquoi « presque prêts à boire » ? C’est simple, ils sont comme nous !
Ces derniers jours ont été froids, du coup les vins sont tout recroquevillés dans leur cuve. Les déménager sans préambulle d’un endroit où ils sont à l’aise depuis septembre, où ils ont fait connaissance les uns avec les autres avec les assemblages en janvier, à un endroit étroit, froid et complètement bouché, c’est beaucoup pour eux  !!
Forcément, ça les boulègue..

Il faudra donc leur donner un peu de temps, quelques semaines pour certains et un peu plus pour d’autres, avant qu’ils ne daignent se présenter au mieux.

Comment faisons-nous notre mise ? Avec un camion d’embouteillage, toujours le même et toujours le même chauffeur-technicien adorable et efficace.
Et nos amis-famille, toujours aussi étonnants et époustouflants de gentillesse, d’efficacité et d’humour !
Un merci immense et tellement du fond du coeur à nos Doro et Jacquot, Annick et Jacques, Pat et Daniel, Christian, Francis, Benoit et Daniel, you’re the best !!

mise en bouteille

Cette journée est l’aboutissement concret d’une année de travail, une année de surveillance, tout un challenge.. Des semaines de préparation, un arrêté municipal, des doigts croisés et autres grigris pour ne pas avoir la pluie ou le vent fort et hop : en avant comme en avant !
Tout un budget aussi, c’est pour nous le poste le plus cher de l’année.. mais surtout
nos petits gagnent leur automomie ce jour-là, ils vont pouvoir voler (ou plutôt rouler) de leurs propres ailes et rejoindre vos tables..

Seront présents :
Coulée douce notre rosé, toujours Cinsault et Syrah
Atout pic blanc nouvelle formule, avec : Clairette, Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier. Tout en charme, équilibre et une belle « acidulité », un joli petit gourmand, comme son homologue rouge.
Atout Pic rouge avec un changement : une petite pointe de Grenache qui ne change pas son rôle de petit gourmand de la bande..
Bouteilles à la mer : lui restera dans la cave encore quelques temps, le temps de prendre ses aises. Mais son frère ainé de 2013 est top moumoute prêt !
Pic de Vissou rouge 2014 : il accompagnera notre BAM (petit nom de Bouteilles à la mer) dans son repos, histoire de prendre du grade, mais le 2012 est dans les starting-blocks.
Pic de Vissou blanc 2015 : enfin une quantité presque normale pour notre Pic de Vissou blanc ! Rappelez-vous l’année dernière, les sangliers avaient mangé à peu près 70% de notre Vermentino, et nous en avions eu très peu..
Cette année, nous avons à vous proposer quelques 650 bouteilles de ce bel assemblage de Vermentino, Grenache blanc, Roussanne et Viognier qui font leurs fermentations en barriques.

Pour l’heure, je n’ai pas encore de photo, mais ça ne saurait tarder !

PS : j’allais oublier !  : si vous voulez en savoir un peu plus et m’entendre vous parler de notre petit domaine, c’est sur France Bleu Hérault toute cette semaine ! Un grand merci au sympathique Gilles Moreau pour sa venue.

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crédit photo Gilles Moreau

 

 

L’amour est un liant, la vigne une liane : la vigne c’est de l’amour !

Logique et simple façon d’expliquer cette osmose qui se crée entre le vigneron (pfff, le masculin l’emporte toujours..) et cette plante qui nous passionne, encore et toujours..

La période de la taille est propice à l’étonnement, surtout quand on fait connaissance avec de nouvelles parcelles, ce qui est notre cas cette année. La vigne se montre dans son plus simple appareil, avec le handicap de l’âge parfois, celui des traitements différents aussi..

Depuis 6 ans que nous reprenons des vignes, chaque fois la même sensation, la même surprise devant la vitalité de cette liane..
Nous avons vu des pieds chétifs s’étoffer après les soins apportés, les mises de composts, les rééquilibrages de la terre..

