Travaux d’hiver..

..Et variés.  Comme chaque hiver, le temps de la pré-taille et de la taille est presque fini. On attend patiemment que la pluie cesse, en croisant fort fort les doigts.. et les orteils !!

Pourquoi ? Parce que l’année dernière on a vu notre petit pont entre 2 parcelles s’écrouler et on a dû le refaire. Et que, depuis plusieurs années, de grosses ravines se forment à cause de ces grosses pluies..
Faire et défaire c’est toujours travailler dit-on, certes, mais là c’est du plus plus en souci et en sou sous !

 

Donc les photos sont prises avant les réparations, les ravines sont maintenant comblées, mais avec cette pluie..

Voilà pour les nouvelles des vignes.. Wait and see ou Wet and sea !

Pour les nouvelles de nos relais, nous sommes heureux d’avoir un nouvel étoilé dans notre liste : la « Scène Thélème » à Paris, après juste 5 mois de vie. Félicitations au chef Pierre Rigothier, à Daniel le sommelier en chef qui nous a fait le plaisir de prendre notre Atout pic rouge lors de l’inauguration. Et de me dire qu’on leur a porté chance !

Il nous avait aussi fait le plaisir d’une visite dans les vignes lorsqu’il officiait au « Laurent« , restaurant fidèle à nos vins depuis quelques années et dont le Chef sommelier Ghislain est d’une gentillesse à toute épreuve. On peut regretter sincèrement que cette adresse emblématique des Champs Élysées, n’ait pas eu une étoile de plus. Son chef Alain Pégouret faisant des merveilles en cuisine..

Bravo aussi à Jacky Ribault du joli restaurant « Qui plume la lune » qui garde son étoile et à Thomas, son sommelier qui nous font confiance. À Jérôme Nutile qui garde également la sienne dans son beau mas de Nîmes, au « Nutile » et merci à Gabriel son sommelier de nous faire une place sur sa belle carte des vins.
Merci aussi aux autres restaurateurs car, même sans étoile, ils vous (et nous) régalent avec de beaux produits et aiment les artisans qui les font. Pour les découvrir, c’est là.

Grande nouveauté cette année : nos étiquettes font peau neuve et nous espérons qu’elles vous plairont.. Nous avons beaucoup testé, affiné, resserré nos choix et sommes arrivés à un résultat dont nous sommes plutôt contents.. Enfin, pour le dire plus simplement, on est d’accord ! 🙂
Découverte dans J-38 , notre mise en bouteilles ayant lieu le 24 mars cette année (on a le temps d’avoir les mouillettes de stresser en approchant de la date..)

Belle et bonne année !

Il est plus que temps de vous présenter nos voeux, à ma manière.. Sans chichi, en une seule prise, de mon téléphone portable. Rien de très professionnel, mais avec mon coeur.
Du milieu des vignes hier, par un matin venteux et froid. Avec un soleil aussi timide que moi..
Qui dit vent dit bruit..
C’est une vidéo spontanée, comme vous pourrez le constater !

Excellente année à vous !

Full sentimental..

La semaine dernière, nous avons arraché pour la première fois une parcelle. Avec tristesse et à regret. Un vieux Cinsault fatigué et tellement peu productif .
Mais une vigne quand même..

Nous l’avons acheté il y a un an et demi, vous me direz que c’est peu pour s’attacher à une parcelle..Ben non en fait. Parce que les souches nous les travaillons une à une, et, de souche en rangées, c’est toute la parcelle que nous bichonnons. Que nous adoptons avec la vue qu’elle nous donne, ce nouveau regard sur les autres.

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Nous lui avons fait une analyse de terre, apporté ce qu’il faut pour la rééquilibrer. Tout en sachant, évidemment, que ça ne se fait pas en 1 ou 2 ans..
Je lui ai fait une taille reposante l’hiver dernier, histoire de ne pas tirer trop sur les quelques forces qui lui restaient.

