Noël de glass

Avez-vous déjà fait vos cadeaux de fin d’année pour vos  amis amoureux du vin ? Pour votre tante Hortense ou votre oncle Anatole qui picolent ?
Pour votre Mamour unique et préféré qui aime les vins frais ?

Savoir bien accompagner les vins de vignerons-artisans comme nous est important. Apprendre à les ouvrir, les découvrir, les sentir, les dorloter de façon à prolonger leur vie au mieux  pour le plus de plaisir possible..
Je vous parle ici de nos vins les plus âgés, ceux que l’on met sur les rayonnages de notre chai et de nos relais lorsqu’ils sont prêts. Ceux qui ont besoin de temps pour être droits dans leur bouteille et pour donner le meilleur..

Nos petits jeunots, ceux de l’année, se donnent pratiquement toujours tout de suite. Pas de pudeur, en avant comme en avant !

Il reste que nos vins sont comme des personnes, comme vous, comme nous : parfois ils font la tête, se renferment, boudent et sont mal lunés. Parfois au contraire ils sont explosifs, joyeux, entiers et heureux !

C’est pourquoi il ne leur faut pas n’importe quel verre..
J’ai mis du temps à me rendre compte de l’importance de la verrerie, me disant, comme nous tous « un verre à vin est un verre à vin ». Me demandant quel est l’intérêt de faire des verres spécifiques aux différentes régions.
Et puis, de dégustation en dégustation, de test en test, je peux vous promettre qu’il y a des différences. Non négligeables souvent..

Après avoir commencé avec les petits vieux de l’INAO, ceux qui datent vraiment mais sont pratiques parce qu’ils passent au lave-vaisselle*, la différence est nette lorsqu’on monte en gamme !
De Speigelau à Reidel en passant par Schott Zwiesel, L’atelier du vin ou encore Chef&ommeliers, le choix est vaste..

J’ai testé il y a peu les Spiegelau Authentis, pour vin rouge et vin blanc.verre-cristal-bourgogne-authentis-400x400
Ne voulant pas les tester seule et ayant envie d’avoir l’avis d’un professionnel, j’ai profité d’une dégustation de nos vins au Domaine de Verchant.
Je les ai donc testés avec Kévin, le jeune et sympathique sommelier de ce bel endroit.

Spiegelau, christal vayssiere

Leur prise en main est très agréable, avec un pied haut, mais un bel équilibre. D’où une facilité de manipulation.
Leur forme assez ventrue permet au vin de bien circuler et l’ouverture du col est bien étudiée : les arômes ne « s’envolent » pas tout de suite, mais ne sont pas non plus trop captifs.
Nous les avons testés sur des vins jeunes 2016, puis des cuvées moins souples de 2014, et enfin sur nos « papés » de 2013.

Les blancs passent bien, s’offrent avec plaisir et en douceur.

Pour nos cuvées en rouge, de nettes différences sont apparues :
– trop fermés pour notre jeune Atout Pic qui sont sans pudeur ni complexité, les verres ne leur ont pas permis de s’ouvrir simplement, mais ont eu tendance à les étouffer

– Plutôt bien par contre pour Bouteilles à la mer 2014, le sérieux de la bande chez nous : profond et complexe, droit et ample, il s’est trouvé à l’aise et nous a donné presque tout de suite son meilleur profil

– Vraiment bien pour Pic de Vissou 2013, lui laissant le temps de faire le tour de son verre, de se faire attendre, tout en donnant un peu à « voir » au nez.

De notre avis, des verres plutôt pour vins de garde, agréables à utiliser avec une fine et belle prise en main..

C’est juste un tout début de liste, une idée de chouette cadeau que vous pourrez trouver sur le site de ces beaux verres à vins en Cristal.
Je suis sure que, tout comme moi, vous prendrez plaisir à naviguer entre Daum, Laligue, Baccarat et autres beaux cristaux 🙂

*Ne faites surtout pas cette bêtise avec de beaux verres, lavage à la main sous l’eau chaude sans détergent et torchon propre de rigueur !