Nous avons vu des pieds mourants avoir des rejetons suffisamment vifs pour prendre le relais, des bras morts remplacés par d’autres, patiemment taillés, attachés : cette plante possède une incroyable force vitale !
Les photos ci-dessous sont prises dans notre petite Syrah, à 4 ans d’intervalle..

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Les pieds sont devenus de beaux, forts et la production s’en trouve augmentée. Pas de quoi fouetter un chat, mais quand même, de 13 à 18 hectos/hectare.

Pareil pour le Grenache qui,  à force de patience et de taille adéquate, a tout d’une belle vigne avec des pieds en vrais gobelets, comme le faisaient les anciens. L’avantage ? Pouvoir abriter un nid en leur coeur et ainsi avoir des oisillons-gloutons qui vont se nourrir d’insectes et autres vers mangeurs de sève de vigne..

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Étonnants aussi ces pieds de Cinsault, plantés en 1970 et qui, malgré leur état, continuent à faire des sarments.. Pour combien de temps encore, je ne sais pas, mais cette dentelle de cep montre à quel point sa résistance est grande !

Comme vous pouvez aussi le voir sur cette photo, travailler au milieu des lampourdes
n’a pas été de tout repos et j’ai passé presque plus de temps à enlever ces « kipiks » de mes gants et vêtements qu’à tailler !! Vivement que là aussi d’autres plantes s’installent et leurs dament le pion..

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L’autre plaisir que nous avons, durant toutes ces années, est de voir à quel point la flore, et avec elle la faune, changent..
De gros lombrics font un beau travail d’aération de la terre, tout un petit peuple vit en ami -ou pas- de nos vignes. Quant à la flore, elle a changé du tout au tout et les chardons qui s’étaient établis en maitres laissent la place aux salades sauvages, poireaux des vignes et au trèfle bitumineux. Ces derniers pas plus facile à cotoyer ou entretenir, mais meilleurs car ils sont le signe d’une terre riche en azote dont les plantes raffolent.

Pendant que je taillais notre nouvelle parcelle de Cinsault, Jean se donne à fond, à coups de débroussailleuse, pioche et sécateur pour transformer notre 1er Cinsault en jardin japonais, ou anglais, ou à la Française..

Bref, la parcelle est magnifique !

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Avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après !

Compte-rendu des #VdV81 : Le vin StarWorld

C’est avec beaucoup de retard, je prie le nouveau Président des VdV du mois de février, André Fuster, de m’en excuser, que je vous présente le résumé du 1er Vendredi du vin de cette année 2016..
Je ne pensais pas déstabiliser les candidats avec sujet tel que le vin StarWorld, un vin que l’on emmène avec soi ou que l’on découvre hors de nos frontières. Fussent-elles régionales ou internationales.

Le premier, qui, tel un super-héros (normal pour un fan de marvel) mieux que Luky Luke, dégaine plus vite que son ombre, c’est Tom. Sur son blog 1098, il nous emmène, via le RER, en avion.
champagne_bereche-300x300Dans sa valise ? 2 styles de bouteilles : « La France, c’est une certaine image à l’étranger :  l’élégance, le luxe, la distinction. Quoi de mieux alors que du Champagne<p>Région et appellation de vin effervescent français.</p> »>champagne pour faire valoir du mieux possible notre image dans le monde ? »
Du champagne, certes, mais pas du très connu : « Alors que si vous dégainez un petit quelque chose qui change, comme un Philipponnat non dosé, un Extra Brut de Laherte ou encore une quille de mon Pierre Charlot préféré ! »
Sa 2ème proposition ? « Le second choix est plus aventureux, et à pour but de montrer que la France sait rester aventureuse, originale et audacieuse ! Pour cela, il se peut qu’un rouge du Languedoc se glisse dans la valise. Mas Jullien, Mas Coris (ça sent la corruption de la Présidente ça) ou encore Léon Barral, je sais qu’avec cela, je surprendrai – en bien – tout le monde, et avec une magnifique découverte à la clé ! »
(J’aime bien faire partie de la France aventureuse, originale et audacieuse -NDL)