Il était amusant, nous faisant croire à une belle production lorsqu’on le longeait de la route ! Pareil sur tout son pourtour : une jolie petite production, pas exhubérante, mais bien présente.
Mais ça, c’était pour l’image, pour la photo.. Au fur et à mesure que nous entrions au milieu et au fond de la parcelle, plus aucun raisin. Rien, keud’, nada..
Des pieds morts ou moribonds à coeur fendre.

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Nous avons donc pris la décision de l’arracher, en se disant que nous avions essayé de le sauver. J’y ai cru, au vu d’autres parcelles qu’on nous avait conseillé d’arracher mais que nous avons choisi de garder. Bon an mal an, leur production augmente petitement. Comme nous sommes de toutes façons sur des rendements faibles, elles nous vont bien, au vu de leur grand âge : dans les 65 ans.

Celle-ci n’était pas si vieille, pas encore 50 ans..
Bref, Jean est allé assister à son arrachage, me disant : « c’est un peu comme aller à un enterrement ». Toutes proportions gardées bien sûr.
Voir les souches voler derrière le tracteur comme de vulgaires fêtus de paille, je n’ai pas pu.

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Alors oui, certains me diront que ce n’est qu’un outil de travail, que son rendement était dérisoire et contre-productif, certes.
D’autres me diront qu’il y a pire, certes aussi.
Évidemment je sais ça, nous savons ça.
Mais voilà, notre attachement à ce domaine que nous avons créé, fait grandir, amélioré est tel que ce genre de décision est prise à reculons et pas facile à réaliser.

Parce qu’on se dit toujours qu’on aurait peut-être pu le sauver, par respect pour ce qu’il a donné avant. Par amour de cette plante.

La terre de cette parcelle va se reposer, s’enrichir avec les plantes que nous sèmerons dans l’attente de recevoir une nouvelle vigne un jour..

Mais bon, là, tout de suite, je suis en mode Full Sentimental !

Comme un parfum d’automne..

Et ce parfum est notre N°2, la Cartagène que nous avons laissé vieillir tranquillement en cuve depuis les vendanges 2015. Nous l’avons mise en bouteille le week-end dernier, elle est donc disponible pour vos cadeaux de fin d’année !

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Nous avons fait ça entre amis, à l’ancienne, durant une journée très convivale. Comme la Cartagène !
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Pour notre Parfum du Sud n°2, nous avions vendangé des raisins surmûris de Grenache blanc et de Roussanne. Ses notes sont toutes d’écorce d’orange confite, de mandarine et d’orange amère (mais pas trop..).

À boire toujours très frais…

Pour le reste des vins, nos petits sont passés du stade embryonnaire et bouillonnant des fermentations alcooliques, à celui de bébés gazouillants des fermentations malolactiques.
Ils sont maintenant presque tous au propre, à l’abri dans leurs cuves et barriques, pour passer un hiver douillet.
Les vinifications ont été aussi longues que les vendanges ont été courtes !!

Pendant que le chai arrive dans sa phase de sommeil hivernal, nous venons à votre rencontre pour faire nos gammes..

Je serai à Paris la semaine prochaine, pour 2 dégustations :
Le 18 novembre au Lieu du Vin chez notre ami Philippe Cuq de 17 à 21 h
Le 19 novembre chez la sympathique Sophie, dans son « Chai Sophie » de 11 heures à 13h et de 17h à 19h.

Et nous serons à Montpellier
Le 23 novembre, chez Dominique, au Trinque Fougasse O’Nord
Le 24 novembre, mais chez Mathieu cette fois-ci, au Trinque Fougasse O’Sud !

Save the date, à tout bientôt !!

Et si l’on faisait une rebêche ?

Parce que les (raisins) vignerons ont bien été pressés par les écrivains/journalistes/écrivaillons de tout poil, si nous nous posions les bonnes questions à propos de qui est vraiment journaliste, avec sa carte pro ? Qui a déjà fait tout un cycle chez un vigneron ? Qui connait vraiment tous les aspects de notre travail ?