 

Mon cri du coeur, aux couleurs de Noël, en rouge et blanc

À contre-pied du « Black friday » qui fait florès sur les réseaux socieux, radios et autres supports médiatiques,  nous répondons par un « Red-tout-le-temps » et un « White-tout-temps« .  Parce que nous sommes des artisans, que nos vins se bonifient en vieillissant, que nos prix ne changent pas souvent – et pas sur les millésimes anciens- que notre passion remplit toujours nos bouteilles.


Nous avons besoin de vous pour continuer notre aventure. Comme depuis nos débuts. Nous avons besoin de savoir que vous vous régalez avec nos vins, que vous passez des moments heureux, bien loin de ce « Vendredi noir« ..
Traduit en français, ça fait tout de suite moins joyeux hein ?
Vous voulez en savoir plus sur les origines de ce vendredi noir ? C’est ici, ce que j’ai trouvé de plus fouillé et clair.

Pourquoi devrions-nous céder à cette mode anglo-saxonne que les commerçants veulent nous voir adopter à l’instar d’halloween ? Pour faire de bonnes affaires ? Nous avons déjà les soldes d’hiver.
Pour nous faire dépenser plus, ça, c’est sûr.. Et si l’on décidait de dépenser comme nous le souhaitons et pas en fonction de modes ?
La recherche des « toujours plus petits prix », dont nous sommes tous victimes un jour ou l’autre, fait tourner la tête : de soldes en promotions, de destockage en toujours moins cher, nous avons déjà de quoi faire. Pourquoi rajouter ce jour ?

Vous le comprendrez aisément, pour nous artisans, petits vignerons, il est très dur de s’arc-bouter contre ce genre de matraquage publicitaire. Et pourtant, avons-nous le choix ?
Non, vraiment non ! Nos prix sont calculés au plus juste pour que notre activité soit rentable et que nous puissions vous proposer un rapport prix/plaisir le plus juste possible. Nous ne comptons pas nos heures, un coup dans les vignes, un coup sur la route ou dans le train, ou encore la tête dans la paperasse.

Nous ne comptons pas nos heures pour que dans notre coin de nature, il y ait toujours de la faune sauvage, que la flore s’y réinstalle. Être à l’écoute de ces pieds de vigne que l’on bichonne l’un après l’autre.
Pas de mécanisation, tout à la main, pour notre plaisir, mais aussi notre volonté d’avancer vers plus d’échange entre plantes : celles que l’on pourrait planter pour qu’elles soient les engrais verts de nos parcelles.

Nous ne comptons pas nos heures pour vous trouver des relais qui soient à notre image : indépendants, passionnés, au juste prix. La liste est ici et .

Nous ne comptons pas nos heures pour nous dépatouiller de cette paperasse toujours plus envahissante, plus rigide et plus « dématérialisée » ( à nous les login et mot de passe à n’en plus finir !).

Bref, vous l’aurez compris, travailler en bio et tout à la main à un coût. Imcompressible.
Êtes-vous prêts à nous suivre dans cette voie ardue, mais si pleine de passion ?
Êtes-vous prêts à retrouver cette passion dans nos bouteilles ?

Nous l’espérons de tout coeur ! Et puis, les couleur de Noël sont le rouge et le blanc, non ? 😉

Notre boutique est ici aussi 🙂

Écologie, vous avez dit écologie ?

Parce qu’on en parle tellement, elle est souvent à toutes les sauces. Et si je vous donnais ma traduction de l’écologie ? Dans sa globalité et plus si affinités..
On lit beaucoup de choses sur l’écologie, beaucoup trop même.. Chacun se fait son idée, qu’elle soit à courte vue n’a pas d’importance. Qu’il n’y ait pas derrière de connaissance réelle non plus d’ailleurs.. Hors, peut-on sortir l’écologie de son écho-système, de son tout ?

N’est-ce pas une certaine écologie, un « certain respect » voulu, légitime parfois, des animaux qui mène à l’extrême : ne pas vouloir boire d’un vin parce que le vigneron oeuvre avec un cheval de trait dans ses vignes ? J’en parlerai dans un prochain billet. Beaucoup de questions qui se mélangent, s’entre-mêlent et finissent en boulgui-boulga à la Casimir !