Le deuxième est notre président du mois de février, André, qui se remémore, sur son Vitinéraire ses voyages passés, nous parle sans nous en parler tout en en parlant d’un voyage au long cours, avec du vin dedans, du joli vin :  » Alors en première analyse, j’ai d’abord imaginé parler de ce Puligny Montrachet 1er Cru Les Referts (2007), de Jean Marc Boillot.  »
Puis de réfléchir « … j’ai toujours pensé que voyager c’est avant tout rencontrer autrui.
Peut-être que l’Enfer c’est les autres, mais je crois que les autres c’est aussi (surtout ?) la réalité du voyage. Que le vin est un excellent moyen de se rencontrer.  » et c’est tellement vrai !
Bref, d’un vin reçu « Aguirre, un beau Pic Saint Loup du Domaine de la Salade St Henri » à un vin donné « Le Clos Manou (2012) de Françoise et Stéphane Dief, pour le Médoc et en rive droite un Côtes de Castillon : la Cuvée Léonard du Château Beynat d’Alain Tourenne« , d’amis en amis, il démontre que le voyage n’a besoin d’être lointain pour être agréable..

Notre petite troisième, c’est Audrey martinez, alias la Wineista qui a creusé sa mémoire pour nous trouver LE vin « Il faut qu’il représente ma région de cœur. Celle qui m’a vue grandir, qui m’a éveillée aux douces senteurs de garrigue ; le Languedoc. Il doit être accessible, sans être photo-une-VDV-1-1facile, afin de pouvoir ravir des palais et sublimer des mets qui dépassent nos frontières.
Un vin à mon image… » et hop, ce vin c’est…. c’est…. son tout 1er vin : « mon tout premier vin, le tout premier millésime du Domaine La Vivarelle, fruit du travail de plusieurs générations. Madame Rêve rouge 2014 ; un cépage, trois terroirs, une micro cuvée élaborée entièrement à la main, qui invite à la détente« .. Et tout est dit : « Madame Rêve d’archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles… » ! Ne manque plus que la destination..

Notre quatrième participant n’avait pas écrit depuis un petit moment, et c’est toujours un plaisir de donner envie de reprendre le clavier ! Sur son blog « Ah Le Vin-Chroniques d’un jeune poisson dans l’océan du vin« , Yann nous parle des ces « petits » vins qui ont tout d’un grand, surtout dans le partage de l’amitié « …pas le meilleur vin au monde (pour les

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magazines, guides ou dégustateurs connus) mais qui réunit les gens quelque soit leurs origines. Ce type de vin on le trouve partout en France (mes connaissances ne vont aujourd’hui pas vraiment au-delà de cette zone)« . Et nous en cite plusieurs, nous laissant le choix : « Dans le Beaujolais, capitale du vin glouglou, les exemples ne manquent pas (Jean-Gilles Chasselay, Rémy Dufaître ou Anne-Sophie Dubois pour ne citer qu’eux), à Cahors avec Julien Ilbert, en Ardèche avec Christophe Reynouard ou encore Thomas Blard dans sa Savoie natale »
Je suis bien d’accord, le vin et les voyages, c’est du partage d’amitiés, naissantes ou à venir !