Je vous dois une explication : qu’est-ce qu’une rebêche ? C’est le fait de presser une deuxième fois les mêmes raisins dans le pressoir, afin d’en extraire tout le jus.
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Dans la suite de mon dernier billet, pour en finir avec ce « pressurage direct* » des vignerons par des gens dont, pour certains, les contours sont flous, j’aimerai que l’on en arrive à en savoir plus sur eux.
On nous demande si souvent de montrer notre travail, de sortir les analyses de nos vins, de se justifier. Et si c’était à eux de le faire ?

Il est si facile de critiquer, de dénigrer un travail. Il est facile de tirer à boulets rouges sur les vignerons et leurs gammes..

Alors Mesdames, Messieurs, prêts à nous dire qui vous êtes vraiment ?
1 Retraité(e),
2 Journaliste pigiste, journaliste,
3 Ecriture au stylo à plume sur papier ?
4 Sur traitement de texte ?
5 Machine à écrire ?
6 Pas pro de l’écriture alors quel est votre travail réel ?
7 Votre degré de connaissance dans le métier de vigneron ?
8 Votre degré de connaissance dans le vin ?
9
le vin : un hobby ?
10 Combien de visites dans les vignobles ?
11 Combien d’amis vignerons ?
12 Manichéen avec des idées arrêtées ?
13 Curieux : on en apprend tout au long de sa vie ?
14 Combien de dégustations ? Pros ou non ?
15 Payez-vous vos échantillions ?

Voilà, vous pouvez répondre dans les commentaires, sur les réseaux sociaux ou sur vos blogs. Mais en fait, dans les commentaires c’est bien mieux, ça permettra de tout centraliser..

Dans l’attente de vos réponses qui seront autant de plaisir de lire encore, surtout pour nous autres, petits vignerons.

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pressurage direct* : ramasser les raisins et les presser dans la foulée, avec ou sans rebêche

Bienvenus à l’école, surtout dans sa cour..

Ou « les joies des réseaux sociaux ».. Ou encore « dégaine, t’as ta chance ! » Ça se défoule, ça défourraille à tout va !.. Comme le dit si bien une amie vigneronne « Y’a vraiment un truc dans l’air en ce moment et c’est pas du pollen. T’écris un truc, tu te fais exploser. Qui veux encore donner son avis ? »

Que je vous explique, parce que, vous qui me lisez, vous ne connaissez peut-être pas ce double landerneau : celui du vin et celui des réseaux sociaux. Je ne vous parlerai d’un seul réseau, celui sur lequel je suis le plus active : facebook.

Pour vous expliquer en 2 mots, facebook est un microcosme à lui tout seul, un vrai réseau social. J’y suis en contact avec beaucoup de nos clients, professionnels surtout, mais particuliers aussi.
ODNO-9094aBref un petit monde vivant, grouillant d’infos, de joie de vivre souvent et.. d’engueulades avec noms d’oiseaux aussi.
C’est ce qui s’est passé il y a peu, souvent le même sujet : le vin « nature » versus les critiques et les autres vins. Et vas-y que je « pérempte » et vas-y que j’ai raison et vas-y que « la pauvreté des arguments est si grande.. » etc.

Les plus virulents sont sans doute les blogueurs, les journalistes, les cavistes, professionnels du vin, les amateurs éclairés, qui n’hésitent pas à traiter les autres de tout et rien, surtout rien d’ailleurs, moins que rien même !
Rarement les vignerons et souvent de façon bien plus mesurée : connaissant la somme de travail qu’il faut pour faire un vin, la subjectivité des dégustations, les critiques sont souvent plus dosées (voire sans soufre !).