Reprenons donc du début : Définition de l’écologie. Etymologie : du grec « oikos », maison et « logos », science, connaissance. L’écologie est la science qui étudie les milieux et les conditions d’existence des êtres vivants et les rapports qui s’établissent entre eux et leur environnement, ou plus généralement avec la nature.

Donc, si vous habitez dans le sud de la France, que vous trouvez une tortue d’Hermann dans la garrigue, ne la prenez pas en vous disant « La pauvre, elle s’est perdue, je vais la garder et prendre soin d’elle ». Non, là vous n’êtes pas écologiste du tout.
La garrigue est son habitat, vous lui enlevez donc sa liberté, sous prétexte de « sauver un animal en danger »..
Cette histoire est vraie et symptomatique d’une écologie qui oublie ses fondamentaux.

De même, quand vous trouvez un hérisson dans votre jardin, il n’a pas besoin de vous. S’il y est venu et qu’il y reste, c’est parce qu’il a trouvé tout ce qui lui faut : des feuilles mortes ou tas de bois pour hiberner, des limaces, escargots et insectes à profusion.

L'un de nos hôtes cet été..
Le hérisson sauvé de la noyade cet été et vivant dans notre jardin.

Il n’a donc pas besoin de cabane, de croquettes pour chat ou chien (que d’ailleurs il sait trouver tout seul). En bref, il n’a pas besoin de vous, juste d’un espace de liberté qui peut être votre jardin.
C’est juste pour vous faire toucher du doigt la déconnection de beaucoup par rapport à l’écologie.

Pourquoi je vous parle de ça d’un coup comme ça ? Parce que,  sur les réseaux sociaux, quelqu’un a posé la question « à quelques jours de Noël, êtes-vous sapin vrai ou plastique ?« .
Question amenant à l’écologie s’il en est. Et les réponses m’ont surprise, beaucoup. Vraiment.
Parce que nombreux sont heureux et fiers de dire qu’ils prennent un sapin en plastique. Et là, les bras m’en tombent.
Qu’est-ce qui est écologique là-dedans ? Le fait de se dire qu’on n’en achète plus pendant plusieurs années ? Que l’empreinte carbone devient nulle au bout d’un moment ? Qu’au moins des arbres ne sont pas coupés juste pour quelques jours ?..

sapin-de-Noel
Image tirée du site « Le sapin de Noël en Feng Shui »

Du coup je me suis documentée, j’ai cherché et il en ressort qu’il faut 20 ans à un sapin en plastique, fait donc avec du pétrole, énergie fossile épuisable, pour avoir une « empreinte carbone nulle »..
Énergie fossile épuisable, vous lisez bien.. Donc, à l’heure des COP 21 et j’en passe, des personnes persuadées d’être écolos, vous soutiennent que le sapin en plastique est la plus écologique des manières de sauvegarder un bout de planète..

20 ans !! Entre cette durée, le fait de faire travailler des personnes peu payées, avec des conditions de travail si différentes des notres (pour ne pas dire mauvaises), dans des pays lointains avec le transport, bateaux + camions..etc.., en plus, j’ai du mal à comprendre où est l’écologie là ?
N’est-ce pas plus écologique d’acheter un sapin, d’une exploitation française qui aide au développement économique d’une région ? N’est-ce pas mieux de faire pousser des sapins, qui capturent du C02 et relâchent de l’oxygène ? Qui permet de mettre en place un écosystème, d’avoir des zones qui évite les inondations ?
Qui fera du compost une fois utilisé ?
Je vous mets le lien vers « consoglobe » qui répond bien à ces questions..

Alors, certes, on m’a répondu que, « comme toutes mono-cultures, ça produit trop d’azote dans le sol ».. Je dois dire que ça m’étonne car chez nous, en mono-culture de vigne, nos terres manquent régulièrement d’azote.. Comme quoi, généraliser n’est pas toujours bon..

Le mieux est encore de fabriquer un sapin avec du bois de récup’ pour certains. Mais quid de la partie « je permets à des gens de vivre de leur travail ?« .. Cette notion fait-elle partie de l’écologie ? Pour moi oui.. Et pour vous ?

Bref, c’est quoi pour vous l’écologie ??