La cinquième participante, et moins des moindre puisqu’elle est notre secrétaire émérite Bouchons-visuel-pour-VDV81des VdV, (merci merci merci) c’est Maïlys. Avec le nom de son blog Verywinetrip, easy two fingers in the noise ! Ben non, j’ai réussi à la déstabiliser, mais heureusement elle s’est accroché et à trouvé son idée : « Finalement, en relisant le billet de Véronique, j’ai décidé de me concentrer sur l’idée du « vin que l’on aime faire découvrir«
Et là, paf ! Les vins corses « Sans grande surprise, je dirais que les vins que j’aime le plus faire découvrir à ma famille, mon entourage ou toute autre personne amatrice de vin, ce sont les vins corses. »  et je suis bien d’accord, il y en a de magnifiques..
Et re-paf ! « Le vin jaune, un vin qui prend son temps pour vous séduire. ..il est un autre vin que j’aime bien faire découvrir à mon entourage : le vin jaune du Jura.
 »
Ici « un domaine Geneletti » . Et Maïlys de nous expliquer que ce vin se mérite et c’est tellement vrai ! Il faut prendre le temps, le découvrir à table afin de le soutenir.
Avec un poulet de Bresse à la crème, aux morilles et au vin jaune justement.. Un voyage gustatif 🙂

Notre Sixième participante, Maya m’a donné l’occasion de découvrir son blog, du nom de leur domaine viticole Serpent à plumes. J’ai beaucoup aimé son histoire qui m’a vraiment 5851937amusée. C’est un rappel de l’ouverture du champ des possible que l’on a dans les aéroports : un voyage immobile ! « à force de réfléchir aux quilles que j’ai emmenées en vadrouille, j’ai fini par me rappeler d’une histoire de partage de bouteilles, d’avion, de bagages et de voyage avorté. »
Et de nous raconter qu’un inconnu voulait leur offrir (des fleurs) des bouteilles de vin qu’il avait acheté durant son périple en alsace et qu’il avait oublié de mettre en soute. « Je me dis alors qu’il est vraiment bien tombé, faire une telle proposition à deux buveurs de vin ! Quelle aubaine, pour lui comme pour nous. J’espère juste qu’il a bon goût et je pense à l’autre risque que j’encours : boire un mauvais vin. Puis je me souviens de notre destination : l’Iran. De tous les pays où nous aurions pu aller, il faut que l’on nous fasse une telle offre alors que nous partons dans un endroit où nous ne pouvons pas introduire d’alcool ! »
Vous voulez savoir où sont parties les bouteilles ? Lisez la suite sur ce sympathique blog 🙂

Le dernier participant, et pas des moindre, est Guillaume, dont le nom du blog a, si je ne m’abuse, changé avec sa vie.. Son nouveau nom lui va comme un gant, et il ne me contredira pas « le roumégaïre« .
Comme il le dit lui-même : « Je dois avouer que prendre le contre-pied est un de mes exercices préférés. C’est même une seconde nature. Dites-moi que vous adorez une région, et je m’efforcerai de vous démontrer qu’elle est surcotée, qu’elle se repose sur ses lauriers ou qu’elle décline. bourgogne_2007_mugneret_gibourgDites-moi que vous la détestez, et je me ferai un devoir de trouver un contre-exemple dans ma cave, de vous prouver par a plus b qu’on y fait les meilleurs vins du monde et que les vignerons y ont plus de mérite qu’ailleurs. »
Pour lui, LE vin a emporter avec soi, c’est sans aucun doute  » le vin le plus uniquement français de tous : un simple Bourgogne rouge, en appellation régionale ». Par exemple « un Bourgogne rouge 2007 du domaine Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée), qu’il décrit si joliment « Pour parler du vin proprement dit, ce serait comme d’expliquer le goût d’une orange à quiconque n’en a jamais mangé… Il y a du fruité, mais en retrait ; c’est très floral, mais plutôt sur les fleurs fanées ; les arômes tertiaires apparaissent (encore heureux après 8 ans) ; c’est à la fois très acide et équilibré ; le toucher de bouche est merveilleux, soyeux, délicat ; le tout avec une finale improbablement longue. Le résultat est clairement indescriptible. »

Voilà, il ne me reste plus qu’à laisser le clavier à André, notre Président du mois de février, dont le sujet « Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme » me laisse perplexe..

Merci aux participants et à la vôtre !