Et ça dure depuis… longtemps, bien trop longtemps..22_3836y

Maintenant, nous, les vignerons, sommes le plus souvent spectateurs attristés de ces joutes.
Il fût un temps, ou ces joutes verbales arrivaient à monter les vignerons les uns contre les autres, genre :
–  « je fais mieux que toi, je ne mets rien dans mes vins, que du raisin ! »
– « Ha ben oui, c’est bien ça, ton vin a juste le goût de jus de raisin ! »
– « Honte à toi qui filtre et sulfite (même légèrement) ta production ».. et j’en passe et des meilleures.
À tel point que les vignerons « simplement » en bio ne savaient dans quelle case ils étaient, complexés par tant de vérités assénées. Ça, c’était il y a 4-5 ans, le besoin du vin nature de sortir de sa réserve, de sa niche, était immense et virulent. Tout le monde était concerné, chacun y allait de sa vérité, y compris les vignerons..
Ce qui, pour ma part, m’a décomplexé ? Me rendre compte que certains parmi les plus actifs étaient avant en « conventionnel » (avec pesticides, insecticides et tout) et ont du faire face à de graves problèmes de santé à cause de ça.
Ça permet de relativiser.. Et devrait plaider pour de la tolérance, de la pédagogie vis-à-vis de ceux qui n’ont pas franchis le pas..
Et puis, comme tout ce qui va trop loin et s’enlise, ça c’est calmé, tout au moins entre vignerons. Nous sommes entrés, entre nous, dans une ère de compréhension, de soutien aussi. Chacun a trouvé sa place, dans le respect de l’autre. C’est reposant !

Mais c’est sans compter sur les « nouveautés » :

Depuis quelques jours, le crédo c’est la machine à vendanger versus les vendanges à la main, de ce que j’ai compris, n’ayant lu qu’en diagonale (ben oui, pas le temps, trop peu d’intérêt maintenant pour ces manques de tolérances).
Et là, rentre en ligne de compte un facteur que d’aucun oublie : un vigneron gros, petit ou moyen est aussi un chef d’entreprise. Il doit donc à ce titre gérer aussi le côté financier. Rien d’étonnant donc qu’un « gros » fasse des vendanges à la machine, plus économique que du personnel.
En aime-t-il moins ses vignes pour autant ??
Rien n’est moins sûr. De ce que je vois des viticulteurs de Cabrières, ils ont une connaissance de leurs vignes, de leur terre l’aime et en sont fiers. Et vendangent en grande partie à la machine.
Doit-on les mettre au pilori pour ça ?!!

Bref, que retirer de tout ça ?

Vu de l’extérieur, que j’ai toujours malgré les années, ça donne une très piètre image du monde du vin. Une très piètre image de ces gens qui s’insultent. C’est d’autant plus dommageable que pris séparément, ils sont pondérés, souvent adorables et ont beaucoup à nous apprendre..
Vu de l’intérieur, ben oui, au bout de 6 ans, on commence à être de l’intérieur, c’est encore plus dommage.. Pourquoi ? Parce que le vin, si l’on se donne tant de mal pour le faire, ce n’est pas pour le voir black-boulé, black-listé, partagé en chapelles et clochers.

Il y a toutes sortes de vins pour tous et chacun peut y trouver son bonheur ! Un vin de nous plait pas ? Passez votre chemin ou parlez-en en petit comité, rien ne vous en empêche. Heureusement que nous avons ce choix d’aimer ou pas, mais la tolérance est où dans tout ce que j’ai pu lire ?
Pourquoi tenter de vous donner des leçons les uns aux autres et aux vignerons ? Je ne remets pas en cause les écrits en tant que journaliste, professionnel du vin, lecteur,  je respecte trop la liberté, l’indépendance pour ça ! Mais ce sont les commentaires qui en découlent qui sont attristants..
Et ceux qui sont si sûrs de détenir la vérité.

Le vin c’est le partage, c’est les amis, c’est de bons souvenirs à garder. Tout le contraire de ce que vous montrez dans vos écrits. Et surtout, surtout, pour moi qui n’ai pas toujours l’énergie et la santé pour faire tout ce que je voudrais et qui peine si souvent à le faire, même si j’adore, c’est un réel gâchis d’énergie !!

Si vous en avez tant que ça, je vous invite à venir mettre cette énergie au service d’une bonne cause : vendanger une partie de parcelle avec nous pour faire de la Cartagène, au profit d’une association.

Je vais vous dire sincèrement ce que m’inspire ces lectures et vos « joutes » verbales : l’impression d’être dans une cour d’école.. Peut-être un jour verrez-vous fleurir des cuvées au doux nom de « Agathe », « Bille » « Calot », « Boulet » ou « Mammouth » !!
Vous pourriez ainsi aller vous défouler dans la cour en jouant aux quilles billes..

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Le lièvre et la tortue..

Fable que vous connaissez tous : cette année, nos vignes ont été une fois tortue puis lièvre, nous obligeant à puiser dans nos réserves, à chercher notre 2ème souffle..
Un peu de répit pour vous tenir au courant de nos vendanges qui ont commencé lundi 5 septembre et se sont finies mardi 13, soit très exactement… 7 jours !!

De l’intense, du dense, de l’épuisant, du beau, du rare et du qualitatif..

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Du jamais vu, de notre courte mémoire de vignerons, ce ne sont que nos 7èmes vendanges, mais aussi semble-t-il de mémoire plus longue d’amis vignerons.

Une drôle d’année, pendant laquelle les vignes ont joué à la tortue pour finir en lièvre, nous laissant épuisés, mais, malgré tout, heureux !
Tortue parce que les maturités ont tardé à venir, entre un printemps très pluvieux et un été d’une sécheresse, chaleur et longueur impressionnantes.
Lièvre parce qu’ensuite tout a mûri en même temps, nous obligeant à jongler entre les jours de vendanges et les jours de repos… vendanges !!

Nous venons de passer 7 jours de folie, nous levant à 4h30 pour être sur le « pont de notre bateau » à la fraiche, choisissant la veille pour le lendemain les parcelles à ramasser. Je n’ai jamais autant croquer de raisins pour me rendre compte des maturités.
Et je n’ai jamais eu autant de goûts de noisette, de fruits secs, en croquant les pépins.. !20160906_085317

Heureusement, nous avons eu une équipe de folie, des jeunes bosseurs avec qui nous avons pu ramasser 2 parcelles certains jours. Des warriors de l’épinette, de l’égrappoir et du tri 🙂
(NB : bien préciser aux vendangeurs qu’ils ne sont pas là pour aider (!) -dixit une qui nous a lâché en route..- mais pour travailler.)

Notre fidèle Kreyer a bossé au même rythme pour refroidir les jus de raisins ramassés par 36° parfois ! Il a fallu tenir le choc en cave aussi, avec toutes les cuves pleines en même temps, les délestages, remontages, débourbages et pigeages nécessaires pour donner le meilleur de notre récolte.

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Notre Syrah du haut

Heureusement, Jean était aussi en mode warrior, guerrier de la pompe et des manches, des drapeaux, des raisins, des rafles et …tout et tout !

Et au milieu de toute cette précipitation, rapidité et mûrissement à donf’, Monsieur Cinsault, lui, a pris son temps, bloquant sa maturité un moment, nous laissant un peu de marge pour le ramasser en dernier.. juste avant les pluies orageuses prévues et qu’il aurait difficilement pu supporter avec sa peau fragile, sa nudité (même plus de feuilles de vigne !).

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Notre Cinsault du bas

En terme de récolte, avec cette sécheresse, c’est presque 30% de moins, selon les cépages, comme chez beaucoup cette année..
Mais une belle qualité de raisins : sains, petits mais costauds, leurs jus sont concentrés sans extraction forte, joliment goûteux et prometteurs.

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Le juteux Cinsault
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Les beaux blancs

La pouponnière est pleine, à nous de bien faire grandir tous les petits, avec des surprises à venir.. !