 

 

VdV#81 (bis)Pile-poil dans le sujet..

Voilà, après vous avoir écrit mon incompréhension et mon ras-le-bol de la paperasse et des tracas qui en découlent (il fallait que ça sorte, que je vous exprime mon désarroi), je reviens dans le sujet, mon sujet : le vin StarWorld.. 
Pour ce VdV#81, la thématique est : quel vin trouve sa place dans vos valises quand vous partez. Loin ou près, peu importe la distance au final..
Et aussi : quel vin j’aime découvrir ou faire découvrir à mes amis du du bout du monde ?

Vigneronne depuis 6 ans, mais voyageuse depuis.. 35 ans, j’essaie de partir une fois par an sous d’autres cieux. Souvent des cieux iliens et caribéens, mais aussi québécois, de la louisiane, de floridiens, anglais.. etc..

Comment partir sans vin ? Impossible.. Encore plus depuis que l’on en fait !
Nous avons donc toujours dans nos valise au moins une de nos cuvées, comme lorsque nous sommes partis au Québec, ou quand je suis partie aux Saintes. Histoire de les faire découvrir à nos amis et, si l’on peut, à des professionnels.
Comme à Hugo, sommelier d’un restaurant gastronomique de Montréal, ou à Marie, caviste en Guadeloupe, ou à John, autre sommelier d’un resto gastro de la Nouvelle-Orléans..
IMG_1762Mais j’aime aussi en découvrir, comme le Zinfandel découvert dans un bar-à-vin de Nola (petit nom de New-Orleans), ou ce Chardonnay (vin de Genève) bu chez nos amis de Statia.
Evidemment, sur ce petit bout de Caraïbes hollandais de 4km sur 7, il n’y a pas beaucoup de choix de vins. Ils sont pour la plupart selon les standars américains, viennent du Chili, Argentine, ou parfois de France.
De gros négociants. Rien de bien folichon.

Ce que j’aime le plus dans ces vins de voyages, c’est arriver à dénicher, quand c’est possible, des pépites, des curiosités.. Déguster des vins étonnants comme le « vin » de tomates québécois -je mets vin entre guillemets, car pour moi ce n’en est pas, le vin étant issu de raisiClos-Marie_Simon_61340ns exclusivement-  : rien ne rappelle la tomate, c’est fruité, goûteux, surprenant..

Mais j’aime aussi retrouver mes marques comme cette surprise agréable : la cuvée Simon du Clos Marie dans le restaurant gastronomique « Stella! » de Nola..
C’est dans ce restaurant que j’ai fait mon plus beau voyage vinique international : les vins du monde, en accord mets-vins sur le menu découverte. La mondialisation dans ce qu’elle a de plus positif !

Il y a aussi les vins que l’on rencontre au détour d’une dégustation, comme lors de notre off De chemin en pistes avec les vins de plusieurs régions de France et les vins d’Agnes Lovecka, de Slovaquie, notamment les vins orange..
Comme sans nul doute, ceux que j’aurais le plaisir de déguster lors de notre autre off « Hors Pistes » que nous sommes 2 vigneronnes à organiser pendant Vinisud, les 14 et 15 février prochains. Jo Pithon, Vincent Caillé, Jean-Philippe Padié, Isabel Fonquerle, Estelle et Cyrille Bongiraud de Serbie, sont quelques un des vignerons qui nous font le plaisir de venir. La liste complète devrait être bouclée sous peu..

Mais tout ça au final ne fait que conforter une sensation : mon palais devient régional, nos vins chantent notre soleil, notre garrigue et quand il n’y en a pas, ça me manque !
Et j’ai encore tellement de vins encore à découvrir ne serait-ce qu’ici, en Languedoc..

Ce qui ne m’empêchera pas de vous présenter un tout petit domaine perdu de l’autre côté de l’atlantique lors de mes prochaines vacances..
Rendez-vous en avril !